DE LA COMPOSITION DU GLOBE
D'un autre coté, le feldspath, qui est un des éléments les plus importants de récorcc terrestre, le (juarlz et le mica ont pour densité :
Feldspath a, 56.
Le quartz 2, 65.
Le mica et le carhotiate de chaux. . a, 70.
Les substances très-peu répandues, telles que le grenat, Tamphibole, ont une densité (jui n'excède pas ^^lo; celle des pyrites peut aller à 5. Les métaux et leurs composés sont en quantités tellement minimes relativement à la masse de la terre, qu'ils peuvent ùlie négligés.
En partant de ces données, la densité moyenne de l'écorce peut être portée à 'i^'jo environ; il faut donc qu'au-dessous de la croûte solide la densité moyenne des parties constituantes soit plus grande que 5,5, qui est, comme nous l'avons vu, la densité moyenne de tout le globe.
Nous nous sommes appuyé jusipfici, pour expliquer la formation de la terre en lui attribuant une origine ignée, sur les opérations cliimiciues qui*, nous produisons dans nos laboratoires, et (|ui peuvent être assimilées ci celles de la nature, puisque les unes et les autres dépendent des mêmes forces. Mous jugeons à la vérité de hi nature d(»s roihes réellement primitives par celle des roches qui se sont fait jour à traveis les terrains de sédiment; mais les données (pie fournil la géologir permettent de leur supposer une composition analogue; du reste, les développements dans lesquels nous allons entrer relativement à la chaleur terrestre viendront à Fappui de l'origine ignée de notre planète, aujourd'lmi universellement admise.
Skction II.
§ I. De la te m pr rature de la terre au-dessous de la
eoue/ie invariable.
r.e soleil projette journellement sur la surface de la terre de la chaleur rayonnante, dont la quantité dé-
CRAPfTHB I. a7
pend, en ch«iqiie lieu ^ de la latitude et de diverse* causes atmosphériques que nous ferons connaître. I^s effets de cette émission calorifique ne sont sensibles que jusqu'à une certaine profondeur ^ où se trouve une couche dont la température est invariable ; au-dessous de cette couche la température augmente, et devient sensible d'autant plus que Ton s'en éloigne davantage. . Mais avant d'indiquer la loi que suit raccroissement de température avec la profondeur, nous décrirons les instruments destinés à l'observer, ainsi que ceux du même
Senre qui sont emplcnés lorsque l'observateur se trouve ans l'impossibilité de suivre à chaque instant leschan* • gements de température.
Ces instruments sont des thermomètres à mercure et à alcool I et des appareils thermo-éleclriques.
Les thermomètres à mercure sont à échelles fixes ou à échelles arbitraires. Leur construction exige des précautions sans lesquelles on ne peut avoir que des «ppioxiniations , aUiMuhi : i^, cpie les tubes tliermométricpu's ne sont jamais ryllndritpics ; 2°, que lorsqu'on a pris pour points fixes la glace fondante et la vapeur d'eau bouillaiile, en notant la pression atmosphéiique (la température vaiiant de 1° pour une différence de 2*7 millimètres de pression), le zéro se déplace avec le teujps; 3'^ que lorsqu'on soumet un thermomètre à un brusque écbauffemenl , il peut v avoir des déplacements analogues pi ovenant de ce que les parties constituantes ne repreiuicnl pas immédiatement après le refroidissement leur première position d'équilibre.
Quand on n'a besoin que d'une certaine approximation , on fait usage de thermomètres à échelle fixe, gradues plusieurs mois après leur construction , et après s'être assuré que le zéro ne varie plus; pour des r«cherches précises , il est nécessaire de se servir de ther» momètres à échelle arbitraire, qui permettent do vérifier les points fixes de temps à autre. Leur construction est indiquée dans tous les traités de physique. Les thermomètres à alcool sont employés seulement
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