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F IG

Fig. 290. — Appareil génital mâle de l’Ecrevisse. — t, testicules ; Il d, canaux déférents; 0(j, orifices génitaux.

Fig. 291, — Appareil génital femelle de l’Écrevisse. — o, ovaires; od, oviductes; og, orifices génitaux.

secondaires ; les jiremiers sont ordinairement plus

petits, pourvus

d’organes d’accouplement; quelquefois ils sont de taille très exigué (mâles nains) et vivent en parasites sur les femelles, l.es glandes génitales sont parfois impaires (Copé[)otles),plussouvent paires, tubuleuses ou lobéesetprésentant souvent des connexions l’une avec l’autre (tig. :21)0 et ^01); elles ont leurs conduits excréteurs qui débouchent

DKSCKIPTIVE.I

CnUSTACÉS.

à la partie postérieure du thorax, soit sur un segment du cori)s, soit sur l’article basilaire d’une paire de pattes. Les lemelles portent ordinairement leurs œufs, soit fixés aux appendices abdominaux, soit

Fig. 292. — Larve (Xaiiplius) de Limnetis hrachyurus avec ses deux prolongements céplialiqiiesen forme do cornes. — a, amis; D, test; o, œil; X', appendices antérieurs à la base desquels sont articulés deux autres appendices a'; M, appendices postérieurs; c', porliou du corps non encore pourvue do membres articulés; c, tète.

renfermés dans des chambres incubatrices. Le dévelop})ement s’accompagne de métamorphoses, La forme originelle de ces animaux^

Fig. 293. — Larve Zoca (d’ajircs Clans).

observée chez un grand nombre d’entre eux, est celle d’une larve munie de trois paires d’appendices et d’un œil frontal impair, qu’ou appelle Nauplius (tig. :20:2), mais parfois cette première phase évolutive est franchie ; ainsi, la plupart des Crustacés supérieur ou Po-

ANNELÉS OU EÎS’TOMOZOAIRES. — AUTHUOPODES. [zoologü:

doplillialmes se montrent, au sortir del’œnf, à nn état plus avancé de déveloj)[)ement, et déjà pourvus de sept paires de membres, sous une forme qui a reçu le nom de Zo'éa (tig. 203). Ils passent ensuite par des transformations et des mues successives, avant d’ac(juérir leurs caractères dé fi n i t i fs .

Certaines espèces présentent des phénomènes de })artliénogénèse, j)ar exemple, les Daphnies. Pendant la belle saison les femelles produisent des œufs, nommés œufs d’été, qui se développent agamogénétiquement; à rautornne et après accouplement, elles produisent des œufs plus gros, œufs d’hiver, qui traversent la saison froide et n’éclosent qu’au printemps suivant.

Parmi les Crustacés, il y a de nombreux parasites, chez lesquels on observe des phénomènes de rétrogradation plus ou moins marqués; il en est de même chez ceux qui, sans être parasites, sont fixés à l’àge adulte (Anatifes, Balanes); les uns et les autres mènent d’abord, à l’état de larve, une vie indépendante et libre.

La classification des Crustacés et leur division en ordres peut se résumer dans le tableau suivant :

l‘attes

thoraciques

aml)ula-

toires.

Branchies intérieures. Cinq paires de pattes proprement

Yeux pédon- \ dites

cillés mobiles (

Podophtlialmes. j Bi’îuicliies libres et flottantes. Trois paires de pattes proprement dites.

Animaux dioïqnes. \

Yeux sessilcs et fixes. Edrioplilhiilmas.

Branchies formées par les pattes abdominales postérieures

Brancbies vésiculeuses portées par les pattes tbora-

i ciqucs

Pattes en forme de lames foliacées, à la fois'respiratoires et natatoires.

'.arapace bivalve, de carapace.

Animaux bermaphrodites fixés à l’âge adulte. Pattes en forme de cirres miiltiarticulés

Pattes natatoires.

( C.ara ( Pas (

Décapodes.

Stomapodes.

Jsopodes.

Amphipodes.

Dranchiopodes.

Ostracodes.

Copépodes.

Cirripedes.

ORDRE I. — CIRRIPEDES

Les Cirri|)è(les ont été longtemps rangés parmi les Mollusques sous le nom de MuKirali es ou Pluriralvcs, à cause de la ressem-

CnUSTACÉS. — CinillPÈDES.

IiESCUII‘TIVE.1

blaiicp (|uc leur lé^iimont incriislé de calcaire présente avec une coquille à })lusieurs valves. Ces pièces solides développées dans nu rt'pli cutané (iiii euvelo[)pe ranimai, sont en nombre variable. Chez l('s Anatiles on en compte cimi, dont l’une dorsale, impaire et recourbée, se nomme carène, landis que les antres placées latéralement sont paires, et limitent par leur bord libre ronverfure dn {plagues marginales de Milne Edwards); Darwin donne le nom de scuta à celles qui sont à la base du test et le nom de terga à celles qui sont à l’extrémité. Fré(|iiemment de nouvelles pièces viennent s’ajouter aux précédentes, soit entre les plaques marginales

Fir.. 294.

Fic. 294. — Lepas anatifera.

Fig. 295. — Anatomie de Lepas anatifera (d’aprè plin'>’e; i, intestin; t, testicules formés par des > dicc caudiforme (pénis, ; c t, cirres.

; Martin Saint-Ange). — o, bouche ; o e, œsoésicnles ; vc, canaux déférents; ap, appeii-

et la carène [pièces pleurales), soit à ro|)pos ‘ de celle-ci, entre les bords des scuta [pièce rostrale)', autour du pédoncule en particulier il se développe des pièces accessoires disposées en verticilles et dites coronales. Chez les Balanes, ces dernières l’orment avec la carène et le rostrnm nue sorte de couronne au-dessus de laquelle les platpies marginales constituent un opercule mobile.

A l’àge adulte, les Cirripèdes sont fixés aux corps sons-marins par leur extrémité céphalique qui parfois se développe et s’allonge en lorme de pédoncule (Anatifes) (fig. 20 i). Ces animaux sont pourvus <le six paires de membres cirrilbrmes qui peuvent se déployer au dehors dn test dans le(|iiel ils sont renfermés et qui servent, par les courants qu’ils déterminent dans l’eau, à la resj)ira(ion et à la préhension des alimeids (tig. 295). La tète ne porte qu’une seule paire

ANNKLÉS OU EiNTOMOZOAlUKS. — ARTlinOPOOE-

(l’aiiteiiiu's, les antérieures, fort peu développées; à leur liase débouchent les couduils excréleurs de ^laudes particidières {(jlandes cênieu(aires) dont le produit de sécrétion sert à fixer rauiiual. La bouche, située au-dessous de l’espèce de panache loruié parlescirres, présente une lèvre supérieure suivie de deux luaiidihiiles et de deux paires de luâclioires dont la dernière constitue une lèvre inférieure. Lu œsophage étroit conduit dans un estomac auquel sont annexés des appeiulices hépatiques; l’intestin débouche au dehors entre les deux

derniers pieds cir-

riformes. Chez cer-

taines espèces parasites le tube digestif fait défaut et la nutrition s’opèn* par eudosinose.

11 ii’y a ni appareil circulatoire, ni organes respiratoires distincts ; cependant ou considère comme jouant le rôle de branchies des expansions memhraueuses portées à la base des membres chez les Auatifes, et des lamelles situées à la face interne du manteau chez les lîalaiies.

Les Cirri|)èdes sont pour la plupart hermaphrodites; ceux d’eutri' eux qui ont les s('xes séparés présentent un dimorphisme très mar- (pié. L('s mâles sont rudimentaires, dépourvus de tuhe digestif et fixés sur le corps des femelles {mâles complémentaires de Darwin). Au sortir de l’œuf, h-s larves ont La forme de Naaplius (fig. elles subissent une ou plusieurs mues accompagnées de modifications successives, et arrivent à iiiu' seconde phase évolutive caractérisée par la r(‘ssemblauee que l’animal })rés(‘ute alors avec les petits Crustacés à coipiille bivalve, nommés Cypris. Cette larve cypriuoïde (^fig.^297) est munie de six paiia'S de pieds nageurs et d’une paire d’auteuues, correspondant à la jiremière paire de uK'mbres du Nauplius, (pii lui servent, après une cc'rtaine jiériode de vie libre, à s’attacher aux

Fiü. — >iau|iliiis de Lcjtas.

— Larve cypriiioïdc de Balane.

os, bouclie; oo, œil.

i.ESCiui>TlVE.| CnUSTACÉS. — COI'ÉPODES. 3Ü1

objets sous-marins où elle se lix(‘ liienlôt solidement, au moyeu de la matière sécrétée par les glandes du cément. L’animal ainsi fixe subit nue dernière mue, complèle sou développement et acquiert sa forme définitive.

Les Cirripèdes se divisent eu plusieurs groupes ou familles.

îl en est chez qui le parasitisme a amené une métamorphose régressive ielle • que leur corps, dépourvu de tube digestif et de membres,

consiste eu une sorte de sac qui renferme les organes génitaux, et d’où partent des prolongements radiciformes, au moyen desquels ils sont implantés sur l’abdomen des Crabes qui leur servent d’hôtes. On leur donne le nom de IIiiizocépiiales et ils renferment les G. Peltogaster, Sacculbia, etc.

Darwin a appelé abdominaux ceux dont le tégument ne présente pas de pièces calcaires et dont le corps, inégalement segmenté, porte dans sa partie postérieure trois paires de pieds cirriformes au plus; ils ont les sexes séparés et vivent sur les Gastéropodes, l^armi eux nous citerons, les Alcippe et ]es Proteolepas, ces derniers entièrement privés de cirres.

d’autres, généralement munis de valves ou de plaques solides, et pourvus de six paires d’appendices cirriformes, se liarlagent en deux grandes familles: les Lépadidés et les Balanidés. Les premiers sont caractérisés par l’existence d’un pédoncule (|ui leur s'ert desujiporl. LesAnatifes Ponce-pied (Lepas a nat i fera) (lig.204-) <|ue l’on trouve sur nos cotes nous donnent le type de cette famille.

Les Balanidés n’ont pas de pédoncule et leur coquille disposée en cercle est fermée par un opercule mobile. Ils renferment plusieurs genres, parmi lesipielsles: Coronules [Coron nia), les Babines ou Glands de mer {Ikilanm balanoides) (fig. ^08), etc.

Fig. 2dS.— D(tlaiitis DalanoUles.

OIIDIIE II. — COPEPODES

Les Co})épodes (de xtOTrr/, rame, et ttoO,-, Tcokt, pied) appelés aussi quelquefois Kiitomostracés, sont de petits animaux dont le corps est

ANNELÉ8 OU ENTOMOZOAIllES.

— AnniROPODES.

[ZOOLÜG11-:

d’ordinaire iieüeinent segmenté, et n’est pas enveloppé par nue carapace bivalve comme celui des Ostracodes, (jiii rorment nn ordre voisin. La tête, généralenieid unie an premier anneau thoracicjiie, porte deux paires d’antennes. Les appendices bnccanx sont représeidés })ar une })aire de mandibules et une paire de mâchoires, suivies (rnne paire de pattes-màcboires. Les rames natatoires soid an nombre de quatre ou cinq paires portées chacune par un anneau du thorax; chez les mâles la dernière paire est modifiée, et sert à fixer la femelle pendant l’accouplement. L’abdomen se compose de

cinq anneaux déjmnrvns de membres et se termine par une nageoire caudale bifurqué e.

Les antennes anté- ' rieures très développées sont le siège du tact et de l’olfaction; les antennes jiostérieniTs sont courtes; les unes et les autres concourent à la locomotion. Ordinairement il existe un œil impair, ou deux yeux jiairs, qui ne font défaut que chez certaines formes parasites. Le système nerveux est constitué par un cerveau et une chaîne abdominale composée' de plusieurs ganglions, ou re|)résentée jiar une seule masse sous-œsopliagieiine.

Le tube digestif comprend une jioidion moyenne élargie, estomac d’où partent parfois <Ieux tulies en cæcum, première ébauche de 1 01 gane bepatiipie, 1 anus s ouvre a la lace dorsale du dernier segment. f/ajipareil circulatoire consiste simplement dans un cœur tubulaire qui lui-même fait souvent défaut. Tl n’y a pas d’organes si)éciaux pour la respiration qui s’exerce j>ar la surfaci' générale dn

Fig. 299. — Cyclops qiiadricornis et ses formes larvaires.

corps.

Les sexes sont séparés; les mâles sont plus petits de taille et j)lus agiles que les femelles ; chez eux les antennes antérieures et les

CRUSTACÉS. — COPÉUODES.

descriptive.]

membres de la dernière jiaire servent dans raccoiijilement pour maintenir la lemelle, et pour tixer à l’orifice des voies génitales les Spermatophores qui contiennent la matière (econdante. Les (emelles portent généralement les œufs dans des sacs situés de chaque coté de ralidomen, et dont reiivelojiiie est sécrétée par une glande particulière (tig. :299). A réclosioii les larves présentent la forme de Naupliiis et subissent ensuite une métamorphose compliquée,

([ui s’accompagne de plusieurs mues, et consiste principalement dans l’apparition de nouveaux anneaux et de nouveaux membres.

Les trois premières paires d’aiipendices appartenant an Nau})lius se transforment en antennes et en mandibules; une quatrième paire qui se dévelop[ie ultérieurement constitue les mâchoires, etc.

On observe sur les espèces parasites des jihénomènes remar(|uables de rétrogradation.

Leur corps se déforme plus ou moins et perd parfois toute apparence de segmentation; les membres de certaines paires sont rudimentaires ou disparaissent, d’autres se transforment en organes de fixation; les pièces de la bouche sont disposées pour piquer et sucer; aussi, est-ce la connaissance de leur évolution qui seule a permis de reconnaître la parenté de ces formes avec les Copépodes.

Jusque-là on en faisait un groupe distinct, celui des Suceurs ou Siphonostomes.

On admet donc aujourd’hui deux subdivisions dans l’ordre des Copépodes ; la première, celle des Siphonostomes, comprenant les espèces parasites et dégradées dont nous venons de parler; la seconde, celle des Gnathostomes, comprenant celles qui vivent lilirement, dont le corps [est nettement segmenté et dont les appendices buccaux constituent des organes de mastication.

Parmi les parasites se rangent les Lernées (fig. 300), les Lernéopodes, les Ergasiles, les Argules (fig. 302), les Caliges (fig. 301) ((ui servent de types à autant de familles, et qui habitent particulièrement sur la peau et les branchies des Poissons.

Les ( rnatbostomes renferment des formes qui vivent les unes dans les eaux douces, d’autres dans les eaux marines. L’une d’elles

Fig. aOO. — Penella sagilta (Lernéidc).

Fig. 301.

30i A>’>ÎELÉS OU ENTOMOZOAIUES. — ARTHROPODES. (zoologie

aj)pelée Cyclope ou Monocle (Ci/clops) (fig. :21)U) est très commune <hms les eaii.x douces de nos pays el a donne sou nom à la famille

dans laquelle on réunit la plupart de ces animaux, celles des Cyclopidks. Une petite famille voisine, celle des iNotodel- PHiDÉs, se compose de quelques espèces ({iii se distinguent par celte particularité que les œufs, au lieu de former chez les femelles des masses latérales, sont portés dans une poche incuhatrice constituée

Fig. 30'2.

Fig. 301. — Caliijus.

Fig. 302. — Argulus foliaceus vu en dessous.

par le quatrième et le cinquième anneau thoracique; ils vivent mi qualité de commeusequx dans la cavité hrauchiale des Ascidies.

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