MAMMIFÈRES. — PRIMATES
ordinairement des abajoues. Leur attitude et leur marche sont celles de quadrupèdes (Cynomorphes de Huxley). Ils appartiennent tous à rancieii continent. Parmi eux se rangent :
Les Cynocéphales ou Papions (Cynocephahis) (fig. 757), qui sont africains et dont une espèce, l’IIamadryas, était vénérée des Égyptiens;
Fig. 758. — Gorille [Gorilla gina).
Les Macaques (Macacus) qui hahiteut l’Inde, mais dont l’un, le Magot (M. inuns), vit dans le nord de l’Afriiiue et se trouve encore cà Gibraltar: c’est lui qui (ut disséqué par Galien et servit de hase à son anatomie ;
Les Cercopithèques, ou Guenons (Cercopilhecus), qui sont propres à l’Afrique ;
VERTÉBRÉS OU OSTÉOZOAIRES.
[ZOOLOGIE D
Les Semnopithèqiies {Semnopithecus)^ qui sont répandus dans l’Asie méridionale et sont re})résentés en Afrique par les Colobes (Colobus) dont les mains n’ont (ju’un })Ouce rudimentaire.
Les Anthropoïdes, ou Anlhropomorphes de Huxley, sont ainsi nommés à cause de leur ressemblance avec rilomme. Ils n’ont ni queue, ni callosités, ni abajoues. Leur attitude est celle de la demistation bipède; quand dans la marche ils appuient leurs mains à terre, c’est par leur face dorsale et non par leur face palmaire. Cette famille comprend quatre genres :
Les Gibbons (Hylobates), qui ont de petites callosités iscliiatiques et appartiennent aux Indes et aux îles voisines;
Les Orangs {Satyrus), qui vivent à Bornéo;
Les Chimpanzés (Troglodytes), qui habitent la Guinée;
Les Gorilles (Gorilla) (lig. 758), qui se trouvent au Gabon où ils ont été découverts par Savage en 1847. Ce sont les plus grands et les plus forts de tous les Singes.
^2. Hominiens.
Les Hominiens (Homo) sont caractérisés par leur attitude verticale, leur marche bipède et la possession d’un langage ailiculé. Ils forment un seul genre, l’Homme (Homo sapiens de Linné), dont l’étude particulière fait l’objet de « l’Anthropologie » ({ue de Quatrefages a très exactement définie « l’Histoire naturelle de rilomme faite monographi({uement, comme l’entendrait un zoologiste étudiant un animal ».
Nous ne saurions, sans sortir des bornes de cet ouvrage, faire autre chose que de marquer la place de rilomme dans les cadres zoologiques, renvoyant pour les (jiiestions si nombreuses que comporte son étude aux Traités spéciaux d’anthropologie.