‹ Elements de zoologieChapitre 12 sur 312 · ER HATA · texte numérisé non relu

ER HATA

Page 8”2, ligne 27, au lieu de gastrœ, lisez : gastræa.

— 190, ligne 8, au lieu de üijphijes, lisez ; Diphyes.

— 190, ligne 14, au lieu de Vellela, lisez: Velella.

— 213, ligne 8, au lieu de Gyrodoctylidés, lisez : Gyrodactylidés.

— 370, ligne G, au lieu de Æfihnes, lisez; Æschnes.

— 378, ligne 22, au lieu de Cliétocères, lisez : Brachycères ou Chélocères.

— 390, ligne 33, au lieu de Kermès, animal, lisez : Kermès animal.

— 457, légende de la fig. 474, au lieu de Cyphonantes, lisez : Cyphonautes.

— 487, ligne 5, au lieu de Tridaches, lisez : Tridacnes.

515, ligne avant-dernière, au lieu de Elysudés, lisez : Elysiidés.

— 516, ligne 23, au [\an de PhiUidia, lisez: Phyllidia.

— G27, ligne 1, au lieu de Ichtyodes, lisez : Ichthyodes.

— 658, ligne 20, au lieu de Tryonix, lisez : Trionyx.

— G82, ligne 33, au lieu de Phoceus lisez : Ploceus.

INTRODUCTION

La Zoologie (de animal, /oyoç, discours) est celle branche de l’histoire naturelle (|ui a pour objet l’étude des animaux. Pour déterminer le champ qni lui appartient, il importe donc de définir tout d’abord ce qu’on doit entendre par animal.

Distinction des corps bruts et des êtres vivants. — Parmi les corps répandus autour de nous, il en est (jui se présentent doués de caractères et de propriétés auxquels l’esprit attache immédiatement l’idée de vie. Ces corps se distinguent des autres appelés corjgs^bruts ou inorganiques, non par la nature des éléments primitifs qui les constituent et que l’analyse chimique reconnaît comme des corps simples ou indécomposables, mais par l’arrangementet legroupemenl de leurs particules matérielles formant alors ce qu’on nomme des Cellules ou Organismes élémentaires (Brücke). La cellule peut exister d’une manière indépendante; toutefois c’est par la réunion d’un grand nombre d’entre elles ([ue se constituent d’ordinaire les divers organismes si variables dans leur complexité. Ceux-ci, au moins dans la limite des faits qu’il est permis à l’observation de constater, ne peuvent être produits de toutes pièces et sous l’influence des seules forces chimiques ou physiques.

La génération spontanée ou Archigonie de, Ilaeckel (1), qui expli-

(I) Voy. lliicckel, tlintoire de la création des êtres organisés, trad. parle docteur Lélourneau, p. 1G3 et 299.

SIC.XHD.

INTRODUCTION

<|uerait d’ime manière si simple, si séduisante même, la première apparition de la vie sur notre globe, n’a pu être démontrée jusqu’ici et ne doit être considérée, dans l’état actuel de nos connaissances, que comme une pure hypothèse. On peut donc établir cpie les corps vivants proviennent toujours d’étres semblables à eu.\, qui leur ont donné naissance suivant des modes divers de re[)roduclion. De plus, ils olîrent une certaine constance dans leur rorme e.xtérieure qui répond à un type morphologique déterminé, mais sans avoir rien du caractère géométrique des minéraux qui sont à l’état de cristaux. Cette forme réapj)araît sensiblement la même dans les organismes fpii dérivent les uns des autres, quand Is ont atteint leur complet développement, et cela, en vertu d’une loi générale dite loi d’hérédité. Du moment où ils ont commencé à exister jusqu’au moment où ils sont parvenus à cette forme qui doit finalement leur appartenir, les êtres organisés passent par une suite de transformations qui dépendentdu mouvement moléculaire continuel dont ils sont le siège et grâce auquel ils renouvellent sans cesse la matière dont ils sont formés, matière tour à tour détruite et remplacée par des emprunts faits au monde extérieur. Ce double mouveii^it de cojinposition et de décomposition qui s’accomplit au sein des organismes constitue leur propi'iété essentielle, caractéristique, \ü Nutrition. C’est par cet échange de matériaux que les êtres vivants sont producteurs de forces et manifestent l’activité vitale qui leur est propre ; mais ces phénom.ènes n’ont (pi’une durée limitée pour chacun d’eux et prennent fin au bout d’un certain temps. Ainsi tout être organisé, après avoir pris naissance, parcourt des phases successives qui sont régulièrement déterminées et qui se terminent par la cessation des actes fonctionnels qu’il accomplissait, c’est-à-dire par la mort. 11 se distingue en conséquence des corps bruts par son origine et par son mode d’existence, aussi bien que par sa structure et par sa forme.

DisI i nction des animaux et des végétaux. — Ce que nous avons dit des êtres organisés s’applique également aux animaux et aux végétaux; les uns et les autres sont doués de vie, mais ils n’en forment pas moins deux catégories qui semblent nettemeut séparées, et dès les temps les plus anciens on a ilistingué en elTet les premiers des seconds, le Règne animal du Règne végétal. Rien de plus légitime au premier abord que cette division; si l’on envisage des animaux d’une organisation élevée, tels, par exemple, qu’un Vertébré ou un Insecte, fjuel abîme ne trouve-t-on pas entre eux et un végétal quelcompie? Mais il n'en est pas de même si l’on examine les formes les plus simples de run et de l’autre règne; alors les limites s’effacent et parfois la difficulté peut être grande le placer un être vivant parmi les animaux ou parmi les })lantes. Si, d’une manière générale, on

INTFIODUCTIOX.

trouve des dillerences nolahles entre les uns et les autres, il n’y a réelleineut pas de caractère absolu (|ui puisse dans tous les cas servir à les distinguer. Les caractères dilléreutiels qti’ou a successivement invo(juès ont dii être écartés par suite des progrès de la science, (ui tant du moins ([u’étahlissaiit une séparation tranchée entre les deux règnes. Ces caractères peuvent être rapportés à cinq chefs principaux ; 1° la conformation générale; ta structure; 3° la composition chimi(|ue;,4° le processus nutritif; 5” la motilité et la sensibilité.

Coiifonnalion générale. — Sous ce rapport l’animal et la plante semblent séparés par des diflerences essentielles. Le premier présente dans sa composition des parties diversement constituées et servant à des usages spéciaux. Ou donne le nom d’organes à ces instruments des différentes fonctions, lesquelles s’accomplissent par le concours d’un certain nombre d’entre eux formant alors ce qu’on appelle des appareils. Ainsi, l’estomac est un organe (|ui fait partie avec beaucoup d’autres (bouche, intestin, foie, etc.) de l’appareil digestif.

La plante ne possède pas ces appareils variés qu’on observe dans l’animal ; elle est constituée par un parenchyme composé de cellules et de vaisseaux, plus ou moins homogène d’aspect et ne présentant aucune disposition qui réponde à ce qu’on entend par organe.

L’organisation de l’animal est donc, d’une manière générale, plus compliquée (lue celle de la plante, mais ces différences s’effacent tà mesure quel’on considère des animaux plus simples, chez lesquels disparaissent des organes et des appareils tout entiers, de sorte qu’au plus bas de l’échelle on en trouve qui se rapprochent singulièrement des plantes, avec lesquelles on les a souvent confondus.

Parmi les appareils, celui (pii, tout en se simplifiant, offre le plus de constance chez les animaux, est l’appareil digestif, et Cuvier avait pensé qu’il pouvait servir à les caractériser. Cette opinion ne saurait subsister en présence de ce fait que certains animaux sont dépourvus de cavité intérieure pour la réception des matières alimentaires. A la vérité, chez les représentants les plus inférieurs de la vie animale privés d’appareil digestif, la substance dont le corps est formé se creuse en un point quelconque de sa masse pour envelopper les particules alimentaires, mais réduit même à la faculté d’introduire ainsi dans l’intérieur du corps une nourriture solide, ce caractère, quoique vrai dans la plupart des cas, ne l’est pas d’une manière absolue, car on connaît des animaux qui se nourrissent exclusivement par voie d’endosmose, comme les plantes (Grégarincs et certains autres parasites).

Structure. — Elle fournit une différence importante et qui fait

INTUODLXTION.

rarement défaut entre les deux règnes. Chez les animaux, les éléments primordiaux qui constituent les tissus se modifient de diverses fa<;ons et prennent des formes variées, lesquelles, combinées entre elles de dillerentes manières, entrent dans la composition des organes; par suite de ces transformations, les cellules perdent le plus souvent leur individualité première. Dans les plantes, au contraire, cette iiulividiuilité est conservée; les cellules gardent leur forme primitive et se présentent comme des parties nettement distinctes et séparées. Cette disposition est en rapport avec la constitution même de la cellule qui est ici enveloppée d’une membrane })lus ou moins épaisse, formant une paroi propre, tandis que chez les animaux cette membrane d’enveloppe fait défaut ou n’est représentée que par une couche extéiieute très mince et à peine ditîérenciée de la substance fondamentale. Pourtant, il n’y a dans ceci encore rien d’absolu. Car on sait que les cellules conservent leur individualité dans quelques tissus animaux (cartilage), et l’on connaît d’autre part des cellules végétales dépourvues d’enveloppe (utricule primordiale). Enfin, certains organismes monocellulaires, c’est-cà-dire représentés par une cellule simple, appartiennent au règne animal, comme d’autres au règne végétal.

Composition chimique. — La composition chimique dans la(|uelle on avait cru trouver un caractère dilîérentiel important entre les animaux et les végétaux n’olîre pas une base ineilleure à cette distinction. On regardait les composés ternaires, c’est-à-dire formés de carbone, d’oxygène et d’hydrogène, comme proj)res aux végétaux, et les composés quaternaires renfermant ces mêmes éléments plus de l’azote, comme particuliers aux animaux.il est vrai que chez ces derniers c’est l’azote ([ui domine, tandis que chez les premiers c’est le carbone ; ' mais on sait maintenant que les substances ternaires (matières amylacées et sucrées) existent normalement dans l’économie animale. La cellulose même, qu’on croyait appartenir exclusivement au règne végétal, entre ilans la composition des squelettes d’animaux inférieurs, et la chlorophylle, cette matière colorante qui joue un si gi'and rôle dans la vie végétale, se rencontre chez certains animaux (Hydre verte, Donellie), tandis que toute une classe de végétaux en est dépourvue (Champignons). Il est établi, d’autre part, que les substances azotées quaternaires existent dans les plantes et (jue l’azote est un élément essentiel de la matière vivante végétale.

Processus nutritif. — Tous les êtres vivants, ainsi que nous l’avons déjà vu, se nourrissent, c’est-à-dire qu’ils font un échange continuel de matériaux avec le monde extérieur; mais, en règle génél'ale, la nature de cet échange n’est pas la même dans les animaux

INTRODUCTION

et dans les plantes, et les phénomènes chimirines qui s’accomplissent dans les uns et dans les autres sont d’ordre difTércnt.

La plpte emploie, pour se les assimiler, les matériaux que lui fournissent l’air et le sol (eau, acide carbonique, ammoniaque, certains sels) et elle forme des composés organiques plus complexes et moins stables au moyen des principes qu’elle puise ainsi au dehors à l’état de combinaisons inorganiques. En môme temps elle exhale de l’oxygène, de sorte qu’elle joue le nMe d’un appareil de réduction on de désoxvdation. Elle transforme en force de tension la force vive qu’elle tire de la chaleur et de la lumière des rayons solaires, car on saTTqîrÏÏ se développe de la force de tension quand une combinaison fixe est remplacée par une autre qui l’est moins.

L’animal, lui, emprunte aux végétaux les aliments dont il se nourrit et les transforme en combinaisons plus oxygénées au moyen de l’oxygène qu’il puise dans Eair par la respiration; les produits ultimes de ces transformations sont précisément les mômes composés qui ser- |i; vent à la nutrition :1e la plante : eau, acide carbonique et ammoniaque. C’est donc iiii appareil d’oxydation qui mel en liberté la

force vive accumulée ii l’état de force de tension dans les végétaux

qiï’il consomme.

On volt donc que les phénomènes de nutrition sont différents dans les deux règnes, mais qu’ils sont liés entre eux de telle sorte que la vie végétale et la vie animale sont dans une mutuelle dépendance et véritablement fonctions l’une de l’autre. La plante puise dans le monde inorganique des éléments qu’elle élabore et qui servent ensuite à la nutrition de l’animal, lequel par de nouvelles transformations finit par rendre au monde extérieur les matériaux mômes que la plante en avait tirés. C’est là ce qu’on a appelé dn nom de Circulation de la matière. Sous le rapport de la production des forces, animaux et végétaux se complètent également, les premiers ne pouvant manifester de la force vive sous forme de mouvement, clialeur, etc., que par suite de la transformation effectuée par les végétaux de la chaleur et de la lumière solaires en force de tension.

Si par le sens général des phénomènes qui s’accomplissent en eux, la plante et l’animal jouent un rôle inverse dans la nature, l’antagonisme qu’ils présentent à cet égard n’est pas sans exception. Chez certains végétaux parasites dépourvus de chlorophylle et chez les Champignons la nutrition s’opère d’une manière analogue à celle des animaux, il y a alors absorption d’oxygène et exhalation d’acide carbonique. Du reste, ces phénomènes d’oxydation existent aussi chez tous les végétaux, car on a reconnu que par une respiration analogue à celle des animaux, ils absorbent de l’oxygène et éliminent de l’acide

INir.ODUCTION.

carljoni(|üc {Respira Hon générale, Ducliartre) (1). Mais, d’autre pari, il y a chez eux, comme nous l’avons indiqué, un processus iiutritir dont l’elTet est une j*éduction de l’acide carbonique et une élimination d’oxygène; il s’opère dans les parties vertes pourvues de chlorophylle et seulement sous rinfluence delà lumière (Respiration chloroplnjUienne). Comme celle-ci l’emporte sur la première, il en résulte linalemenl une absorption d’acide carhoni({ue et un dégagement d’oxygène comme phénomène prédominant.

De même, ce que nous avons dit du rôle des végétaux relativement à la transformation des forces n’a rien d’absolu; la plante est, à la vérité, un organisme qui transforme essentiellement de la force vive en force de tension; mais on peut néanmoins constater chez elle dans certains cas un dégagement de force vive, par exemple, la chaleur développée pendant la germination et dans la floraison, les mouvements observés en assez grand nombre dans le Règne végétal, la production de phénomènes lumineux.

Motilité et Sensibilité. — La faculté de se mouvoir et la faculté de sentir ont toujours passé pour être essentiellement caractéristiques de ranimalité. En ce qui concerne la première, on ne peut plus la regarder comme l’apanage des animaux, car on a reconnu qu’elle appartenait aussi à des corps de nature incontestablement végétale, les Zoospores des Algues qui se meuvent au moyen de cils vibraliles» comme les animaux les plus simples. On a de plus observé des mouvements chez un grand nombre de plantes (Sensitive, Gobe-mouche)^ et, au commencement de ce siècle, Treviranus avait déjà signalé des phénomènes de même ordre dans le contenu de la cellule végétale susceptible de se contracter. On a voulu alors chercher une dilTérence dans la nature de ces mouvements qui ne seraient volontaires, c’est-à-dire appropriés à un but déterminé et liés à la sensibilité, que chez les animaux. C’était revenir à la distinction établie par Linné dans cet aphorisme célèbre : « Vegetabilia, corpora organisata et vira, non sentientia ; Animalia corpora organisata et vivaet sentientia, sponteque se morentia. » Mais l’aj)précialion de la sensibilité qui va diminuant à mesure que l’on considère des animaux plus simples est souvent dilïicile, impossible même, et ne peut fournir (pi’un critérium bien incertain, (piand il s’agit des êtres placés au plus bas degré de l’échelle. Cependant, si celle différence était réelle, la (iirticullé de la reconnaître dans certains cas ne diminuerait pas son importance, et, uiu' fois son existence prouvée, il n’y aurait plus qu’à chercher un moyen sur de la constater. Le problème se trouvait donc ramené à celle (piestion : les végétaux sont -ils, comme les animaux.

(I) Voy. I)ucli;u’tre, llolaui(jue, 2® édil., p. 8Ô5.

INTnODUCTlON.

doués de sensibilité? La physiologie répond aujourd’hui par l’aflirmalive.

Pour les jdiysiologistes, la seusil)ilité se caractérise parles réactions manifeslées sous forme de mouveinenls à la suite de sliuiulalioiis venues du dehors; ce sont ces réactions motrices (pii seules nous permettent de l’apprécier. Or, on eu connaît de nombreux exemples dans les végétaux auxquels on ne saurait par couséqiieiil nduser celte faculté. C’est là l’opinion ex[)rimée par Claude Bernard, avec toute l’aulorilé (pii lui appartient, dans les ligues suivantes : « La sensibilité n’est point l’apanage exclusif de l’animalité, comme l’avaient (U’u à tort les anciens naturalistes sentiiinl). Beaucoup de

végétaux présentent des phénomènes de réactions motrices que l’on doit considérer, à cause de leur rapport étroit avec les stimulations extérieures, comme des manifestations de la sensibilité. Les exemples demonvemenis appropriés à nu but fourmillent chez les Cryptogames. Les anthérozoïdes, les zoospores des Algues se meuvent, se déplacent en nageant; ils semblent être avertis de la présence des obstacles qu’ils rencontrent et qu’ils évitent. Les Phanérogames présentent des exemples non moins remarquables de réaction aux excitations que l’on porte sur elles. Telles sont les Légumineuses Smüliia, Robinüt, et surtout la Sensitive Mimosa pudica qui rapproche ses folioles et abaisse ses pétioles secondaires sur le pétiole commun lorsque Pou vient à faire agir les excitants connus de la sensibilité animale secousses, chocs, brûlures, actions caustiques, décharges électriques (1). » Enfin, une preuve encore à l’apimi de cette manière de voir, c’est que l’action des anesthésiques, éther, chloroforme, est la même sur les animaux et sur les végétaux et ne présente dans l’iin et l’autre cas que des dilïereuces de degré.

Il n’y a donc pas de caractère qui permette d’établir une distinction fondamentale , absolue, entre le Règne animal et le Bègue végétal qui, comme deux ligues divergentes mais partant d’un môme point, vont s’écartant de plus eu plus à mesure qu’elles s’éloignent de leur commune origine. Les ditTerences, d’autant [ilus marquées que Pou envisage des organismes plus élevés dans Puue et l’autre série, se réduisent à néant si l’on compare les êtres les plus inférieurs, animaux et végétaux. Ces formes si simples, qui établissent ainsi le passage entre les deux règnes, constituent une zone intermédiaire que Bory de Saint-Vincent, eu 18:24, avait déjà considérée comme un règne à part sous le nom de Règne psgchodiaire, et (pie Ilaeckel appelle aujourd’hui Règne des Protistes. Les protistes se divisent en huit classes qui sont ; 1" les Monères ; 2° les Proloplasies ou Aniiboidcs;

(I) (^I. Bernard, Cours de phijsiol. gén. {Revue sc.,^^ série, 5* an., p. 498).

INTRODUCTION

3Mes Infusoires vibraliles on Flagellâtes; \es CalaUacles \qs Labijrinthiiles ; les Diatomées ; T'’ les Myxomycètes; 8“ les Rhizopodes (1).

De ce qn’il n’exisle pas de ligne de démarcation entre les deux règnes qui se relient Tun à l’autre pnr des formes inferieures communes et qui n’accusent leurs dilTérences que dans des organismes plus

rité des cas, permetlent de distinguer ranimai de la jdante, ne s’en impose pas moins. Si la nature, en effet, n’admet pas ces divisions toujours plus ou moins factices, l’esprit humain ne saurait s’en passer sous peine de tomber dans une déplorable confusion. Ces caractères, il faut les chercher dans l’ensemble de l’organisme, et ils ressortent de la comparaison que nous venons de faire. Ils se résument dans le tableau suivant que nous empruntons à Beaunis (:2) ;

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