Le psychisme du sommeil
Une première question se pose d’elle- même : le sommeil ne peut-il être parfois dépourvu de tout fait psychologique ?
a Les recherches entreprises il y a quarante ans par Rolhschütter, répétées par Mônninghoff et Piesbergen^ par Michelson^ puis par de Sanctis et Neyroz, s"* accordent toutes à montrer, abstraction faite de quelques divergences insignifiantes, que la profondeur du sommeil atteint au bout de la première fiu de la seconde heure sa plus grande intensité pour tomber brusquement de moitié ou des trois quarts et décroître ensuite en pente douce, jusqiCau moment du réveil, qui est souvent précédé d'une légère ascension de la courbe h » L’intensité du sommeil est mesurée par celle de l’excitant nécessaire pour réveiller le dormeur. C’est sur cette période de sommeil profond que portent les expériences sur la continuité de la conscience hypnique.
L’expérience rencontre une très grande difficulté signalée par Jastrow : « Le dérangement meme qui éveille peu à peu ou meme brusquement le dormeur donne le branle à un rêve » Examinons par exemple une des observations les plus concluantes en faveur de la continuité de la conscience ; elle est citée par Vaschide ® : « Après une heure et demie de som-
1. Claparède, Esq. d’une théorie biol. du sommeil, Arch. de ps.»