PARTIE, — ÉTUDES GÉNÉRALES
J'ai eu principalement en vue dans ce travail les lignes télégraphiques qui passent par de grandes profondeurs et s'étendent sur de longues distances , et le but premier de mes études était l'établissement d’une ligne directe entre la France et l'Algérie. Pour de petites profondeurs et de petites distances, la question a été suffisamment résolue par les lignes qui relient l'Angleterre et le continent, en sorte que les études qui seraient faites en vue de ces conditions, quoique présentant, pour quelques détails, un certain intérêt, n'auraient qu'une importance secondaire.
Pour les grandes profondeurs et les grandes distances, comme, par exemple, dans le cas de là pose d'un câble entre l'Irlande et Terre-Neuve (5,000 mètres de profondeur et 4,000 kilomètres de longueur), ou même entre la France et l'Algérie (3,000 mètres de profondeur et 1,000 kilomètres de longueur), on n'est, pour ainsi dire, parvenu encore à aucun résultat. La seule ligne en
But de ce travail,
Division du travail.
activité qui se rapproche de celles quinous occupent est celle de la Spezia au cap Nord, en Corse (par 600 mètres de profondeur, 200 kilomètres de longueur), et les tentatives de la Compagnie méditerranéenne n'ont posé un câble que par 1,900 mètres et à 130 kilomètres de la côte.
Il n’existe en conséquence, jusque aujourd'hui, aueune base certaine qui puisse guider pour des opérations de ce genre, et il ne faut pas perdre de vue que, la télégraphie sous-marine étant à son début, tout ce qui suit ne constitue guère que des indications, et que l'expérience pourra, dans un grand nombre de cas, détruire ce que, dans l’état imparfait des connaissances actuelles, nous aurons cru pouvoir avancer.
Ces réserves faites, nous allons considérer l’établissement des lignes télégraphiques sous-marines sous les points de vue suivants :
1° Détermination de la route à suivre ;
2° Construction du câble : difficultés électriques ;
3 Construction du câble : difficultés mécaniques ;
4° Émission du câble.