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Piéron, 1. c

PSYCUOLOGIE ANIMALE

immédiats^ mémoire quiy dans un caSy a pu persister après un intervalle de quinze jours, pendant lesquels Vanimal avait été déplacé » Des faits analogues ont été observés chez d’autres gastéropodes

Le raisonnement par analogie permet donc de conclure à l’existence de la vie sensitive chez tous les animaux.

Le psychisme de la bête peut être établi par bien d’autres voies. Les méthodes de salivation, par exemple, étabhssent très solidenient l’existence des images, des sensations visuelles, auditives, gustatives, olfactives, tactiles, chez les mammifères supérieurs En comparant les instincts de l’homme, qui se déroulent en vertu de sensations et d’images, avec ceux des bêtes, on aurait une autre voie de démonstration : le fondement de cet argument sera établi au ch. 4 qui traitera des tendances. La similitude de la mimique du rêve ^ de la mimique des émotions, chez l’homme et la bête conduit aussi à conclure à l’existence du psychisme chez l’animal ; tous constatent la ressemblance entre la mimique douloureuse de l’homme et celle des mammifères supérieurs, en particulier du singe.

Il faut mentionner les lois établies par Lœb sur les tropismes des animaux inférieurs : les faits cités par le savant américain n’établissent pas que la sensation n’existo pas chez ces bêtes ; comme nous l’avons remarqué, la nature d’un animal ne peut être conclue en appliquant la loi de Morgan à un fait isolé, ni même à un animal considéré indépendamment des autres degrés de l’échelle animale (9). Ces lois n’en ont pas moins un grand intérêt, car elles indiquent une des forces utilisées par la nature sensitive pour réaliser des mouvements extérieurs. Les lois de Lœb sont établies en considérant l’animal comme une machine chimique et se résument dans le principe suivant : par suite de la similitude des points symétriques de la surface du corps quant à la structure morphologique ot à la

1. Evolut. de la mém., 219, 220 ; Cf. C. r. Ac. des sc., 1909, t. 148,

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