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CHAPITRE IV. 3f

la fréquence relative des vents, on voit que non-seule* ment les vents du S.-Û. prédominent, mais qu'il y a en outre uo second maximum vers le N.«£.f c'est-à* dire que les vents S.-O* et N.-£. sont ceux qui sont les plus fréquents dans nos contrées ; il parait même qu'en approchant des régions poIaireS| on trouve dans les mêrs des vents N.-£. prédominants, le vent du S.-O. diminuant à mesure que Ton s*ëloigDe des latitudes moyennes.

M. Fournet a divisé la France, sous le rapport des vents, en trou régions distinctes (Jé anales de la Société tC agriculture de Lyon): i** la région atlantique, qui comprend le centre, le N.-E., le N. et TO. de la France, dans laquelle le vent prédominant est S.-O.; si** le bassin du Rhône, oii le vent du nord se fait sentir jusqu'^ la latitude de Viviers; 3** la région méditerranéenne, dont la partie occidentale offre des vents d'O. à TE., et la région orientale (Provence), où la direction moyenne ' est N.-O.

M. de Gasparin [Mctcoro/ogic ai^riculf , t. II, p. a 33) a donné la direction du vent moyen pour un grand nomhrt' de localités de TEurope occidentale, et une carie où elles se trouvent tracées. Il résulte de ses calculs que le vent du S.-O. domine dans le nord de la France, en Angleterre et en Allemagne, et f[ue la direction incline vers le N. dans le midi dans la France, de manière à ilonner des vents prédominants du N. en Ëspagne et en Italie.

Les saisons ont une influence sur la direction des vents dans nos contrées, cair il doit nécessairement se passer ici un phénomène analogue à celui qui a lieu dans les régions tropicales lorsque les moussons se propagent dans les terres. Or, suivant les saisons , les continents et les mers des latitudes moyennes n'ayant pas les mêmes températures moyennes, le vent doit souffler du coté des mers dans l'été, et du sens inverse l'hiver, c'est-à-dire que, dans l'Europe occidentale, le vent doit «voir une tendance S.«0. Thiver et N«-£. Tëtié.

3x9 ' DE L'ATMOSPBÀAf.

Nous rapportons page suivante le tableau de la fré- (juenceclcs vcnls à Paris, déduit d'observations faites peniîdui 20 an.s. Nous avons rétiuit tout à la mênic unilc que précedcnunent , c'est-à-(bre à 1000 vents par mois, au lieu de laisser, comme dans Torij^uial, le nombre do jours mojen uù le veut a souille de telle ou telle dlrerlion. 0

Eu movenne, pendant Tannée, on voit bien les deux niaxima corrospondanl aux vents N.-E. et S.-O.; mais dans les diverses saisons on peut remarquer que Tbiver le veut S.-O. domine, taudis que Icté la directioa moyenne incline vers le N.

M. Scbouw, en résumant les observations faites en dififérents points de IXurope , a éubii les conséquences suivantes : En bivcr, la direction moyenne du vent est plus australe que dans le cours de Tannée, et le maximum a li^u en janvier. Au printemps, les vents d E. sont communs, sur certains points en mars, sur d autres eu avril; leur action se combine avec celle des vents du nord qui^ dans beaucoup de localités » est à son maximum à cette époque. En été, la direction O. prédomine, et surtout eu juillet; les vents du nord augmentant également» la direction moyenne tourne au N.-(X En automoci 1^ vents du sud sont plus fréauents, et ceux d'ouest diminuent surtout en octobre; de sorte que la direction moyenne a une tendance au sud plus prononcée que dam les autres saisons.

En compulsant les registres météorologiques dans diverses localités, et calculant la direction moyenne du vent, on a cni remarquer un cbangement séculaire dans cette direction ^ aiusi ^ Paris on u eu ;

de 1763 à 1772 (d'après Cotte) 229*" '

de 1768 à 1797 (id.) 3 17'*

de i8uG à 1826 (Bouvard) 2j6**

11 semble donc que la direction moyenne avait d*a« bord iBAfobé vers le nord , puis ensuite élait revenue ▼«^ 1# sud; dans d'autres localités on a ai^MÎ. observé

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