Vaschide et Rousseau, R. sc. 1904, t
4. Lubbock, Les sens et l’instinct chez les animaux. Aie. 1891. 250-200.
PSYCHOLOGIE ANIMALE
qui lui étaient posés, en frappant la terre de son sabot un nombre de fois égal au chiffre solution ; il répondait aux questions écrites sur une large pancarte aussi bien qu’aux demandes orales ; il savait frapper l’heure marquée sur une montre, etc., etc.; enfin les expériences réussissaient même en l’absence du maître. Pfungst chargé d’examiner son cas, étabht dans un mémoire de 200 pages que « der kluge Hans^ » réagissait à des mouvements de la tête ou des yeux exécutés inconsciemment par les expérimentateurs en vertu du pouvoir moteur des images ^ ; Hans a certainement fait preuve d’associations visuelo-motrices très tenaces déclanchées par un excitant relativement très faible.
Les expériences de Porter sur les moineaux placés devant dix récipients identiques, dont un seul contient la nourriture, montrent que le moineau a des associations visuelles où entre la place du récipient Le problème de l’orientation du retour au nid, a suscité de nombreuses observations : il résulte de ces études que le plus souvent l’oiseau se dirige par le moyen de points de repère dont il a acquis progressivement la connaissance grâce à des voyages de plus en plus lointains hors du nid ; le fait semble absolument prouvé pour les pigeons ®.
La mémoire visuelle a été constatée chez les poissons par la méthode de la pince : si un aliment leur est offert souvent au bout d’une pince, ils reviennent se heurter contre elle alors qu’elle leur est présentée vide *. Les expériences de Yerkes sur la grenouille, dans lesquelles une partie du labyrinthe était colorée en rouge, montrent une mémoire visuelle chez ce batracien.
Anna Drzewina, au moyen d’un aquarium truqué et do variations d’éclairement, a établi l’existence d’une mémoire
1. O, Pfungst, Das Pferd des Herrn von Osten, Leipzig 1907; Claparède, Les chevaux savants d’Elberfeld, Arch. de ps. t. 12, 26.3-304. Kraal, Denkende Tiere, Leipzig, 1912.