‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 188 sur 202 · CHAPITRE I. bb'J · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. bb'J

«▼ëe d^gagemeot abondant de gaz hydrogène. Pea à peu Itt disftdlutioh potassique se sature d oxyde de zinc: ans-» ëitôt que la saturation est elYectoée , la cristallisation commence; l'action élettro-chimîque intervient, danc cette circonstance, pour activer l'action de l'eau sur lè zinc. Cëtte rictioh est tellement vive ; que le dégagi*ment de gaz continue sans diniiiiation sensible jusqu'à ce (jue tout le zinc ait flisparu. Sa surface, coninie on le conçoit très-bien, ne pouvant se polariser, la décomposition doit marcher d'une manière uniforme.

Il est nécessaire, avons-nous dit, d'opérer avec une solution de silice dans la potasse, et que cette solution iridrque de 9.0 à i!) degrés à raréomètre. En eftet, si l'on prend une dissolution potassique ayant la même densité, saturée ou non préalablement d oxyde de zinc, mais sAda silice y te couple zinc et cuivre décompose encore abondamment Teau; mab lozjde de zinc se phécipitt an fodd da verre sans apparence de cHstallisation. La silice parftit agir, dans cette circonstanee, pour filtre prendre auz molécules d'oxyde de zinc nn groopement régulier. Son mode d'action est puremënt physique. Oit arrive aii même résultat avec une solotion potassique d'altimine, si ce n'est que la cristallisation n'est pas attisi tiette.

Voilà 45e qui se passe quand la solution marque de 9k> à iS degrés à Paramètre; mais si l'on dépasse ce terme, et que l'on opère avec des solutions de 3o, 35, 4o?

45 degrés, on n'obtient jamais de cristaux, du moins dans les limites de temps où ils se sont produits avec Tautre solution. Il se passe alors un phénomène qui mérite d'être signalé : aussitôt (ju'une certaine quantité d'oxyde de zinc a été dissoute, il se précipite du zinc sur le cuivre. Or, comment peut-il se faire que le courant résultant de l'oxydation du zinc ait une intensité suffisante pour décomposer Toxyde de zinc lui-même? Jusqu'ici un sel métallique n'a été décomposé^ avec ré* ductiondeson oxyde, dans l'appareil simple j qu'en em« ployant ott coûtant électrique produit par l'oxydatioA

DB L*ALTiBâTIOir DES ROCHB8.

d'un métal plus oxydable que celui qui est en combinaison. Cet effet dépend probablement de ce que t3Utes les parties de la surlace du métal ne sont pas épalemeut attaquées, ou de ce que le décapage a aùs à découvert, ^ et là, des alliages.

L'oxyde de plomb hydraté peut être obtenu également cristallisé par ce procédé.

Si l'on abandonne aux actions spontanées une solution de protoxyde d'étain dans laquelle on a mis un couple étain et cuivre, Fétain s'oxyde peu à pen, et, au bout d*un certain temps, les pai^ois du bocal se recouvrent, comme dans 1 expérience avec le zinc de cristaux de protoxyde d'étain. Dans la nature , le zinc , l'étain, ne se trouvent pas à Tétat métallique, mais il n'en est pas de même de leurs oxydes, qui en présence d'eaux minérales alcalines, hors du contact de Vdir^ peuvent donner lieu à des effets semblables.

Des ch/omrex rm'taUiques. — Mous avons déjà dit que lors(|u'un métal est très-faiblement attaqué par un liquide, si on le met en contact avec un corps conducteur, tel que l'antbraeite ou le charbon, non attaqué par ce liquide, laction chimique acquiert plus de force, par suite des effets électro-chimiques qui en résultent, et les produits deviennent appréciables. Dans cette circons* tance, 1 électricité dégagée dans le jeu des affinités vient en aide à celles-ci; nous appliquerons ce principe à la . formation des chlorures d'argent et de cuivre, dont il a déjà été fait mention. Dans un tube de verre, fermé par un bout, on verse de Tacide cblorhydrique concentré^et l'on plonge dedans une lame d^argent, fixée avec un fil de même métal à un morceau d'anthracite ou de durbon ; on ferme le tube, en laissant seulement une très-petite ouverture pour donner issue aux gaz qui se dégagent. L'argent étant le pôle positif du couple, attire le chlore et se combine avec lui, tandis que l'hydrogène se porte sur le carbone et il se dégage. Le chlorure d'argent formé cristallise en jolis octaèdres translucides, qui, avec le temps, acquièrent deux à trois millimètres de

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