‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 94 sur 202 · LIEUX · texte numérisé non relu

LIEUX

Lima

Caracas

Payta

Santo-Fé de liog^. .

Iba<;ué

Popayan

La Giiayra.

Calcutta

Callao

r.inuaua •

Graml Océan

RiO'Janeiro

cliittledroog. ....

Taïti

Mexico

Gr.in«l Océan.. . • • Sierra-Leone. • • • •

Le Caire.

Quito

Grand Océan

AntiMBa

Rome.. . . • • • >

B«Je

Vivien

Bnixollcs

Clermoat

Milan

Coire

Franciurl>»ur-Meiu. • Anittadt. . . . . .

Heidelberg

Mannbeim

Paris.

léna. .

Christiania

Prague. •

Pailuiic

Halle

Dresde. •

Gotita

Zitlaii

Munster. . • • • . .

Wcl/lar. . . ....

Apcnrade. .....

B'Tlin ,

Port-Famine

Altenberg. . . . . .

Freyberg. • . • . •

Cracovie

Dantzig

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F,Himl)Oiirg . . . . .

Kœnigsberg. ....

Pélersboaif. . . • ■

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On voit que, ven 60** de latttiuile, raniplîtufie a'éltint graduelleinent.

Au delà du cercle polaire, les vanations ont encore une certaine vateuFi et il est probable ciu'elles ne cessent qu'au pdle. A Bossecop, d'après les observations de la station française, sous le 70* degré de latitude, 4o jours avant et /\o jours après le solstice d'hiver, la variation barométrique a été à peine égale à o" ""'3.

S a. — kaiiaUons tnemuelles et aimuelks.

Si l'on fait abstraction de la variation diurne, on peut avoir la hauteur moyenne du baromètre: quelquefois Ton déduit cette hauteur de la hauteur barométrique à midi; mais il vaut mieux la prendre par une série d'ohservations faites à 6" du matin, et lo"" du soir, ou mieux à 9'' du matin, 3*' de l'après-midi et 9** du soir. On voit alois que dans les diverses saisons la hauteur, dans un nit me pays, ne resle pas constante. Nous donnons pour exemple les hauteurs barométriques faites pendant 10 années, de 180G a 1826, par M. Bouvard à Paris {^Mémoires de P Institut y t. VII, paj^e 3 15 ). Le baromètre était observé à Parisy à 9'' du matin , midi , 3'*, et 9^ du soIt'. Nous ne donnons que les déterminations de 9'', 3^ et 9'' du soir, car ce sont elles qui servent à calculer Tamplitude de l'oscillation diurne.

On reconnaît, à Tinspection du tableau de la page suivante, comme dans d'autres localités on l'a aussi observé , que la moyenne mensuelle est plus forte en été qu'en hiver. II y a du reste deux maxima et deux mi» nima bien distincts , c'est-à-dire une double période ; en sorte que, depuis lliiver, la pression diminue jusqu'à l'ëquinoxe de printemps ; elle augmente en été sans atteindre la moyenne hibernale ; puis ensuite^ en automne, on retrouve un second minimum , et enfin la pression augmente jusqu'en hiver.

Ce fiiit, que les pressions sont moindres en été qu'en hiveo est une conséquence de l'échauflement des masses

CHAJ^ITJIE IV* 33 1

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à 9 h. du m 1 à 3 b. du t. a 9 h. du ».

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d'air dans les diverses localités; on est donc porté à supposer que Pair s'écoule vers les régions [)!us froides. Aux écjiiinoxes, lorsque la température est à peu près égale à la nioyeune annuelle, on a la pression harouK'trique moyenne de l'année. Le soleil s'avance-t-il vers riiémiaplière boréal, eelui-c-i sVclia u ffe ji! us, l'autre hémisphère se refroidit, et la pression augmente dans ce dernier, puis diminue dans le premier, c'est-à-dire, en d'autres termes, que le baromètre se tient plus bas dans les pays où règne Tété, et plus haut daos ceux ou règne l'hiver. Les observations ne sont pas assez nombreuses pour permet* tre de savoir si, à latitude égale , les variations sont plus fortes dans les continents que sur les mers; mais il est possible qu*il en soit ainsL

33a ' OB l'atmosphIbb.

La. hauteur de la colonne barométrique indique la somme des poids des colonnes d*air et de vapeur (|ui se trouvent au-dessus du lieu de Tobservation. INIais si Ton voulait avoir la valeur de la pression de l'air sec , il faudrait retrancher la tension de la vapeur d'eau de la moyenne barométri(jue, ce qui supposerait connues Jcs tensions de la vapeur d'eau à diverses hauteurs dans l'atmosphère; dans rincertitude où Ton est à ce sujet, on ne peut que faire des conjectnres. En ayant ëgard seulement à la tension de la vapeur à la surface de la terre, on obtient des nombres, pour les moyennes mensuelles des pressions de Fair sec,.qjui montrent un maximum en hiver et un minimum en été, à Tépoque des grandes chaleurs; de plus , la différence entre les deux extrêmes, maximum et minimum, diminue à mesure que Ton s*éloigne de Téquateur. Ainsi , de même que pour Tamplitude des variations diurnes, Tamplitude de ces variations mensuelles est plus considérable vers l'équateur, et diminue rapidement dans les latitudes élevées.

$ lil. — Hauteur mqyetme du baromètre au niveau de

la mer.

Si Ton prend la nioyeinie des hauteurs l)arométi i((ues annuelles au niveau de la mer, dans les différents heuv du globe, on a, année moveniic, le poids de la coloiuic atmosphérique qui repose sur ces (hverses régions. On voit, en calculant cette hauteur, que Ton peut en déduire les conséquences suivantes (M. Schouw, Comptes rendus de VAcadétnie des sciences ^ t. II ^ page $73) :

c V ^ I la hauteur moyenne est un minidous Icquatcur ( n > v eonu

* ( muni ; elle a a peu près. • 750

A 10^' de latitude, la pression augmente. Vers 3o ou 4o% elle atteint son maximum

à -jôa ou 7G4 »

^ Dans les latitudes plus élevées, elle diminue.

Vers 5o^ de latitude, elle nest plus que de. , • 760 » £t plus au nord. • . • • 766 »

Ver875^delatitude, dans lIleMel ville, il paraîtrait que la pression augmente de nouveau et serait 758°"" . Mais ces (Icteminations sont moins sûres que les précédentes.

M. KjnntZy en remarquant que la pression barométrique se compose de la pression de Tair et de celle de la vapeur, retranche la tension de la vapeur pour avoir celle de Vair sec; à Téquateur, il admet tîS*"'" pour la tension de la vapeur d*eauf. à ^S** de lattlude, i4'"^'6y et k 70*^9 i'^S; en soustrayant ces quantités des valeurs au bord de la mer, on a pour l'air sec ;

' ' Vers lequateur 733"""*

Vers 35" 7/48

La pression de Tair sec augmenterait donc jusqu'aux pôles.

Mais, en moyenne totale , on peut admettre au bord de la mer 761""" pour la pression atmosphérique de l'air Jmmide au bord de la mer.

$ IV. — OsciHations irrégidières du baromètre. Lignes isobarométriques.

Lorsqu'on observe le baromètre sous l equateur ou dans les régions tropicales, on trouve que sa marche est très-régulière. A mesure que Ton approche des latitudes élevées, ou ne retrouve pKis les périodes diurnes qua travers un grand nombre de moyennes; on s'aperçoit que le baromètre a des oscillations diurnes irrégulières, qui dépendent des saisons , de la position géographique et des vents.

Quand on compulse un très-grand nombre d'observations, on finit par trouver qu'il y a un changement moyen entra deux midi consécutifs, qui oscille autour d'un même nombre. Ce changement, qui est, en moyenne, annuellement de o""%483 à Santa-Fé de Bogota, de à Milan, peut aller jusqu'à 5*^,401, comme à £y-A-Fiord (Islande). En été, il y a nne moins grande différence entre les pressions, et, par la même raison,

1>E l'atmosphère.

les oscillations accidentelles sont moins fortes vers Téquateur; cela provient de ce que les variations de température sont moins étendues.

Si, dans une longue série d'observations répétées plusieurs fois chaque jour, on prend, dans un mois, la pression maximum et la pression minimum, on a , par la différence, l'oscillation mensuelle moyenne; si cette série embrasse plusieurs années, on finit par trouver des nombres peu différents l'un de l'autre. Ces nombres montrent bien l'influence des saisons, car la variation barométrique est beaucoup plus forte en hiver qu'en été; mais en prenant la moyenne des deux, on a l'oscillation moyenne mensuelle pendant le cours de Tannée. On remarque alors que cette oscillation augmente à mesure que la latitude augmente, mais sans toutefois varier de la même manière sous tous les méridiens. Elle est à peine 3""'" à l'équateur, et peut aller jusqu'à So""'"' vers le 60" de latitude. Le tableau représenté pages 335 et 336 est extrait de la Météorologie de M. Kaemlz.

Si l'on réunit les points du globe qui ont la même oscillation mensuelle moyenne, on forme les lignes isobarométriques, de même que l'on a construit les lignes isothei^mes par la réunion des points oii la température moyenne est la même. Ces lignes représentent les oscillations irrégulières du baromètre, et sont importantes à considérer, car ce ne sera qu'à la suite d'études approfondies sur tous les changements de l'atmosphère que l'on pourra her enti e eux les phénomènes de déplacement des masses gazeuses à la surface du sol et dans les diverses saisons. (Voyez, pour leur description, les Eléments de métcorolo^ic de Kœmtz , page 3oo et suivantes, et pour le trace \ Allas pliysiquc de Berghaus, pour i838.)

En général, les oscillations du baromètre sont sensiblement semblables , et donnent des courbes parallèles lorsqu'on les étudie sur des points voisins; mais, à de grandes distances , le baromètre peut monter dans un lieu et baisser dans un autre, et, ordinairement, une

ORàFmi IV.

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