À pentages sont faits par les chefs de cantonnement
Dans les bois des particuliers, ils sont faits par des géomètres PERS choisis par les propriétaires ; les préposés sont leurs auxiliaires dans ces opéra
tions.
Dès qu'un garde sait qu'on va procéder à l'arpentage des coupes de son triage, il doit rechercher les piquets de la dernière coupe, ainsi que les parois et corniers. On appelle parois des arbres qui se trouvent sur la ligne séparative de deux coupes et que l'on conserve comme points de repère. Les corniers sont des arbres qui se trouvent à l'angle de deux lignes séparatives.Les parois sont marquées aux corps du côté de la coupe qu'ils délimitent. Les corniers sont aussi marqués au corps, dans la direction des lignes dont ils occupent le point de jonction. Quand il aura reconnu toute la ligne, le garde plantera des jalons contré les piquets et les arbres de limite. Si la tranchée est trop longue pour qu'une des extrémités puisse être aperçue de l’autre, il placera des jalons intermédiaires, de manière qu'ils se trouvent sur la ligne droite qui joint les deux piquets entre eux.
Un garde doit connaître la position qu'oceupera la coupe à asseoir ; il préparera le travail de l'arpenteur en dégageant autant que possible le périmètre de cette coupe; il élaguera les brins traînants, débarrassera les bornes, s'il en existe, des herbes et ronces qui les cachent ; si la ligne est obstruée par des bois de la coupe en exploitation, il obligera les adjudicataires à les faire immédiatement enlever.
Lorsque l'agent chargé de l'arpentage aura indi-
196 SYLVICULTURE qué le jour et l'heure de son arrivée, les gardes qui sont désignés pour l'assister s'entendront pour être munis des instruments nécessaires ; il est d'usage que le garde du triage soit chargé de porter une hache, s'il en est besoin ; les gardes voisins se muniront alors de bonnes serpes. Si l'on opère dans des taillis un peu forts ou dans des futaies, il sera bon d'avoir deux ou plusieurs haches. Un sabre d'abatage ou briquet est très commode pour parer la ligne, enlever les brindilles et les feuillages qui masquent les jalons. Tous ces instruments doivent être bien tranchants et solidement emmanchés.
Les jalons seront, autant que possible, choisis parmi les brins les plus droits; les deux extrémités seront taillées en pointe.
Les piquets destinés à marquer les extrémités des lignes doivent avoir au moins 15 à 20 centimètres de circonférence, leur longueur est proportionnée à la profondeur du sol, la tète est taillée carrément pour porter l'empreinte du marteau de l'arpenteur, ils sont enfoncés dans le sol avec le talon de la hache. Ces piquets doivent, autant que possible, être en chène, châtaignier ou autres bois durs: ceux de bois blanc, de charme et de hètre se pourrissent avant l'époque du récolement,
Quand l'arpentage est terminé, le garde du triage entoure les parois etles corniers d'un lien, de ma-