‹ Éléments de télégraphie sous-marine [microforme]Chapitre 10 sur 21 · SR · texte numérisé non relu

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(1) Nous avons fait quelques essais, M. Galy-Cazalat et moi, avec

; la gomme élastique; mais nous ne les avons pas assez suivis et nous e ne sommes arrivés à rien de satisfaisant. À (2) L'appareil de M. Froment serait fort utile pour essayer ces di- %

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D& TÉLEGRAPHIE SOUS-MARINE. 31

Le filin à principalement pour but de servir d’intermédiaire entre la gutta-percha, qui est tendre, et le fer, qui est dur; il tend à rendre solidaires les. différentes parties du câble. On doit d’abord le tresser en une ligne mince et ensuite l'appliquer sur le cylindre de guttapercha par les mêmes procédés mécaniques employés pour appliquer les fils de fer de l’armature , un certain nombre de ces torons passant par les trous d’une plaque qui tourne en même temps que le cylindre de guttapercha s’avance par le centre. C’est ainsi que se fait le travail dans la fabrique de M. Nerwall, à Birkenhead, près Liverpool. Chez M. Glass, à Greenwich, un seul toron de filin s'enroule par anneaux successifs perpendiculaires à laxe, ce qui, à mon avis, entre autres inconvénients, diminue la résistance du filin. Chez M. Nerwall il y a de plus, dans le tambour qui précède la plaque, un système qui presse et condense le filin contre la gutta-percha.

Il faut aussi faire grande attention à la manière dont on goudronne ce filin. Lors de la pose du câble entre la Sardaigne et l'Algérie, par les grandes profondeurs, les spirales s’allongeaient d’une manière sensible et pressaient fortement le cylindre intérieur. Le goudron suintait alors abondamment par les interstices de l’armature, ce qui offrait de graves inconvénients. On peut faire en sorte que le goudron employé ne se liquéfie qu'à chaud; je crois que l’on pourrait employer avec succès la glu marine.

L'armature en fer a presque uniquement pour but de protéger le câble jusqu'à ce qu’il soit arrivé au fond de la mer. Dans les grandes profondeurs, les seules dont

25, Filin,

Armatute, résistance

du fer.

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32 ÉLÉMENTS nous nous occupons, le câble tombe sur le sol avec une vitesse peu considérable ; il s’y dépose, et même s’y enfonce s’il y rencontre des matières molles, comme de la vase; l’armature peut dès ce moment être considérée comme inutile. Quant aux dangers provenant de corps étrangers, il reste seulement à se préoccuper de l’action de l’eau de mer, des coquilles, des coraux, ete. Le pire qui puisse arriver est que l’armature disparaisse entièrement, et je n’y verrais guère d’inconvénient, vu l’inaltérabilité de la gutta-percha dans l’eau de mer (1). Mais je croirais plutôt qu'il se produirait un effet contraire ; dans mon opinion, le fer s’oxyderait, s’encroûterait de vase, de coraux, de coquilles, et, au bout d’un temps peu considérable, la gutta-percha se trouverait armée non plus de fils de fer, mais d’une enveloppe informe composée d'oxyde de fer et de corps quelconques amenés auprès d'elle par les travaux capricieux de la nature. Le rôle de l’armature étant ainsi défini, il y a lieu de considérer sa résistance à la rupture par la traction, sa souplesse (nécessaire lors de l’émission), les difficultés de fabrication, et subsidiairement la dépense. La résistance à la rupturs dépend de la qualité du fer d'abord, et ensuite de la disposition des fils. Le fer doit-il être recuit, ou non ? Non recuit, il est plus fort ; recuit, il est plus souple. Aussi y a-til un parti moyen à prendre : c’est de le recuire, mais à peine, et à une chaleur très-faible. On procède ainsi dans l'usine de M. Johnson, à Manchester, où j'ai suivi la fabrication des fils de fer destinés au câble transatlantique, et qui,

(4) La gutta-percha paroit avoir été créée exprès pour la télégraphie sous-marine,

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en raison de la qualité de ses produits, fait payer le fer 400 fr. la tonne au lieu de 200 fr. qui est le prix ordinaire. Les fils sont recuits deux fois très-modérément, et au charbon de bois, dans les intervalles des passages à la filière. C’est aussi en employant une chaleur trèsmodérée qu'il parvient à galvaniser le fer sans ui rien ôter de ses qualités résistantes.

Le fer employé pour les câbles sous-marins doit être essayé à 60 kilogr. par millimètre carré ; c’est dans ces conditions que la maison Newall accepte ses fers. Le câble américain, dans les expériences que nous avons faites au Conservatoire, n’a rompu qu’à 70 kilogr.

Celui qu'on a tenté de poser l’année dernière, entre la Sardaigne et l'Algérie, n’avait supporté, dans les essais préliminaires, que 41 ou 42 kilogr. par millimètre carré, ce qui indiquait peu de soin dans le choix du fer.

On emploiera done un fil de fer modérément recuit ,,, ion et essayé à 60 kilogr. par millimètre carré, et les arma- "#7" tures seront très-légères. La disposition de ces fils à une grande importance ; comme résistance , il est évident que plus ils se rapprocheront d’è re parallèles aux arêtes du cylindre, plus ils seront en de bonnes conditions pour la solidité. D'un autre côté on ne peut \ pas les placer ainsi, car ils ne tiendraient pas tout seuls ; c’est ce qui a amené à les disposer en spirale. Cette construction, outre qu’elle dispense de fils accessoires pour maintenir les uns contre les autres ceux qui touchent le filin, a l’avantage de rendre le câble plus souple, et, quant à ce qu’on perd sous le rapport de la force, en s’éloignant du parallélisme à l'axe, on le regagne certainement en ce sens que, sous la traction,

DES TLS

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