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CONSIDÉRATIONS SUR LA LOI DE LA SENSATION

mément à la formule ; un phénomène analogue se produisait : plusieurs anneaux paraissaient avoir des teintes à peu près égales ; puis à ceux-ci succédaient une série d'anneaux qui , à peu près égaux aussi entre eux pour la teinte , différaient notablement des premiers, et ainsi de suite. C'est là une confirmation négative de la formule.

Il est maintenant facile de reproduire au moyen de notre figure toutes les expériences précédentes. Car pour trouver trois anneaux gradués , étant pris arbitrairement l'anneau moyen , les anneaux intérieur et extérieur sont situés sur la figure à la même distance du premier. Soit , par exemple , donné l'anneau moyen 87<»59, correspondant au rayon de 44 millimètres et à la sensation XI, si partant du point marqué de ce chiff're on porte la même ouverture arbitraire de compas de part et d'autre sur la droite OD, on détermine deux anneaux. d'un éclat tel que l'éclat du premier leur est intermédiaire. Or, si l'on produit , au moyen de notre appareil primitif aux cartons mobiles, les anneaux correspondant aux nombres de degrés ainsi déterminés, et si on les donne à comparer, tout le monde, presque sans exception , les jugera parfaitement gradués.

Telle est la vérification à posteriori de la formule

s = log — ^ .

Considérations finales sur la loi de la sensation. — Avant de passer à un autre sujet , rappelons ce que nous disions dans les premières pages de ce mémoire. Pour fonder une physique des phénomènes internes, il faut arriver à leur appliquer

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une mesure; il feut arriver à pouvoir dire, par exemple , que telle sensation est double , triple , la moitié d'une autre. Cette question est maintenant résolue, sauf erreur, au moins pour les phénomènes de sensation de lumière blanche. Ainsi, si nous nous reportons à notre échelle, la sensation VI est double de la sensation III, triple de la sensation II, sextuple de la sensation I, la moitié de la sensation XII , etc. Un premier p^s est donc fait qui permet de remonter à la cause de cette sorte de sensation , et peut-être de la sensation en général. Notre but n'est pais pour le moment d'aller plus loin. Nous

ferons seulement observer que la loi s = log

ne permet pas de considérer S ou l'excitation, censég proportionnelle à la modification organique, comme la cause directe et immédiate de la sensation. Cette loi se rapproche par sa formule et sa portée de la loi de Newton sur le refroidissement. De part et d'autre il faut placer la cause du phénomène dans une rupture d'équilibre.

Ajoutons une dernière remarque; Cette loi, dont on est redevable à Weber, avait cependant été implicitement découverte avant lui, et, pour ainsi dire, dès l'antiquité , pour des ï)hénomènes du même ordre. En effet la science acoustique nous apprend que la hauteur d'un son , que le ton est proportionnel au logarithme du nombre des vibrations imprimées à l'air dans un temps donné * . Cette coïncidence est

•Comparer Fkchner, Op. cit. t. II, p. 163 sqq. On p*exprime pas ordiwairemont cette loi d'aeoustique de

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