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INFUSOIRES

DESCIUPTIVE-I

Les Infusoires présentenl un mode de reproduction asexuelle et un mode de reproduction sexuelle. Dans le premier cas, c’est par scissiparité que se forment les indi\ddus nouveaux, qui parfois restent unis au parent et constituent alors avec lui des colonies, comme chez les Epistylis, par exemple. La scission est le plus souvent transversale, plus rarement lon-

gitudinale (Vorticelles). Elle est maintes fois précédée d’un eidvystement, c’està-dire de la formation d’une coque dans laquelle s’enveloppe l’animal (fig.

98); la division se fait alors dans l’intérieur du kyste et les jeunes qui sont ainsi produits sont mis en liberté par rupture delà paroi. On a aussi observé dans certains cas la formation de germes internes provenant de *la division

Fig. 98.

Fig. 99.

Fig. 98. — Enkystemcnt des Kolpodcs. — abc, Kolpodcs se divisant dans l’intcrieni’ de leurs kystes en deu.v, quatre et plus jjrand nombre de Kolpodes nouveaux ; d, Kolpode sortant de son kysie; e, Kolpode libre; ff. Kolpode enkysté.

Fig. 99. — Conjugaison de deux Vorticelles (Claparède et Lachmann).

du noyau, et donnant naissance à de petits embryons mobiles qui, devenus libres, se développent en individus nouveaux (Vorticelles, Acinètes). Le développement de ces germes dans un organe déterminé, le nucléus ou embrijogène, nous conduit à la reproduction sexuelle, dans laquelle ce même développement succède à la conjugaison, ou zygose, de deux, quelquefois de plusieurs individus, primitivement séparés (fig. 99).

Ces phénomènes de génération par sexes chez les Infusoires, ont été- étudiés par Stein et Dalbiani; des recherches de ces observateurs, qui à vrai dire laissent encore bien des points dans le doute, voici ce qui paraît résulter de plus général. Le nucléus joue le rôle d’organe femelle ou d’ovaire; ce j)etit corps jilacé dans ht couche corticale du parenchyme est de forme très variable; tantôt

PIIOTOZOAIRES. — 11. INFUSOIRES.

[zoologie

rond ou ovale, tantôt allongé et diversement contourné sur lui-même, quelquefois moniliforme. Il se compose, d’après Balbiani, d’une membrane d’enveloppe et d’nn contenu granuleux. L’organe mâle est représenté par le nucléole, analogue au nucléus par sa constitution, mais d’un plus petit volume. On n’en a constaté l’existence que chez un nombre assez restreint d’infusoires; il est situé au voisinage de l’ovaire, et parfois logé dans l’intérieur de celui-ci.

Après la zygose qui consiste dans la fusion plus ou moins complète de deux êtres unis par une sorte d’accouplement, des modifications importantes se montrent dans le nucléus et le nucléole. L’organe femelle est fécondé, et il se forme, par division de sa substance, des masses germinalives (placenta de Stein) qui produisent de petites sphères transparentes on sphères embryonnaires, que Balbiani considère comme de véritables œufs, et d’où naissent les embryons. Ces germes sont expulsés par des conduits particuliers, ou bien se développent en embryons dans l’intérieur du corps de la mère. De son côté, le nucléole a augmenté de volume et a produit par segmentation des filaments très fins, qu’on a regardés comme des spermatozoïdes. D’après Balbkini, il y aurait fécondation croisée entre les deux individus conjugués; d’après Stein, il n’en serait rien; la réunion de deux individus n’aurait pour effet que de déterminer le complet développement des organes reproducteurs, et la fécondation se' ferait ensuite par pénétration dans le nucléus des corpuscules spermatiques appartenant au môme individu. Quoiqu’il en soit, ce rôle des spermatozoïdes produits par le nucléole est encore fort problématique, et le phénomène de la conjugaison suivi du développement de germes par le nucléus est le seul fait positif qui indique une reproduction par voie sexuelle.

La classification des Infusoires est loin d’être définitivement établie. Claparède et Lacbmann répartissent ces animaux en quatre ordres dont les caractères sont résumés dans le tableau suivant :

^ ^ Des cils ou cirres, même à l’ctat adulte. . Ciliés.

^ ^ I as de liage lum ^ l’étal adulte; des suçoirs. . . Suceurs.

3 i Un ou plusieurs ( Outre le ou les llagellum, encore des cils. CiUo-flagellés.

3 \ llagellum i Pas de cils Flagellés.

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