VOUTE ET SYSTÈME DES COMMISSURES
mammifères^ qui n'offrent pas de corne postérieure et qui, naturellement» sont privés de griffe aviculaire, la masse entière des filets de la voûte se convertit en corne d*Ammon (1). Au développement de la voûte semble intimement liée la naissance
PtA. 37. Coupe médiane da cervefta homain. bk Corps calleux, ca Commissure antérieore. eb Commissure blanche du plancher. *p Cloison transparente, tno Fente de Monro. ce Tobereole mamillaire. rd Racines descendante ; ra ascendante de la Toute, f Voûte. (Pour le reste, Toirfig. 32, p. 71).
d'un autre système de fibres, à direction transversale, à cet effet perpendiculaire, qui, à un degré encore plus élevé, caractérise exclusivement le cerveau des mammifères. Chez les monotrèmes et les marsupiaux» des fibres proviennent de la corne d'Ammon, recouvrent celles de la voûte, qui pénètrent dans cette corne ; et au-dessus du cerveau intermé-
I. Les singes possèdent-ils, comme Thomme, une corne postérieure du ventricule latéral et une corne d'Ammon ? Cette question a été l'occasion d'une dispute, passablement stérile, entre Huxley et Owen qui niait ces parties dans le cerveau simien. (Consultez Huxley, Zeugnisse fur die SUUung des Menschen in der Natur, traduct. allemand, de Carus. Brunswick, 1863, p. 128.) Déjà, les plus anciens auteurs, qui ont étudié le cerveau simien, tels que Tiedemann {lœnes cerehri,^. 54), dessinent la corne postérieure. Owen lui-même décrit, dans son Anatomy of vertebrates, voL 111, p. 120, quiest postérieure à cette controverse, le commencement de cette corne chez le dauphin. La griffe aviculaire est, d'après les démonstrations d'Huxley, analogue chez les singes anthropoïdes, mais la corue postérieure est plus faiblement développée, que chez l'homme.
diaire» elles se rendent à la moitié cérébrale opposée, pour s'enfoncer également dans la corne d'Ammon. Cette apparition de la commissure transversale des deux cornes d'Ammon est la première ébauche du corps calleux. Chez les mammifères implacentaires, où le corps calleux se
borne de cette manière à une simple commissure transversale, située entre les deux cornes d'Ammon, la commissure antérieure est très-forte, comme chez les oiseaux,mais un espace libre la sépare du corps calleux.
Chez -les mammifères placentaires, d'autres tractus de fibres transversales vont à cette commissure et rayonnent dans le restant de la moelle des hémisphères. Ils se développent d'à bord à Textrémité antérieure du futur corps calleux; c'est pourquoi,révolution de celui-ci progresse d'avant en arrière(l).
En même temps, la commissure antérieure est moins forte et une mince lamelle médullaire, également transversale, l'unit à l'extrémité antérieure, au bec
FiG. 38. ventricule latéral et ganglioDs cérébraux de OU rOStrum du COrpS CalleUX
rhomme. /ic Partie antérieure sectionnée de la (Fiff, 37 C O). Cette union de la Toûte ; T-i^' sa partie postérieure rabattue, crp Cornes . ... i
postérleare du Tentricule latéral ; ci inférieure. COmmiSSUre antérieure aveC le
t* Ergot de Morand (peshippocampi miner). ««I rostrum du COrpS CallcUX ferme,
Corne d'Ammon. (Pour le reste, foir la flg. 34, *"*'""*" r .^ ,.
p. 73). en avant, la scissure longitudi-
nale du cerveau. Mais, entre l'extrémité postérieure, large du corps calleux ou son bourrelet (splénium) et la face supérieure du cervelet, existe un étroit passage, qui permet au troisième ventricule de déboucher au dehors (dans la fig. 37, ce passage est représenté par une partie sombre, entre la glande pinéale et le bourrelet du corps calleux). Des deux côtés, il se convertit en fentes étroites, qui conduisent dans
1. Heichert, Bau des menscM. Gehirns, U, p. 63. — Mihalkovics, EniwicklungS' geschichte des Gehinis, p. 124 et suiv.