MYRIAPODES ET ARACHNIDES
Classe des myriapodes.
La classe des Myriapodes réunit un certain nombre d’animaux articulés arthropodes, respirant, comme les insectes, par des trachées ayant comme eux la tête distincte du reste du corps et surmontée de deux antennes, mais dont les anneaux ou zoonites sont en général bien plus nombreux que chez les vrais insectes, et presque tous pourvus de pieds , de là la dénomination de Mille-pieds, par laquelle on désigne vulgairement les myriapodes. Ce caractère peut aussi les faire distinguer des insectes, qui n’ont jamais plus de trois paires d'appendices locomoteurs. On ne saurait d’ailleurs reconnaître aux myriapodes un thorax et un abdomen nettement séparés l'un de l’autre par leur forme, comme cela se voit chez les insectes hexapodes.
Les principaux genres de cette classe sont :
1° Ceux des polyxènes, des gloméris, des polydèmes, des iules et des polyzonies, formant 1 ordre des Diplopodes, ainsi nommés parce que leurs anneaux portent presque tous deux paires de pattes.
2° Ceux des scutigères, des scolopendres, des cryptops, des lithobies,
des géophiles et desscolopendrelles, constituant l’ordre des Chilopodes (fig. 457). ^
La morsure des scolopendres est fort douloureuse. Ces myriapodes vivent de proie ; une de leurs espèces est propre au midi de la France.
Les iules répandent une odeur particulière due à des glandes placées sur les côtés de leur corps; ils mangent principalement des substances végétales.
C’est, auprès des myriapodes que paraît devoir prendre place le genre si singulier des Péripates , dont on ne connaît qu un petit nombre d’espèces dispersées au Cap de Bonne-Espérance , dans
Fig. 457. — Scolopendre et genres voisins (*).
l’Amérique méridionale et dans quelques parties des terres australes, par exemple, à la Nouvelle-Zélande et aux Fidji. Ces animaux ont quelques rapports avec les annélides par leur forme générale, mais leur respiration est trachéenne.
Clnssc de» arachnides.
Les Arachnides ont, en général, le corps divisé en deux parties : un céphalothorax, répondante la tête et au thorax des insectes hexapodes unis l’un à l’autre, et un abdomen. Elles manquent d’antennes et sont aussi privées des pièces buccales propres aux véritables insectes. Leurs appendices sont au nombre de six paires, dont les deux antérieurs servant, par leur base, à la mastication, sont appelés pinces et palpes, tandis que les quatre autres, uniquement affectés au service de la locomotion ordinaire, conservent la dénomination de pattes. C’est à cause (*)
(*) a, Cnjptops des jardins, grossi ; — b, Scolopendre, partie antérieure du corps, vue en dessus; — c, yeux du côté droit; — d, Scutigère, tête; — e, Scolopendre, antenne; — f, Scolopendre, partie antérieure du corps et bouche, vues en dessous; — g, id., ses pinces buccales; li., id., partie postérieure du corps, vue en dessus; — i, id., en dessous; — k, un des anneaux montrant le stigmate trachéen et une patte ; — le', stigmate isolé, I, stigmate en forme de crible d’une scolopendre du genre Ilétèrostome ; — m, antenne ûcGcophile.