‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 13 sur 202 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

propre. Le froid y es( donc HMssi intense que dans'iios régions polaires.

Quant à la chalei^r d'origine , la terre en conserve . encore une partie^ et l'excès de la température de la surface du globe sur celle qu'elle aurait si la chaleur oen- ~ traie n'existait pas, a une relation nécessaire avec l'ac> croissement de température h différentes profondeurs. *^En supposant (lue la terre ait la même conductibilité "^que le fer et que l'accroissement fût de i^par 3o mètres, ^il s'ensuivrait, d'après Fourier, que la cnaleur centrale primitive élèverait actuellement de i/4 de degré environ la lemporalni c de la surface : or, comme de Saussiuc a trouvé (jue la i unductihilité de la terre ne peut pas cire evaluro approxiniativenicnt à plus de i V) de celle du fer, il f.iut eu conclure (juc laclialcui* centrale u'élève pas la tempérahn e de sa surface de i 36 de degré audessus de ce (pTelle doit êhe, souî» l'iullueDce des rayonnements solaire et stellaire.

La chaleur centi .ile ira donc plus (ju'iuie inOuence excessivement fad)le sur l'état caloridcjue de la surface de la terre; et eu supposant cjue le soleil n'éprouvât aucun cliaugenient dans sa constitution pli)si(pie , l'état actuel différerait très-peu de celui auquel notre globe devrait parvenir.

D*après ce qui précède, on voit que pour appliquer j*î|;oiireusement à notre planète les lois de la propagation de la dialeur, il faudrait connaître la nature dei^ substances qui se trouvent dans l'intérienr de la terre | leur capacité calorifique et la conductibilité des couches superposées. 11 faudrait savoir aussi quelles sont les CiNiibitiai^ils chimiques qui s'opèrent dans les parties céntrales , sous une pression aussi excessive que celle k la<|^uelle elles sont soumises , ainsi que les phénomènes qui ont lieu à la surface de séparation de la niasse liquide et.de la croûte solide. ' ,

Bien que la diminution de la chaleuir oeàtrâle soit excessivement lente, il ne faut pas croire toutefois que^ yii l'état de la surface , il ne s'en perde pas sensible»

44 THiOA. SUE Là CHÀLBUA CEMTAALB.

- ment dans les espaces célestes : suivant une expérience de Saussure, citée par Fourier, cette perte, dans l'inler- • ^ valle d'un siècle, serait égale à celle qui fondrait un prisme de glace de même base (|ue la surface terrestre et de tr ois mètres de hauteur. Si ce résultat était exact, il prouverait que, bien que les variations de température à la suiface de la terre, relatives à la chaleur centrale, et le changement de volume du globe, fussent insensibles, néanmoins la quantité de chaleur d'origine qui se perd serait appréciable. Pour donner une idée de la limite au-dessous de laquelle il faut placer la variation de température de la surface du globe, nous ajou- . terons que, d après le nombre énorme de siècles écoulés depuis iorigine du refroidissement, on ne peut pas l'évaluer au-dessus de -t-tttz ^legré centigrade par siècle. Ainsi , depuis l'école d'Alexandrie jusqu'à ce jour, la chaleur centrale, en se dissipant dans l'espacé, n'a pas fait éprouver à la surface terrestre un abaissement de température égal à rrïT^^ degré. Quant à la température climatérique d'un pays, elle varie en vertu de caûses que nous ferons connaître ultérieurement.

Dans la suite des siècles, comme Fa fait remarquer Herscheiy le soleil pourrait bien occasionner d'autres ^ inégalités dans la tmnpérature de la surface terrestre, si l'excentricité de l'orbite teiTestrc devenait les du ' demi-grand axe; dans ce cas, pendant certains jours de l'été, le soleil échaufferait trois fois autant qu'actuellement. Cette circonstance n'arrivera peut-être jamais. ■ En résumé, nous voyons que le globe terrestre, enveloppé de son atmosphèi e et isolé au milieu de l'espace, est exposé à l'irradiation du soleil et des astres innombrables qui sont à des distances énormes de nous. chaleur solaire a cessé de s'y aeeumuler; elle n'y pénètre plus qu'à une petite profondeur, pour y maintenir l'inégalité des climats et les alternatives des saisons. Si l'état physi(|ue du soleil restait le ménie, l'état ealorifi(jue de la terre éprouverait peu de changeuieuu Mais cette supposition n'est guère admissible;

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