CHAPITRE IV
Cette cause peut bien donner lieu a des vents dans difTcTcnts sens; niais il est probable qu'un des principaux motifs de la variation des vents dans nos contrées est récliaufTenient inégal des régions sur lestjuelles repose l'air : si roccident de l'Europe s'<'eliauffe, et cpie l'orient, par suite d'un ciel couvert, s'écbauffe moins, il en résullera un vent d'est; lorsqu'il rencontrera le vent S.-O., il y aura une résultante qui donnera lieu à un vent S.-E., (jui pourra même être vent du S. De même, si un pays sVciiauffe l)eaucoup plus (|ue tous les pays voisins, l'air y afïluera de tous les côtés; il se manifeslera donc des vents différents suivant la position de l'observateur.
On voit, d'après le rapide expos('' tpie nous venons de faire, que le principe dont on est parti de l'afflux de l'air uiférieur veis les parties écliauffées, et des coulants supérieurs inverses, sert à faire concevoir comment les mouvements de l'air s'opèrent à la surface du globe. On peut encore faire unt^ remar((ue à l'appui de ce qui précède , touebant l'extension des alizés jusque dans nos climats, et la lutte entre les vents du N.-E. et du S.-O.; dans noire été, lorsque le soleil a ses déclinaisons boréales, le vent du N.-E. , devant s'étendre plus loin dans nos contrées, tend à donner une direction nord aux vents variables de nos climats : c'est en effet ce qui a lieu (voyez page 3i8).
M. Salgey (^Petite physiffue du u^lubc) a fait les ol)jeclions suivantes à la tbéorie que nous venons d'exposer. Comment se fait-il que, dans nos régions tempérées, où la cbaleur et le mouvement de rotation croissent plus vite que vers l'équaleur, on n'éprouve pas un vent et même un ouragan perpétuel de l'est à l'ouest, tandis que la tendance générale des vents est de l'ouest à l'est? M. Saigey ne voit pas non plus comment le mouvement ascensionnel peutse manifester des couebes inférieu- . res dans les couebes supérieures ; car la dilatation qui résulte de l'écbauffement des coucbesd'airà lasiu facedu sol ne suffit pas, d'après la loi du décroisscîmcnt de la température de l'atmosplièrc de i^^par 172 ou 180 mètres,
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pour leur donner nnc densité moindre que relie des coutlies qui reposent sur elles. On pourrait répondre à cette objection eu disant qu'il peut se faire que le mou- ▼ement ascensionnel soit produit^ nou pas seulement par rélcvation des roue fies d'air au-dessus de leur ni- Teau par la dilatation seule, mais bien encore par sufto desactions dues li Ta rrivée des molécules d^air inférieures vers la partie échauffée.
M. Saigey a proposé alors la théorie suivante, pour expliquer les effets produits. Suivant fui, les inégalités du sol ont seules une influence sur l'équilibre des couches in« genres de ratmoephère; si Ton suppose que la surface du globe soit un ellipsoide de révolution, que partout la surface soit celle des eaux tranquilles , les Coudies d'égale élasticité seront horizontales, et la dilatation ou la contraction des couches d*air ne fera qu'écarter ou Rapprocher les couches de la surfiice. Mais si l'on conçoit qu'en un lieu PN de la surface de la terre MN (planche a, fig. 4\ se trouve une élévation, une montagne, et que la leinpérature sVIève dans la plaine PM , les couches a/j, (il). . . se dilatant, la hauteur de la colonne d air (>K = (jF, ne pèsera pas autant qu'aupaï avant. La pression atniosphéi'itjue restant la niêiiu' sur la montagne en F, et étant plus forte en E, sur une mêiiu' horizontale, Tair affliiria vers la montagne. Si la masse d'aii- MPD se contractait, au lieu de se dilater, alors l'inverse ain ait lieu, et l'air coulerait le long de la montagne de haut en bas. Ainsi cela revient à dire, eu résumé, que si les couches d'air situées à la surface de la terre se dilatent, il se forme une espère d'aspiration le long des inégalités a la surface du sol, et l'air afllue des Heux bas dans les lieux élevés; si, au contraire, l'air se contacte, Tinverse a lieu, et Tair coule des lieux élevés dans les lieux bas. M. Saigej,
Sartant de ce principe, qui rend compte, sans autres • étails, des' vents de montagnes, montre comment les brises de iper et de terre prennent naissance, en considérant'les éontinents'ooinine deva^ phAeaux ^éle-