LES FORMALITÉS LÉGALES ET ADMINISTRATIVES
Sommaire. — foi-maKWs. — Ignorance trop grande chez les médecins et les commissaires de police de la loi de 1838.
Placement d’office. — Formalités.
Placement volontaire. — Formalités.
Certificats du médecin. - Énumération des divers certiBcats. Garanties de l'a loi de 1838. Transformations du mode de placement. Le « livre de la loi ».
Comment il ne faut pas rédiger de certificat. - Se méfier de soi, du malade et des renseignements.
Comment ü faut le rédiges-. — Exemples. Avoir soin de signaler si on soupçonne la simulation. Ne jamais certifier que ce que l’on a constaté soi-même ou. dans un asile, après une observation prolongée du personnel, surtout pour l’épilepsie (simulation). Grande prudence quand il s’agit de répondre à des questions administratives. Prévoir le suicide ou le meurtre, les récidives, dans les certificats de sortie quand on a des raisons pour cela.
Rapports médico-légaux. - 11 n’y a pas de médecine légale, il n’y a que de la médecine. Distinction pratique entre le fou et le criminel. Déplacement souhaitable de la frontière entre les deux. Grande franchise du médecin : la clinique mentale est un art peu précis. n
Consultations écrites. ' “
Secret médical. — Précautions à prendre à l’asile pour le sauvegarder.
La plupart des médecins non aliénistes et des autorités, même des commissaires de police, ignorent comment il faut s’y prendre pour faire placer un aliéné dans un asile public ou privé soumis à la loi du 30 juin 1838. Ils ignorent à la fois la loi et les arrêtés administratifs qui régissent les différents asiles. Si bien que j ai vu plusieurs fois à Bicêtre des gens envoyés de très loin, de province, pour y entrer directement, ce qui est impossible. Sans exposer dans le détail la loi de 1838 que l’aliéniste de profession doit connaître et sur laquelle je ne ferai aucune critique, inutile dans ce livre pratique, je dirai seulement quelles sont les formalités pour faire « séquestrer » un aliéné, car pour le soigner chez lui, chez un parent, un ami ou dans une maison de santé ouverte, nulle formalité n’est exigée.
(1) Régis, Précis, p. 967. — A. Vallon, in Traité de Ballet, p. 1363. — Le texte de la loi de 1838 et du règlement administratif se trouve à la fin du Précis de Régis. Ghaslin. — Sémiologie. 58
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Il y a deux sortes de placements : le placement d’office et le placement dit volontaire. Les formalités sont les mêmes pour les aliénés, les épileptiques adultes, et pour les enfants, arriérés, idiots, épileptiques ou aliénés. Théoriquement on ne devrait faire entrer dans les asiles que les épileptiques qui ont des troubles mentaux. Pratiquement on peut y placer tous les épileptiques indistinctement. D’ailleurs ces troubles mentaux peuvent apparaître sans qu’on sache pourquoi chez des gens qui ont eu longtemps des crises convulsives seules.
Placement d’office. — L’aliéné fait du scandale dans les rues ou chez lui, menaçant la sécurité publique ou la sienne propre, la police l’arrête; à Paris, le commissaire de police fait une enquête et, s’il le juge à propos, l’envoie avec son rapport (1) à l’Infirmerie spéciale près de la Préfecture de Police.
Là il est examiné par les médecins de l’Inflrmerie, qui délivrent un certificat de placement à Sainte-Anne. Un arrêté du Préfet de Police ordonne le placement. A Sainte-Anne, le médecin de l’Admission examine denouveau le malade et, après certificat, l’envoie dans un des services de la Seine.
En province, le malade est examiné par un médecin requis par le maire et envoyé à Tasile sur un arrêté du préfet.
Placement volontaire. — La famille ou un ami amène le malade (2) à l’asile privé ou public, y signe une demande de placement (3) et fournit une pièce d’identité avec un certificat d’un médecin (4) qui a examiné le malade préalablement. Ce certificat sur papier timbré (sur papier libre, si le certificat a été fait à une consultation gratuite d’un hôpital public) ne doit pas avoir plus de 15 jours de date. La signature du médecin doit être légalisée par
(1) Pour le dire en passant, il est rare que ce rapport contienne quelque chose d’utile pour le médecin ; les dépositions des témoins, recueillies par le commissaire sont insignifiantes ; ceux-ci se bornent k dire très vaguement que l’aliéné a gesticulé, s’est livré à tel ou tel acte et que pour eux il est bien fou !
(2) Il faut que le malade ait son domicile de secours dans le département de la Seine pour entrer dans les asiles de la Seine volontairement ; pour la province, dans les départements qui ressortissent de l’asile où il doit entrer. Quand l’aliéné est placé d’ofdce, on le fait entrer naturellement à l'asile le plus proche, quitte à le faire transférer ensuite dans l’asile de son domicile.
(3) Le placement demandé par l’aliéné lui- même qui aurait « conscience » de son état et voudrait se faire traiter n’est pas admis par la loi (c’est une lacune) : il faut que ce soit un tiers qui signe la demande.
(4) Ce médecin ne peut être attaché à l’établissement, ni parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclusivement des chefs ou propriétaires de l’établissement ou de la personne qui signe la demande de placement.
FORMALITÉS
le commissaire de police de son quartierou par le maire en province. Le certificat certifie l’aliénation, l’idiotie ou l’épilepsie, et la nécessité de placer le malade dans un asile spécialement consacré aux affections mentales (il suffit à Paris de mettre : dans un asile spécial) (1).
Certificats. — Tout médecin praticien pouvant être appelé à rédiger un certificat de ce genre doit savoir le faire correctement, ainsi que tous les certificats d’aliénation ou autres que les familles peuvent demander. Les règles de cette rédaction sont à peu près les mêmes que celles des certificats que doit rédiger le médecin d’asile.
Ces derniers certificats sont : 1“ celui dit immédiat ou des 24 heures; 2° celui de quinzaine, au bout de quinze jours de l’entrée du malade; 3“ ceux demandés par les autorités (2) pour se rendre compte de l’état de l’aliéné, quand celui-ci ou une personne réclame sa sortie, quand les affaires ou les intérêts sociaux, familiaux, pécuniaires, etc., du malade rendent nécessaire la connaissance exacte de l’état intellectuel de celui-ci (3); 4“ les certificats semestriels (30 juin et 31 décembre), très succints, sur tous les malades du service; 5° enfin ceux que véài^e spontanément le médecin, propositions de mise en liberté pour guérison ou amélioration, transfert dans un autre asile, état inoffensif, etc.
Le malade cesse en effet, d’après la loi, d’être retenu dès que le médecin a déclaré la guérison obtenue. Pratiquement, quand le malade a été placé d’office à la suite de violences, la Préfecture de Police, à Paris, envoie un de ses médecins, dits inspecteurs, examiner le malade. Ce médecin rédige un rapport et la Préfecture suit l’avis qui lui plaît, quand l’inspecteur est en désaccord avec
(1) Le placement volontaire des enfants à, Bicêtre et à la Salpêtrière n’est plus admis à la suite d’une délibération du Conseil général. Ils doivent tous passer par Sainte-Anne. C'est donc à cet asile qu’il faut que les parents de l’enfant l’amènent avec les pièces indiquées ci-dessus. Mais ils peuvent demander son envoi à Bicétre ou à la Salpêtrière.
(2) Ces mêmes autorités sont chargées de visiter les asiles publics ou privés. Ce sont : le ministre de l’intérieur ou ses délégués, le préfet (et le préfet de police à,
^ Paris) ou ses délégués, le président du tribunal, le procureur de la République, le juge de paix, le maire de la commune. En outre la commission de surveillance et une délégation du conseil général visitent les établissements publics. On voit toutes les garanties offertes par la loi de 1838.
(3) Les demandes directes de certiQcats par les familles pour un aliéné interné doivent toujours être repoussées. Les certificats doivent être demandés par l’intermédiaire de la Préfecture du département (à Paris, de la Seine), cela pour sauvegarder les intérêts du malade, même en interdit, placé sous la sauvegarde de la loi-
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le chef de service; le Préfet de police a en effet seul le droit (ou le ministre de l’Intérieur ou le président du Tribunal civil) de prononcer la sortie de l’aliéné sous sa responsabilité. Le médecin propose et le Préfet dispose. A chacun son rôle.
On peutaprès évasion de V aliéné védô^avxm certificat dit deréintégration, c’est-à-dire demandant à la police de rechercher le malade, si le médecin le juge nécessaire. H y a encore le certificat de transformation du placement volontaire en placement d’ offce^ si le médecin veut s’opposer à la sortie du malade réclamée par sa famille, s’il juge qu’il y ait danger pour la sécurité du malade ou du public. Car la personne qui a signé la demande de placement a le droit de faire sortir quand elle veut son malade, même contre l’avis du médecin, à moins que celui-ci ne prenne la mesure indiquée ci-dessus. Le certificat indique le danger et propose au Préfet de maintenir le malade d’office, c’est-à-dire malgré la famille. Quand le médecin ne le fait pas, mais qu’il juge seulement la sortie inopportune ou nuisible à la santé du malade, il peut, pour sauvegarder sa responsabilité, rédiger un certificat constatant que c’est ses conseils que l’aliéné est repris par
sa famille.
Tous ces certificats du médecin d’asile sont transcrits sur un registre officiel coté, paraphé par le maire, et soumis au visa de toutes les autorités qui ont la charge de la surveillance, particulièrement le procureur de la République. On l’appelle dans les asiles le « livre de la loi ».
Comment il ne faut pas rédiger un certificat. — Je ne crois pas avoir à dire que, sous aucun prétexte, on ne doit donner de certificats de complaisance, par exemple pour placer dans des asiles de pauvres diables sans ressources (on est encore très souvent sollicité de cette sorte à Bicêtre et à la Salpêtrière). Je crois inutile aussi de recommander de toujours examiner soi-même le malade et de ne jamais s’en rapporter aux renseignements, fussent-ils donnés par un confrère.
Il arrive encore dans les consultations, cela se voit plus fréquemment qu’on ne croit, qu’un individu vienne demander un . certificat de non aliénation au médecin : il le prie de constater qu’il est absolument sain d’esprit. Cela est suspect ; ce sont généralement des aliénés dits raisonnants qui, en contestations avec leurs proches, le gouvernement ou la justice, prétendent avoir été séquestrés arbitrairement et veulent se servir de ce certificat
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comme d’une arme. Ils savent dissimuler leur délire avec un art consommé.
1° Il ne faut pas rédiger des certificats d’intégrité intellectuelle en déclarant l’individu examiné parfaitement sain d’esprit. Personne n’en sait rien, et ce serait faire preuve d’une bien grande naïveté, même si l’on croit réellement que la personne qui vient se faire examiner jouit, comme on dit, de toutes ses facultés.
2“ Quant aux autres certificats d’aliénation, il ne faut pas mettre pour tout diagnostic : est atteint de trouble mental ou est atteint de délire ou une chose vague analogue. Il ne faut pas mettre pêlemêle les renseignements de seconde main fournis par la famille et ceux donnés par l’aliéné sur le même plan que les faits constatés objectivement. Il ne faut pas déclarer incurable une maladie qu’on a vue superficiellement, ni dangereux un aliéné ou un enfant que son âge rend incapable de nuire ou que des circonstances insuffisamment élucidées paraissent vaguement rendre suspect au point de vue de la sécurité. 11 ne faut surtout pas croire aveuglément les renseignements de la famille, surtout s’il s’agit des enfants. J’ai vu pour ma part plusieurs fois des familles accuser leur enfant de tous les vices et désordres mentaux pour le placer à Bicêtre ou à la Salpêtrière. L’enfant étant entré dans le service sur le certificat d’un médecin qui avait pris pour argent comptant les dires de la famille, cet enfant, dis-je, observé soigneusement, ne présentait rien. Dans ces cas il faut distinguer deux ordres de faits parfois mélés : d’une part l’ignorance des premiers principes de l’éducation amenant les parents, nerveux ou alcooliques par surcroît ordinairement, à se conduire envers leur enfant de telle sorte que celui-ci, ahuri et nerveux, mal élevé, se conduit mal par réaction ou exagère ses défauts, et d’autre part le mensonge effronté de parents ou de beaux-parents qui veulent se débarrasser d’enfants très suffisamment normaux. L’entrée dans l’asile de ces enfants n’est pas un très grand mal, puisqu’ils ont été soustraits à un milieu malsain : mais c’est bien plutôt à une société d’assistance qu’il faut les confier tout de suite. Pour les épileptiques, à moins d’avoir assisté à une crise, il est tout à fait imprudent de mettre sur un certificat : atteint d’épilepsie. Enfin il y
a bien d’autres manières de mal faire les certificats, même quand On sait les faire!
Comment il faut rédiger un certificat. — 1“ Certificat d’intégrité NTELLECTUELLE. — Si Oïl ne peut ou ne veut pas le refuser, ce qui
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est tout de même préférable, et si réellement le client n a rien révélé d’anormal, bien qu’une pareille demande soit des plus suspectes (1), on peut, je pense, s’en tirer de la façon suivante en n’énonçant que les faits :
Je soussigné.... ai reçu aujom-d’hui la visite de M. Un Tel, venant me demander de constater l’intégrité de ses facultés intellectuelles. Je certifie que pendant la durée de mon examen (de telle heure à telle heure), il ne m’a été donner de constater chez M. Un Tel aucun signe apparent de trouble mental.
Si le client se contente de ce certificat, c’est très bien ; s’il veut plus, on n’a qu’à refuser catégoriquement.
2° Certificat de placement. — Le médecin praticien devra faire très attention , car il a moins de temps pour examiner le malade et se faire une opinion que le médecin d’asile, et aussi parce qu’il doit conclure ferme à l’internement. Il ne devra, pour motiver l’internement, se fonder que sur des faits constatés directement par lui-, il suffit d’énumérer les symptômes; le diagnostic précis est inutile, d autant plus qu’il n’est pas toujours assuré. On peut, si l’on veut, mentionner les renseignements fournis par la famille ou par d’autres ou même par le malade, mais en leur donnant l’importance subordonnée qu’ils doivent avoir, par exemple :
Je soussigné. Docteur en médecine, certifie que M. Un Tel (noms, prénoms, âge, denieure ) (2) présente des lacunes considérables de la mémoire; il fait des erreurs de jugement, ne sait plus où il se trouve, ni la date exacte. 11 est indifférent à 1 examen et satisfait plutôt, même quand on essaie de lui faire constater ses pertes de souvenirs et les erreurs de ses jugements. Sa parole est légèrement embarrassée et les pupilles un peu inégales sont très paresseuses à la lumière. Sa femme dit qu’hier il a voulu se précipiter sur elle et avoir des rapports avec elle devant son frère et sa sœm-. 11 y a quelques jours il se serait perdu danslarue.
Le trouble mental présenté par M. Un Tel nécessite le placement dans une maison spécialement destinée au traitement des affections mentales (ou plus simplement — dans une maison spéciale).
Paris, le
Signature.
(1) Tous les gens que j'ai vus venir me réclamer des certificats de ce genre étaient des persécutés raisonneurs ou interprétants. 11 va sans dire que je ne leur ai pas donné de certificat!
(2) n est souvent utile, quand on ne connaît pas les gens, de se faire présenter une pièce d identité ; on ajoute alors : a d’après le livret de mariage, le livret militaire, » etc. Pourtant c’est l’asile privé ou public qui doit s’assurer de l’identité du malade.
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Autre exemple :
Je soussigné, Docteur en médecine, certifie avoir examiné aujourd’hui M“' Une Telle (âge, demeure). Son mari, qui l’amène, raconte qu’elle ne' dort pas depuis longtemps, qu’elle parle la nuit; elle se plaindrait des voisins et aurait même été les dénoncer au commissaire. une Telle se plaint à moi que les voisins au-dessus d’elle lui parlent la nuit par la télégraphie sans fil, l’injurient, la menacent et lui envoient des odeurs épouvantables. On a essayé aussi de l’empoisonner et on lui lance des étincelles qui piquent la peau. Elle ne sait pourquoi on fait tout cela; mais c’est à l’instigation de M. X. qui dirige toute la bande. Elle avoue avoir giflé dans l’escalier une personne qui descendait, et qui l’a injuriée, dit-elle. — 11 s’agit donc bien ici d’un délire de persécution nécessitant le placement de la malade dans un asile spécial consacré aux troubles mentaux. *
3° Certificats faits a l’asile. — Quelques médecins se croient obligés de faire un diagnostic dès le premier certificat d’entrée. En ce qui me concerne, je ne le fais qu’à bon escient, car je n’aime pas à me contredire dans mes certificats successifs, bien que cela m’arrive comme à tout le monde. Je pense que le certificat doit refléter dans toutes ses nuances l’opinion exacte que le médecin d’asile se fait du malade qui lui est confié. Quand le médecin est certain, il affirme ; quand il doute, il se garde bien d’affirmer. Il n’a pas à tenir compte des certificats antérieurs à l’admission qui lui sont communiqués, même quand ils viennent de la Préfecture ou de Sainte-Anne. Pour ma part, tout en les consultant et ayant pour ceux qui les ont rédigés toute l’estime due à d’éminents collègues, je crois devoir faire abstraction de leur opinion. On me demande la mienne, et non pas la leur. Tant pis pour moi si je me trompe en n’étant pas d’accord avec eux. D’ailleurs il suffit pour le premier certificat d’exprimer un doute et la nécessité d’une observation prolongée. Gela veut dire que le médecin n’est pas fixé. Par exemple, j’ai reçu à Bicêtre un vieillard qui m’était envoyé par la Préfecture et Sainte- Anne comme persécuté. N’étant pas édifié par mon .examen, je fis un certificat d’attente: « Je certifie que X... m’a raconté l’histoire de ses démêlés dans la maison de Y. d’où il sort. A observer (1). » Quelques jours après (ayant examiné le vieillard tous les jours), je fis le certificat suivant: «M’a raconté ses démêlés toujours de la même façon. 11 m’est impossible
^ (1) Je cite ces certificats de mémoire.
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de me prononcer sur l’état mental de ce vieillard sans des renseignement portant sur les points suivants :
La Préfecture m’ayant envoyé les renseignements que je contrôlai d’autre part en faisant venir le fils du malade, je pus à la quinzaine faire un certificat où j’exprimais une certitude.
Si on soupçonne la simulation, il est prudent de le mettre dans le certificat en le rédigeant.joar exemple, delà façon suivante ;
« Un tel fait ceci ou cela ou dit ceci et cela ou ne répond à ou dit qu’il ne se souvient pas de ce qui s’est passé, etc. Est-ce A observer. » ,
aucune question un simulateur?
Pour les épileptiques, jenemets jamais: « est atteint d’épilepsie»,
sur le certificat d’entrée, à moins que je ne sois sûr de mon faitmais bien userait atteint d’épilepsie ; à observer » ; car l’entrant peut être un hystérique, un paralytique général tout au début à crises convulsives ou un urémique ou un simulateur qu’il faut prendre le temps d’examiner. Pour le certificat de quinzaine et jusqu’à ce que je me considère comme pleinement édifié, je mets • « a présenté depuis son entrée tant de crises d’apparence convulsive épileptique constatées par le personnel du service ». Et bien m’en a pris plusieurs fois d’agir avec cette prudence.
On reçoit souvent des demandes de certificat de la Préfecture (de la Seine) pour différentes affaires qui touchent aux intérêts pecuniaires ou familiaux du malade. Par exemple, on demande l’état du malade en vue de la vente de son mobilier . Il convient de ne jamais répondre par « on peut enlever le mobilier », mais bien par un diagnostic et un pronostic qui doivent être très réservés, même s’ils’agit de paralytiques généraux. Car il y adesi’éwmmns a surprises, permettant la sortie, et on juge quel effet cela peut p^duire sur le malade de trouver ses affaires vendues. Il est très
difficile aussi derépondre vraiment à laquestion de savoir si unaliéné peut témoigner en justice ou donner sonconsenternent àun mariage.
A moins qu’on ne se trouve en présence d’une rémission, il me parait préférable de considérer l’aliéné comme incapable, excepté s il s’agit d’un épileptique non dément et sans trouble mental actuel. Quant à l’interdiction, c’est encore une question de diagnostic et de pronostic.
Pour le service militaire, il est bien évident que l’aliéné ou l’épileptique ne peut en faire, mais on devra refuser un certificat à
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tout individu qui a/%MeFépilepsie sans qu’on ait constatéles accès.
Il y a encore quelques précautions à prendre dans la rédaction de certains certificats. Ainsi un aliéné manifeste à l’entrée quelques idées vagues de suicide. Il est bon de les mentionner et d ajouter qu’d sera l’objet d’une surveillance étroite. Un aliéné avec idées ou tentatives de suicide, avec menaces ou actes de violence, vient à guérir. Dans le certificat il est prudent, après avoir déclaré la guérison et proposé la sortie, d’ajouter qu’on ne répond pas de l’avenir et que si le malade récidive, ce qui est possible ou probable (suivant la torme), il pourra avoir les mêmes idées ou se livrer aux mêmes tentatives de suicide ou d’homicide. Cela est particulièrement important pour les alcooliques.
Et, malgré toutes ces précautions, il arrive quelquefois de se tromper ou d’être roulé par un simulateur.
Rapports médico-légaux. — J. Falret disait que la médecine légale n existait pas. Cela est très vrai ; il n’y a que de la médecine. Cela veut dire que le médecin doit rester médecin et ne pas faire le magistrat en entrant dans les questions de responsabilité, qui ne le regardent pas et qui sont d’ailleurs illusoires. En attendant que la législation soit réformée rationnellement et que le service général de protection sociale soit réorganisé sur des bases plus solides, le médecin n’a qu’à dire si l’inculpé est aliéné ou non. Il y a ici une première difliculté : le médecin doit-il considérer les criminels ou délinquants comme des aliénés, ou tout au moins comme des anormaux? Il semble bien que l’affirmative s’impose dans nombre de cas (je ne rechercherai pas lesquels ici). Mais la loi fait une distinction entre les deux sortes d’anormaux, aliénés et criminels.
Le médecin n a qu’à s’incliner, d’autant plus que pratiquement on ne peut traiter de même les deux catégories (Voir plus haut aux lypes cliniques, p. 524). Une seconde 'difficulté vient de ce qu’on appelle la responsabilité aUé7iuée-,y ; les individus délinquants, sur le bord de l’aliénation, déséquilibrés, détraqués, impulsifs, hystériques, sont assez malades pour n’être pas tout à fait « responsables » et pas assez pour n’être pas tout à fait « irresponsables». Cela entraîne une atténuation de la peine. Et le magistrat demande si l’individu rentre dans cette catégorie, bien qu’il ne soit nullement question dans le code de responsabilité atténuée, pas plus que de responsabilité. Le médecin peut s’en tirer en disant qu’effectivement l’inculpé est un détraqué ou un impulsif.
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et rentre dans la catégorie à laquelle on applique habituellement l’atténuation de la peine. Mais, comme je l’ai déjà dit, il peut aller au delà et devancer un peu la réorganisation du code en indiquant que l’application d’une peine assez sévère serait d’un heureux effet comme traitement moral. Je vais même encore plus loin : j’estime que les aliénés dits raisonnants retireraient plus de profit d’être considérés comme « responsables », et livrés au bras séculier tout comme les anormaux criminels. La perversion intellectuelle du raisonneur est difficile à faire comprendre aux personnes étrangères à l’aliénation, tellement elle ressemble à ce qu’on appelle la fausseté d’esprit, avec ses accompagnements d’amour effréné de la logique et de prétentions à l’infaillibilité, fausseté que l’on admet ne pas rentrer dans l’aliénation (1). Je crois donc que le médecin peut considérer comme punissables ces raisonneurs, à condition pourtant qu’il n’y ait vraiment aucune idée délirante énorme, évidente. J’ai déjà insisté sur tous ces points. Mais il y a chez ces détraqués, hystériques, etc. , qui sont, comme on l’a dit, le borderland of insanity, une troisième difficulté, bien grande parfois, que l’expert doit surmonter : illuifaut apprécier jusqu’à quel point l’inculpé est malade ou anormal. C’est ici qu’il faut que le médecin expert (toujours à mon avis) ait le courage, le cas échéant, de ne pas trancher les choses et d’avouer qu’il ne sait pas. C’est ici qu’il doit indiquer les probabilités ou les possibilités, en se souvenant que la clinique mentale est un art peu précis qui trop souvent ne porte pas plus loin que ce qu’on appelle la connaissance de la vie et des hommes. Qu’il se garde bien surtout d’abuser de ce qu’on appelait autrefois les stigmates physiques de dégénérescence pour faire envoyer dans les asiles des gens qui n’y sont pas à leur place. Les magistrats, m’a-t-on assuré, aiment au contraire un rapport net et catégorique. L’expert le fera tel assurément s’il y a lieu; mais s’il n’y a pas lieu, qu’il donne son opinion comme il l’a : si tous les médecins agissaient ainsi, les magistrats feraient bien vite leur éducation.
Consultations écrites. — Dans bien des circonstances, conseil judiciaire, interdiction, affaires d’intérêt, etc., le médecin aliéniste est appelé par les familles à fournir une consultation écrite qui porte sur le pronostic ou sur le traitement en particulier, bien
(1) Ce sont presque toujours des raisonneurs qui donnent lieu aux histoires de séquestration arbitraire.
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entendu après un exposé du diagnostic. Je n’ai pas à m’étendre longuement sur la manière de la rédiger, car les mêmes précautions doivent être prises que pour un certificat, dont elle ne diffère que par la forme et la longueur.
Secret médical. — Le médecin en ville l’observe comme pour toute autre maladie ordinaire. A l’asile ou dans la maison de santé privée ce secret n’existe pas vis-à-vis des autorités chargées de la surveillance. Vis-à-vis du public, il y a certaines précautions à prendre pour le sauvegarder. Les parents immédiats et l’époux ou 1 épouse viennent voir l’aliéné, reçoivent ses lettres, lui écrivent, après entente avec le médecin (qui leur conseille au besoin de s’en abstenir pour le traitement), et ils désignent les personnes qu’ils autorisent à voir le malade. Dans le cas de placement volontaire, c est la personne qui a signé la demande qui désigne les visites permises, de concert avec le médecin. Toutes les autres personnes, même de lafamille, se voient r-e/Mse?* l’entrée de l’asile (1) et tous renseignements sur l’état du malade et même sur sa présence à l’asile.
Les lettres du malade adressées aux autorités énumérées plus haut doivent toujours être transmises, c’est dans la loi. Mais toutes les autres doivent être retenues,-sauf celles adressées aux personnes autorisées comme ci-dessus.
Il y a déjà bien longtemps on a pu voir, sur les murs des maisons d’un quartier de Paris, les affiches de candidature, au Conseil municipal, je crois, d’un aliéné enfermé dans un asile. Cette campagne électorale n’était pas faite pour calmer 'cet aliéné, qui était un raisonneur très excité, ni pour sauvegarder le secret à son égard. Mais c’était à l’insu du médecin que la chose s’était passée.
(I) Cela même est le plus souvent indispensable pour le traitement, car bien des maladroits ou des malintentionnés peuvent exciter le malade ou lui procurer une exacerbation de son délire, ainsi que je l’ai constaté.
TABLE DES OBSERVATIONS
Affaiblissement de la mémoire, 91.
A . — Esprit normal.
Mémoire précise, 83.
Ad . — Obsession, 567.
AU . — Délire infectieux.
Perte de la mémoire, 89.
Ama — — Délire épileptique.
Hallucinations visuelles, 128.
Ami.... — Arriération mentale.
Fugue, 51.
Ant . — Hébéphrénie.
Mimique apparente sans émotion, 34.
Anto — — Folie systématisée de persécution. Débilité mentale.
Idée.s de grandeur, 153.
Arc . — Paralysie générale.
Perte de la pudeur, 235 (en note).
Arj . — Hébéphrénie.
Indifférence émotive, 33.
Sourire, 33.
Indifférence sentimentale, 49.
Inertie intellectuelle, 73.
Ast . — Délire épileptique.
Perte de mémoire, 89, 96.
Délire épileptique, 386.
Aub. ... — Délire par auto-intoxication.
Attention, 76.
Aum ... — Démence artério-scléreuse.
Apraiie, 213.
B . — Folie circulaire.
Érotisme, 47.
Folie circulaire, 657.
B. .Ad. — Instabilité mentale. Escroquerie, 516.
Ba . — Neurasthénie.
Diminution de l’imagination,
Ban . — Folie du doute, 375.
Bar . — Délire hallucinatoire alcoo¬
lique.
Suicide, 42.
Bas . — Délire hallucinatoire alcoo¬
lique avec confusion.
Incohérence avec stagnation,
Affaiblissement de la mémoire, 89.
Troubles de l’attention, 78.
Délire alcoolique avec confusion, 301.
Bas.. T. — Démence épileptique, 401.
Bau . . J . — Paralysie générale, 429.
Bea...A. — Obsessions, 563.
Bed . — Folie systématisée de persé¬
cution, 676.
Bel.Jean — Hébéphrénie.
Catalepsie, 212.
Hébéphrénie, 778.
Bel.M“». — Obsessions, 350.
Ber.. H. — Folie systématisée de persécution, 703.
Berr .... — Alcoolisme chronique.
Hallucinations persistantes,
Bes . — Neurasthénie.
Hallucinations auditives, 127.
Hallucinations visuelles, 130.
Bia . — Folie de persécution. Débilité
mentale.
Hallucinations psycho-motrices, 134.
Bis . — Obsession.
Obsession, 182.
Impression du réel, 186 (en
TABLE DES OBSERVATIONS
Incertitude, 204.
Impulsions obsédantes, 206.
Bis... S. — Alcoolisme chronique.
Alcoolisme pris pour paralysie générale, 297.
Ble . — Paralysie générale.
Diagnostic avec la confusion,
Bo . — Delire hallucinatoire alcoo¬
lique.
Reliquat de délire de rêve,
Boi . — Délire hallucinatoire alcoo-
Attention, 78.
Délire hallucinatoire alcoolique, 299.
Bon — Démence.
Incohérence, 70.
Bor . — Folie systématisée de persécu¬
tion. Débilité mentale.
Suicide, 44.
Hallucinations auditives, 124,
Idées de persécution, 143.
Folie systématisée de persécution, 697.
Bot . — Stupeur émotive.
Mimique absente avec émotion, 33.
Troubles mentaux par choc émotif, 373.
Bou — Alcoolisme chronique.
Perte de mémoire, 89.
Démence, 246.
Bou.. H. — Démence artério-scléreuse.
Engouement, 39.
Persistance du langage, 198.
Démence artério-scléreuse,
Bou..L. — Épilepsie.
Impression du déjà vu, 101.
Bré . — Délire infectieux, 345.
Bro . — Débilité mentale, 540.
Bru . — Syphilis cérébrale, 443.
Bru.M"* — Démence sénile.
Perte de mémoire, 92.
Pseudo-souvenir, 93.
Bur . — Obsession, 567.
But . — Démence épileptique, 398.
By . — Paralysie générale.
Troubles de la reconnaissance, 100.
G . — Démence suite de mélancolie,
Cal . — Mélancolie.
Tristesse, 24.
Humilité, 25.
Indifférence émotive, 32.
Dépression, 63.
Troubles de l’attention, 80.
Paresse de mémoire, 90.
Idées d’expiation, 147.
Affaiblissement de la volonté ,
Gap-.. . . — Hébéphrénie, 773.
Gau . — Idiotie microcéphalique, 495.
Gh . — Esprit normal. Fatigue.
Erreurs de reconnaissance,
Gha..L. — Paralysie générale.
Pseudo-souvenirs, 94.
Désorientation, 118.
Idées de grandeur, 151.
Gha . Léon-François. — Délire de
persécution et de grandeur incohérent. Déséquilibre mental. Alcoolisme chro-
Alcoolisme hybride, 317.
Gha..M. — Obsession, 569.
GJia..R.. — Mélancolie avec stupeur.
Stupeur, 220.
Ghau ... — Obsession, 6.
Ghu .... — Paralysie générale, 423.
Glé . — Délire de persécution alcoo¬
lique, 302.
Go . — Paralysie générale.
Golère, 30.
Souvenir inexact, 96.
Idées érotiques, 171.
Goc . — Tumeur cérébrale, 467.
Goh . — Démence sénile.
Affaiblissement de l'imagination, 105.
G0I...M. — Obsession, 575.
G0U..H. — Hébéphrénie, Tlk.
G0U..J. — Obsession, 555.
G0U..M. — Idiotie mongolienne, 497.
Got . — Délire épileptique, 387.
Idées de négation, 165.
Got. .T.. — Paralysie générale.
TABLE DES OBSERVATIONS
Cro — Paralysie générale.
Stéréotypie, 209.
D . — Paralysie generale.
Augmentation de l’activité,
Augmentation de l’imagination constructive, 104.
D’Am... — Folie systématisée de persécution, 718.
Dan .... — Hystérie.
Troubles de l’attention, 76.
Dar . — Folie de persécuHon.
Idées de grandeur, 153.
Raison et folie, 191.
Deb . — Folie à double forme, 655.
Dec - — Démence.
Inertie intellectuelle, 74.
Démence, 240.
Dec. .0. — Folie de persécution avec interprétations, 728.
Del . — Arriération mentale.
Fausseté du jugement, 114.
Del.. A. — Épilepsie. Folie de persécu- ' lion, 405.
Delm... — Démence épileptique.
Oubli, 92.
Delo - — Folie discordante.
Négativisme, 56.
Troubles de l’attention, 80.
Folie discordante, 799.
Delz — — Débilité mentale.
Langage inapproprié, 195.
Der..O. — Folie discordante verbale.
Langage inventé, 108.
Folie discordante verbale.
Délire hallucinatoire alcoo-
Dor - — Arriération mentale, 6.
Dor..C. — Folie systématisée de persé¬
Dor..E. — Paralysie générale.
Joie, 21.
Dub - — Paralysie générale.
Idées de grandeur, 151.
Duc ... — Démence sénile, 474.
Duf . — Hypocondrie. Débilité men¬
tale.
Idées hypocondriaques, 160.
Dumn.... — Hébéphrénie.
Négativisme, 55.
Stupeur, 219.
Dumo... — Folie des persécutions.
Hallucinations auditives, 122,
Dur . — Folie systématisée de persé¬
cution.
Idées de persécution, 143.
Idées de défense, 151.
.0. — Folie raisonnante, 534.
Em . — Folie systématisée de persé¬
cution.
Erreurs de jugement, 115.
Délire d’interprétalions, 146.
Emi .... — Neurasthénie.
Angoisse, 26.
Esc . — Démence sénile, 475.
Et . — Délinquence, 521.
Ev . — Paralysie générale, 409.
Der..P.. — Hébéphrénie.
Ralentissement intellectuel,
Hébéphrénie, 776.
Des . — Folie du doute, 577.
Dib . — Paralysie générale, 421.
Die . — Démence épileptique, 396.
Dod . — Démence sénile et alcoolique.
Erreurs de jugement, 112.
Dol . — Délire hallucinatoire alcoo¬
lique.
Hallucinations visuelles, 127.
Idées de persécution, 140.
F . — Paralysie générale, 409.
Far . — Paralysie générale, 418.
Fau.M"® — Obsession.
Crainte systématique, 205.
Fay.... — Folie systématisée de persé¬
Colère, 30.
Troubles de la sensibilité générale, 132.
Idées de persécution, 144.
Fay. .A. — Paralysie générale, 427.
Flu . — Délire épileptique.
TABLE DES OBSERVATIONS
Troubles de la reconnais-
Foe — Arriération mentale .
Fugue, 51.
Suicide, 51.
Fos . — Paralysie pseudo-bulbaire.
Démence artério-scléreuse.
Fausse mimique, 35.
Démence artério-scléreuse.
Fou . — Hallucinose, 839.
Fra... . — Imbécillité.
Gloutonnerie, 39.
Imbécillité. 487.
Fri . — Hébéphrénie, 788.
Gai . — Paralysie générale.
Joie, 21.
Incohérence avec excitation,
Gan — Folie de persécution, 681.
Gar. E. — Folie aiguë. Débilité men¬
tale.
Grandeur, 152.
Démence (Diagnostic). 253.
Folie aiguë, 766.
Gar.. G. — Délire épileptique, 388.
Gar...I. — Folie systématisée de persécution. Débilité mentale.
Haine, 31.
Gar.. O. — Paralysie générale.
Idées de grandeur, 151.
Gard . — Alcoolisme chronique hy¬
bride.
Joie, 20.
Tendresse, 22.
Incohérence avec excitation.
Troubles de l'attention, 77.
Hybride de l’alcoolisme, 319.
Geo . — Catatonie, 819.
Ger . — Hébéphrénie.
Idées d’auto-accusation, 156.
Gil.., M'”'. — Folie systématisée de per¬
sécution.
Mémoire, 87.
Hallucinations auditives, 122, 123, 124, 125.
Hallucinations visuelles, 129.
Hallucinations de l’odorat.
Hallucinations de la sensibilité générale, 132.
Idées érotiques, 172.
Gil . — Débilité mentale. Suicide.
Oubli antérieur et postérieur, 97.
Giq . — Puérilisme, 260.
Giv . — Folie discordante verbale.
Langage de perroquet, 196.
F olie discordante verbale, 803.
Go . — Folie systématisée de persé¬
cution, 689.
God . — Démence vésanique.
Démence, 243.
Goe . — Turbulence épileptique, 404.
Gon . — Tic, 587.
Gon.. Auguste. — i'sÿc/iose de Korsakoff alcoolique.
Pseudo-souvenir, 93.
Psychose de Korsakoff alcoolique, 306.
Gou . — Alcoolisme chronique. Obses¬
sion. Suicide.
Suicide, 43.
Impulsion, 206.
Gou.. E. — Folie systématisée de persécution.
Excitation, 62.
Pseudo-incohérence, 72.
Rapport des. hallucinations avec les sentiments, etc,
Gouj — — Débilité mentale. Épilepsie.
Mimique incomplète, 34.
Gr . — Délinquence, 516.
Gro., M"«. — Démence sénile, kTi.
Gu . — Mélancolie.
Idées d'auto-accusation, 156.
Idées hypocondriaques, 161.
Gue . — Paralysie générale.
Fugue, 51.
Gui . — Démence simple chez un désé¬
quilibré, 848.
Guit.. M“'. — Épilepsie et folie de persécution, 405.
Guit - — Paralysie générale.
Chagrin, 24.
H . — Criminalité, 508.
Hal . — Délire de persécution alcoo¬
lique, 303.
TABLE DES OBSERVATIONS.-
Hard — — Démetice arlério-scléreuse.
Oubli, 90.
Harin... — Idiotie.
Langage en écho, 197.
He . — Neurasthénie.
Pseudo-hypocondrie, 163.
Hei . — Démence sénile .
Pseudo-souvenirs, 94.
Troubles de la reconnaissance, 100.
Syndrome de Korsakoff, 259.
Déinonco sénile, 5.
Her . — Ancienne épileptique. Plus
d'accès depuis trois ans.
Démence sans ralentissement avec stéréotypies, 407.
Hol . — Alcoolisme chronique. Con¬
fusion alcoolique. Pachyméningite, 314 .
Hou - — Paralysie générale.
Suicide, 42.
Paralysie générale, 420
Hui . — Folie intermittente.
Dipsomanie, 40.
Fugue, 51.