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et cette augmentation a lieu jusqu'au moment où la température atteint son maximum; alors la tension e»t à son maximum vers une heure ou deux, et le degré d'humidité est à son minimum.
On reconnaît en outre que, dans les mois d'hiver, il n'y a que ce seul maximum et ce seul minimum pour les heures de la journée; mais en été, vers midi, il y a un second maximum de tension, et, entre ce maximum et l'autre, il existe un second minimum, qui est moins hihle que celui du matin. La différence entre le maximum et le minimum de tension diurne ne s'élève pas à. plus d'un millimètre de mercure.
Les localités exercent probablement une grande in* fluence sur ces variations; pour savoir à quoi s en tenir à cet égard , il faudrait un plus grand nombre d'observations que celles que Ton possède déjà. La hauteur des lieux où l'on observe intervient aussi dans les phénomènes. En effet, le matin, à mesure que le soleil s'élève sur l'horizon, le sol s'échauffe, et il existe un courant ascensionnel qui amène des vapeurs dans les régions supérieures; Pair devient donc plus sec qu'il ne le serait sans l'augmentation de température. Ainsi il peut arriver que, dans des régions élevées, l'air devienne plus humide dans le courant de la journée , et que la sécheresse augmente vers le soir, quand les vapeurs s'abaissent dans les plaines; dès lors, il doit exister une certaine hauteur où riiumiditë relative est la même pendant les vingt-quatre heures, puisque, à la surface de la terre, c'est la nuit que l'air est le plus humide.
Il est très-important de noter ces causes d'humidité de l'air, car sur le bord de la mer il s'élève une brise de mer dans la journée, qui amène du large des vapeurs au moment où les courants ascendants auraient transporté ces vapeurs dans les régions supérieures.
Fariations mensuelles, — • I^a quantité de vapeur, qui varie avec les heures de la journée |par l'action seule de la température, doit aussi varier suivant les mobet les saisons. Nous en donnerons pour exemples les résultats
CHAPim nr. 365
obtenus dans la même localité que précédemment^ et déduits en moyenne des différents mois :
Mois. Tiension de la vapeur d'oau. Humidité.
Janvier ^9^og (minim.) .o,85o
Février 4,749 ^>799
Mars. 5,107.» o»7o4
Avril* • * 6,1247 <)^7 ' 4
Mai.... 73^6 0,691 . t;
Juin 10,843 ^)%7
Juillet I Iy6a6 (maxim.) • o,66d
Août. iOy7Qi O9661 (miaim.)
Septembre. . • • • 9f 56o 0,728
Octobre 7,868 0,780
Novembre ^9644 • • • • 0|o53
Décembre. .... 5,599 Oy86a (mazim.)
Ainsi, la tension de la vapeur est, en hiver, moindre qu'en été, mais Thumiditéest à son maximum, et vice versa,
A l'approche de l'Iiiver, la vapeur qui se précipite sous forme de pluie, de rosée, de gelée, etc., est plus cousidérable que celle qui passe à l'état de fluide élastique; sa quantité va en diminuant, mais Thumidité augmente et devient plus forte en novembre et en décembre qu'en janvier; de là les froids humides de novembre et décembre.
Dans l'Inde, suivant Princcps, il paraît qu'on observe une marche analogue dans la vapeur d'eau; seulement il y a une augmentation de la quantité de vapeur en juillet, et une diminution en janvier.
Jusqu'ici les déterminations manquent pour connaître les 'quantités de vapeur qui se trouvent en différents lieux de la terre; ces notions seraient importantes pour la climatologie, et pour la géographie des animaux et des plantes ; on sait seulement qu'en générai la quantité absolue de vapeur diminue de Téquateur aux pôles.
£n pleine mer^ la vapeur doit saturer l'air; mais.
366 DE L'AT]fO8P0àaE.
comme roui eit lalée, la lensioo est un peu plut finblè que celle de la vapeur émanée de l'eau pure à la même température. On exprime le même résultat en disant que la tension est la même que si Teau de mer était pure, et que la tempëratui'e fût en chaque cudi oit un peu plus basse qu'elle n'est réellement.
Sur les cotes, l'humidité, à latitude égale, est plus grande que dans l'intérieur des continents, comme on l'observe en Amérique, en Afrique et à la Nouvelle- Hollande. Dans les déserts de l'Afrique, il ny a aucune évaporation , et l'extrême chaleur qui s'oppose aux précipitations aqueuses rend ces déserts stériles.
I apeurs à diffcrcntes hauteurs. — L'abaissement de température que l'on observe eu s'élevant dans l'atmosphère suffit pour limiter la quantité de vapeur qui s'y trouve; à — 20", par exemple, la tension de la vapeurétantseulementunpeu plus forte que i millimètre de mercure, ou doit à peine en trouver dans l'atmosphère à partir de cette température.
II se présente ici une question importante à résou« dre : Thumidité est^lle la même, en moyenne, dans les
• différentes couches d'air atmosphérique? Par exemple , à ^20"", à une certaine hauteur dans l^tmosj^èrâi h tension F étant très^petite, il pourrait se fiure qu'il n'y eût qu'une quantité de vapeur excessivement petite,
dont la teusioQ serait j\ mais que le rapport fût le
même qu'à la surlace de la terre; c'est-à-dire que , bien au'il y ait des quantités difiërentes de vapeur, 1 humidité restât la mêine à diverses hauteurs.
De Saussure et, depuis lui, plusieui^ physiciens ont admis que l'humidité diminuait à mesure que l'on s'élève dans l'atmosphère. De Saussure n'a choisi probablement, dans ses observations, que les jours de beau temps, car M. Kacmlz et d'autres météorologistes ont trouvé, au niveau de la mer et au sommet des montagnes, en moyenne, le même degré d'humidité j ainsi ^ d'après M. Kaemtz :
Digiti-ioa by Goo^Ic
AZurichfpendantQ seniaines,rhuiniditëaëlëde 0,746 Sur leRigi, peadaDt le même temps. •••••• .0^4^
Après onze semaines d'obserf atioiis , dans les mois
d'août, septembre et oetobre^on a.troaYé pour le degré
d*humidite :
A Zurich , o>74^
Sur le Faulhorn 0,744
Mais on doit tenir compte des changements énormes dans rhumiditë,qui ont lieu dans la région oii se trouvent les nuages, et qui sootbeaucoup plus firéquents qu'à la surface de la terre.
Quelquefois l'air est plus humide en haut qu'en baS| et ràûproquement; ainsi M. Kaemt2 a observé 1
Humidité moyenne à Zurich 0,7^4
Sur le Faulhorn o,633
17» .Q'X'i I Zurich 0,71 3
^° '83^ I Faulbom ofiB^
M. Gay*Lussac, dans son voyage aérostatique, a observé Thygromètre de Saussure, depuis la surface du sol jusqu'à près de 7000 mètres; il a ublcuu les résultats suivants :
TBIIPÙU'n!B£
r — — ; HAOTEUB
Mnts bygnoiètr.
TEHPÉaA'n/Efi
BAimcii
M ûmmn Ptffil.
DMIH 4m
bygraoïèir.
5ooi,8
la ,5o
34ia>i
xa fOo
6io7,a
368 I»B L'ATXOSFBiR'k.
On voit que Thygromètre a inarclié inc'galoinont, qu'il a diminué jusqu'à 3ooo mètres, mais (ju'il sVst maintenu sensiblement entre les mêmes limites depuis 3700 mètres jusqu'à 7000 mètres.
11 résulte (le ces faits que Ton doit considérer l'humidité comme variant peu, en moyenne, dans les couches atmosphériques où Fou a pu faire des observations. On se rend compte de cet effet de la manière suivante : la vapeur d*eau se foirmaut dans l'aîr comme dans le vide y glisse entre les particules de gaz, et, en ad* mettant que la loi du décroissement de la température ne fût pas changée, on pourrait supprimer l'atmosphère d'oxygène et d'azote sans que l'équilibre de l'atmos* pbère de vapeur d'eau fût détruit ; alors rien ne s'oppose k ce que la formation continuelle de la vapeur à la surface delà terre ne fournisse la quantité nécessaire à toutes les hauteurs pour maintenir à peu près le même degré d'humidité; seulement, comme la tension augmente rapidement avec la température, il doit se produire constamment des précipitations locales , par suite du mélange des masses atmosphériques de températures dif* férentes.
Les appareils n'indiquant que l'état de l'humidité dans
le lieu où ils sont placés , il s'ensuit que les observations hygrométriques sont toujours soumises à beaucoup d'inccrtilutics; ainsi, un hygromètre peut indiquer une très-grande sécheresse, et l'air peut être trèshumide à 5o ou 60 mètres au-dessus ou au-dessous. Il faut donc C-lw. très-circonspect quant aux déductions que l'on peut tirer des observations hygrométriques seules.
Il est aisé de se rendre compte de la quantité totale de vapeur d'eau qui est tenue conlinucUeinetil en suspension dans l'atmosphère, et l'on verra ([ue cette quantité est très-petite, eu égard à la masse totale des eaux qui couvrent le globe. Si Ton admet, pour le cas le plus défavorable, que toute la surface delà terre soit à 3o^ de température y que toute l'atmosphère soit saturée, et que le décroissement moyen de température soit de i**