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CRUSTACÉS. — I)ÉCAI>OI)ES

mâchoires de la seconde paire sont très grandes et constituent de puissantes pattes ravisseuses. Les G. Squilla (tig. 31(S), Coronis, Gouodactylus, etc..., appartiennent à cette famille.

Les Mysiués (Schizopodes) ont un céphalothorax qui s’étend plus ou moins complètement sur toute la région thoracique, les pattesmâchoires et les pattes proprement dites sont semblahles entre elles et divisées en deux hranches; il existe un dimorphisme sexuel marqué entre les mâles et les femelles. Dans ce groupe, nous citerons : les iMysis (tig. 310), remar-

quahles par 1 ah- fig. m. — Mysü spinuiosics.

sence d’appendices

hranchiaiix et par l’existence de vésicules auditives dans les lames internes de la nageoire caudale; les Euphausia, pourvus d’organes oculiformes, situés à la hase des deuxième et septième paires de membres thoraciques et entre les quatre pattes natatoires antérieures de l’abdomen; enfin, les Nebalia, que la présence d’une carapace bivalve et de pattes lamelleuses lobées a fait ranger aussi avec les Phyllopodes, mais qui, par leur développement embryonnaire, se rapprochent des Mysidés (G. Clans).

ORDRE VI ir. — DÉCAPODES

Les Crustacés décapodes se distinguent par le développement de leur bouclier céphalothoracique, qui comprend tous les anneaux de la tête et du thorax, et par le nombre de leurs pattes ambulatoires, dont on compte cinq paires, d’où le nom de Décapodes donné à ces animaux.

La tête jiorte deux yeux pédonciilés et quatre antennes. Celles de la première paire ou autennules sont munies de deux ou (rois filaments terminaux ap|)elés fouets^el sont regardées comme servant à

l’olfaction ; à leur base se trouvent les vésicules auditives. Les antennes })ostérieures ne présentent qu’un seul fouet, mais parfois il existe sur leur côté externe nue large écaille corresjiondant a l’exo-

podite (Macroures). Les trois paires d’ajipendices qui suivent constituent les mandibules et les mâchoires. Yiennent ensuite trois paires

3I() A>;>'ELÉS OU EA’TOMOZOAinES. — AnTlIROJ>OI)ES. (zoologik

(1(‘ i)io(ls-màclioires, et enfin les pattes pro})reinent dites. Celles-ci se tenninent })ar des grilles siinj)les, mais souvent les paii*es antérieures oFit leur extréinité en toiane de pince didactyle et agisseid coniine organes de préhension, l^es aj)pendices de la région abdominale sont petits et grêles et constituent ce ({u’on aj)pelle les fausses pattes; ils servent à j)orter les œids chez la lémelle, et ceux des deux paires antérieures sont transforniés chez le mâle en organes coi)ulateurs. L’ahdomen est tantôt bien développé et terminé [)arnne large nageoire composée de lamelles latérales représentant les ap})eiulices de la dernière j)aire,et d’une pai'tie médiane nommée telson (Macroures) ; tantôt au contraire il est rudimentaire, dé])ourvu de nageoire caudale et replié sous le thorax (Brachyures).

Eig. 320. — Appareil respiratoire du Homard; la partie latérale de la carapace formant It paroi externe de la cavité branchiale a été enlevée. — a, hase de l’alvéomcn ; h, cavité branchiale; c, carapace; cl, pattcs-màclioires externes; e, fouets des pattes; /’, hase des pattes; g, branchies; h, canal elTércnt de la respiration; i, orifice externe de ce canal; j,j, i^raiide valvule motrice appartenant à 1a mâchoire de la deuxième ])aire; k, appendice tlahellil'orme de la première patte-màchoirc, constituant le plancher du canal enérent (d’après Müne Edxvards).

Le système nerveux des Décapodes se lait remartpier jtar le volume des ganglions ctiréhroïdes et par le haut degré tle coalescence fjue peuvent atteimlre les ganglions de la chaîne ventrale, (|iii sont jiarlois réunis en une seule masse dans la région thoracitpie (Brachyures). Il existe chez ces animaux un esloniac masticateur qui renlenne des concrétions calcaires connues sous le nom (Vijeux d'écrevisses (fig. :287). L’apjiareil circulatoire est bien développe ; le cœur en l’orme de poche est situé dans la jiarlie postérieure du céphalothorax et t'iivoie le sang dans un système de vaisseaux dont nous avons déjà l’ait connaître la disposition (p. :21ir)).

Les branchies sont annexées aux jialles ambulatoires et sont ren-

CRUSTxVCÉS. — DÉCAPODES.

DESCRIPTIY

fermées dans une chamlu'o })articulière qui est forinée de chaque côté du tliorax par uii repli du système téguiueiitaire (fi g'. 3:20). Ce repli partant du dos passe au-dessus des branchies, se* recourbe ensuite en bas et en dessous pour venir s’appliquer à la j)artie inférieure des lianes. 11 constitue ainsi l’espèce de voûte qu’on désigne sous le nom de carapace et qui limite eu dehors la chambre respiratoire. Parfois la carapace, ii’arrivant pas au contact de la ])artie inférieure du corps, cette chambre u’est pas close eu dessous, et il existe dans toute la longueur du thorax une fente plus ou moins large [)ar laquelle l’eau y pénètre ; c’est ce qu’on observe chez les Macroures. Chez les Brachyures, les bords opposés de la carapace se rejoignent inférieurement et s’unissent avec les flancs, de sorte que la cavité branchiale ne communique avec l’extérieur que j>ar deux orifices dont l’uii est inspirateur et l’autre expirateur ; celui-ci est toujours placé sur les côtés de la bouche. Le courant d’eau qui traverse la chambre branchiale est déterminé par le jeu d’une sorte de palette située dans le canal expirateur. Cette palette est formée par la branche externe des mâchoires de la seconde paire ; elle exécute un mouvement de bascule par lequel son extrémité postérieure, s'ahaissaiit et se relevant alternativement, rejette l’eau au dehors. Souvent il existe des appendices flabelliformes qui s’élèvent entre les branchies et qui naissent de la hase des mâchoires auxiliaires ou de la hase des pattes.

Le nombre des branchies est très variable ; on en compte de six jusqu’à vingt ou vingtet une dans chaque chambre respiratoire. Leur structure varie également beaucoup ; elles ont eu général la forme d’une pyramide. Chacune d’elles est fixée par un pédoncule étroit et libre dans tonte son étendue ; sou centre est oècupé par une tige que p.arcourent deux canaux sanguins, et qui j)orte latéralement des lamelles ou des filaments.

A l’éclosion, les Décapodes présentent en général la forme larvaire désignée sous le nom de Zoëa ; quelques-uns cependant (Penœus) abandonnent l’œuf â l’état de Nauplius. La Zoé subit des translormatioiis ultérieures accomj)agnées de mues; chez les Brachyures elle [>asse par une nouvelle forme, celle de Megalopa, dans laquelle l’abdomen, développé etmuni d’une nageoire caudale, rappelle celui des Macroures. Ces animaux sont pres([ue tous marins; ils se partagent en deux groupes ou sous-ordres, les Macroures et les Brachyures^ caractérisés par la forme de leur abdomen.

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