Myers, Text-Book
SENSATIONS
presser par exemple le bouton d’un circuit ; 3® durée du courant nerveux moteur jusqu’à la main ; 4® contraction de la main. En mesurant 1, 3 et 4, on pourrait obtenir 2 par différence ; mais les approximations expérimentales sur les mesures de 1, 3 et 4 sont du même ordre de grandeur que la durée de 2, et par conséquent les résultats obtenus ne peuvent donner aucun renseignement.
En résumé les expériences de Psychochronométrie ont donné les résultats généraux suivants : 1® le temps de réaction varie avec les individus ; 2® il diminue lorsque le sujet est exercé ; il augmente lorsque le sujet est fatigué ; il est moins long pour l’adulte que pour l’enfant ou le vieillard. 3® En sonime le temps de réaction est d’autant plus court que l’individu est plus capable de fixer son attention ; tout se passe comme si l’attention accumulait par avance dans les parties du système nerveux qui doivent être ébranlées de l’énergie potentielle prête à agir.
La Psychochronométrie peut donc, comme nous l’avons dit, contribuer aux études de Psychologie synthétique en donnant des renseignements sur les types individuels considérés par rapport aux temps de réaction, mais son utilité directe en Psychologie analytique est insignifiante.
Quant à la différence des temps de réaction chez le même individu en certaines circonstances, elle peut être un élément précieux d’investigation, même en Psychologie analytique ; par exemple on pourra s’assurer par la régularisation du temps de réaction de la stabihté d’une association, etc. (Cf. expériences sur la nature des associations chez les animaux, n. 12-14).
Comme exemples de l’application de la Psychochronométrie au classement des types individuels, on peut citer les expériences de Revault d’Allonnea sur l’attention ^ et celles de Charpentier et Nayrac sur le temps de réaction chez les aliénés *. Ces derniers expéri-