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CHAPITRE V

expliqués d\i ne manière analogue par des considérations de rofractioti dans des prismes de glace plus ou moins inclinés.

Nous nous bornons aux observations précédentes pour donner une idée de la complication du phénomène; on voit donc que les halos sont dus à ta réfraction, et en général on les observe lorsque des cirrus ou des cirrostratus s'interposent entre les astres et l'observateur; cela vient à l'appui de ce que nous avons déjà dit touchant la constitution de ces nuages.

Il est facile de se rendre compte du motif pour lequel les halos sont rarement complets, car les diverses apparences observées tiennent chacune à une des formes que les flocons (le glace peuvent affecter lors de leur suspension dans l'atmosphère : si la neige est lamellaire, les cercles blancs passant par les astres ou les bandes hlauehes prennent seuls naissain e; si elle est pristnatique , on aperçoit les halos concenti l(jues aux astres producteurs; et enfin loisque \vs diverses espèces de formes subsistent à la fois, le halos complet peut se manifester.

SECTION IV

DIFVRACTIOH ET POLARIhATIOH.

§ 1. — Des coumnnes.

Très-souvent, lorsque lair n'est pas pur, et qu'il se trouve des gouttelettes de vapeur vésiculaire entre le soleil ou la lune et un observateur, ou bien lorsque des nuages légers viennent à passer devant ces astres, alors il apparaît un, deux, trois ou plusieurs anneaux concentriques à l'astre. Ces anneaux, que l'on observe fréquemment autour de la lune , et que dans le vulgaire on désigne improprement sous le nom d'arcs-en-ciel lunaires et de halos , ue sont que des couronnes, et ne doivent pas leur origine à la réfraction, mais bien à la diffraction; ils ont le rouge en dehors et le violet en dedaiis

448 DIVFAACTlOir rr POLAUSATIOir.

comme le premier arc-en-ciel, et leurs couleurs sont invei sos (le celles des deux halos coueentriques aux astres. J^s diamètres des couronnes de même couleur suivent la

série des nombres i , 2, 3, 4 ; seulement, comme

nous les observons à l'aide de la lumière blanche, le diamètre du premier anneau semble agrandi. Ce diamètre,

3ui varie de 1^ à 4% dépend du diamètre des vésicules 'eau interposées entre Vastre éclairant et l'observateur. £n général, il est bleu mêlé de blanc depuis Tastre jusqu'à une certaine distance; puis vient un cercle rouge et ensuite d'autres cercles colorés, de même que dans les anneaux colorés de Newton.^ 11 est nécessaire , pour que le phénomène ait lieu, qu'il y ait un certain nombre de globules de même diamètre , et même un beaucoup plus grand nombre de ce diamètre que de tout autre. Si les diamètres des sphérules des nuages étaient tous dîfiférenlS) on ne verrait pas de couronnes.

On observe un phénomène absolument semblable lorsqu'on examine un objet lumineux & travers une lame de verre sur laquelle on a répandu du 1) copode, ou bien à un degré moins marqué lorsque, avec Thaleine, la lame est légèi ement recouverte d'humidité.

l.es couronnes sont fréquentes quand des lambeaux de cumulus passent entre la lune et robservateur. Pour les voir autour du soleil, il faut avoir soin de se servir de verre noirci; on les aperçoit alors avec un grand éclat. Les cirrus et les cirro^tratus ne donnent lieu qua des halos.

Nous renvoyons à Tappendlcc pour la theoiie des couronnes, et pour faire concevoir comment on peut en conclure le diamèli-e des spiiërules des nuages.

- 5 II. — AnJUiélies.

On désigne, sous le nom d anthélies, des phénomènes analogues aux couronnes, mais que l'on aperçoit à l'op* posé du soleil h la manière des arcs-en-cîei; ils se manifestent quand le soleil, s élevant sur l'horizon ^ l'ob-. servateur se trouve entre cet astre et un nuage ou un

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