Peillaube, 1. c
IMAGES
dans une sensation actuelle L’état imaginaire du noyau de la constellation formant perception est en effet ce qui distingue l’hallucination de l’illusion. D’ailleurs il n’existe pas une véritable discontinuité entre l’illusion et l’hallucination 2, mais on pourra établir entre ces deux états toute une échelle de cas intermédiaires ne présentant que des différences selon le plus ou le moins ; en d’autres termes illusions et hallucinations ne diffèrent pas en modahté (16).
Puisque les réducteurs de l’image sont toujours obtenus par des synthèses réunissant l’état de conscience actuel avec l’ensemble de la réalité présente et de l’expérience passée, évidemment tous les cas d’amoindrissement de cette activité synthétique, dont nous avons constaté l’intervention dans le régime des images, seront particulièrement propices à la formation des hallucinations ® : les psychoses citées plus haut sont de fait caractérisées par un amoindrissement du pouvoir de synthèse, ou, dans le cas du délire systématisé, par un exclusivisme dans la synthèse ne permettant pas de contrôler ce qui est cohérent avec le système adopté (Cf. Tableau 4). Quant à la névrose hystérie, elle est précisément définie par le rétrécissement du champ de la conscience personnelle et la dissociation des systèmes synthétisés par la conscience du sujet (Tableau 3).