‹ Éléments de zoologieChapitre 62 sur 184 · IG · texte numérisé non relu

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LOCOMOTION

pour les os constituant le squelette de ces appendices. Nous renvoyons

pour leur étude aux ouvrages spéciaux d anatomie humaine et comparée.

On .voit, sur la figure 28 A, une partie du système musculaire de la carpe. Les figures 163 et 164, dont on trouvera en note l’explication détaillée, donnent une idée plus complète encore de celui de la grenouille. On y a joint quelques indications relatives à la myologie du 'têtard (fig. 165).

Quant aux animaux sans vertèbres, ils présentent des dispositions non moins variées que celles qui sont propres aux vertébrés, mais ces dispositions sont toujours moins compliquées. On attribue parfois ; certains de ces animaux, aux insectes par exemple, et surtout à leur:

Fig. 164. — Muscles de la Grenouille (partie inférieure du corps) (*).

(*) 1, muscle sous-mentonnier ; — 2, m. mylo-hyoïdien ; — 3, m. génio-hyoïdicn • — 4, m. masséter ; — 5, m. deltoïde et m. sus-épineux réunis; — G, m. biceps; — 7, m. grand pectoral; — sa portion costale, coupée (voy. n° 13); — 8, sa portion claviculaire; — 9, ni. sous-scapulaire; — 10, m. triceps olécrànicn (voy. aussi le n° 18); — 11, ni. grand oblique;

12 m. droit antérieur de l’abdomen; — 13, ni. grand pectoral; portion costale; — 14, m. long supinateur; — 15, m. radial; — 16, autre ni. radial; — 17, m. extérieur commun îles doigts; — 18, m. triceps olécrànicn; — 19, m. radial antérieur; — 20, m. fléchisseur superficiel des doigts; — 21, m. cubital antérieur; — 22. ni. extérieur propre et m. long adducteur du pouce; — 23, m. triceps crural (voy. aussi le n* 29) ; — 24, m. pectiné; 25 et 2G, m. premier et second adducteurs; — 27, ni. demi-tendineux; — 28, m. du fascia lata ; — 29, ni. triceps crural ; — 30, m. couturier ; — 31 , ni. grand adducteur; 32, m. droit interne; — 33, m. jumeaux; — 31, m. péronier; — 35 et 36, deux portions du in. jambier antérieur ; — 37, portion accessoire du même; — 38, ni. soléaire; — 39, portion pédieuse du jambier antérieur; — 40, iil. du jambier postérieur; — 41, m. pédieux.

larves i^tig. un plus grand nombre de muscles cju aux \eitébics, cela est vrai, mais il est aisé de reconnaître la cause de la particularité dont il s’agit. Elle réside dans le défaut de lasciculation des faisceaux

MUSCLES

Fig. 165. — Muscles d’un têtard de Crapaud (*)■'

musculaires primitifs de ces animaux, qui restent distincts les uns des autres au lieu de s’associer pour former des muscles puissants comme ceux de l’homme et des animaux supérieurs; c’est donc une disposition en rapport avec' la perfection moindre de leur organisme.

Les contractions musculaires peuvent être comparées à des vibrations, et, à l’aide d’appareils enregistreurs analogues à ceux dont se servent les physiciens pour se faire une idée exacte de la rapidité plus ou moins grande, pendant l’unité de temps, des trépidations d’un corps mis en vibration, on a obtenu les graphiques de leurs mouvements. Ces graphiques montrent que les contractions des éléments musculaires sont d’autant plus nombreuses dans un temps donné, que l’on a affaire à des animaux dont la vie est plus active et les mouvements plus prompts. Un mammifère et surtout un oiseau 1 emportent a cet égard sur une tortue ou un batracien. (*)

Fig. 166. — Système musculaire de la Chenille du saule.

(*) a, muscles des mâchoires ; — h, ni. de la région oculaire ; — c, m. sous-brachial; — d, les pattes de devant ; e, rn. droit antérieur de l’abdomen ; — f ni. grand oblique ; — ij, les pattes postérieures; — h, muscles caudaux.

LOCOMOTION

C'est par la contraction de leurs fibrilles élémentaires que les muscles agissent sur les os et les déplacent pour accomplir les divers mouvements auxquels ils sont appropriés; en les maintenant immobiles, ils assurent les modes de station propres aux différentes espèces.

Nulle station n’exige un plus grand développement relatif de force musculaire que la station bipède, et, celle de l’homme, qui est cont-

Fig. 167. — Téguments, ailes et muscles du Hanneton {*).

plétement droite, l’emporte encore en difficultés sur les autres; il en est de même de la marche particulière a notre espèce, puisque la base de sustentation dont elle dispose occupe une moindre surface, et que l’état d’équilibre qui y préside ne comporte que de faibles oscillations du centre de gravité.

Le volume considérable de la tête intervient pour compliquer encoie le problème : aussi l’équilibre de cette partie sur le cou est-il assure au moyen de muscles puissants, et le cou lui-même est moinsallongé que chez la plupart des autres animaux; en outre la poitrine est élargie et tend à se cambrer en arrière. Indépendamment des muscles

1*1 \ — la tète en dessus. — B = quelques faceltcs des yeux composés; Irès-grossiis. — C = le thorax et les ailes. — a, écusson; — l>, insertion des élytres; c . le dos,

</, une des élytres, coupée ; — re, les ailes inférieures. — D = intérieur du llmrax et < t l’abdomen. — fl, prothorax; — b, mésothorax ; — c, métatliorax ; d, d, les dit erents anneaux de l’abdomen; — c, insertion de la première paire de pattes. — f, partie intérieure du thorax; — g, g, le dessous de l’abdomen; — h, h', h", muscles du thorax c 1 < e l’abdomen; i, un des stigmates abdominaux; — k, rectum ou partie terminale de in-

testin; — /, une portion des organes reproducteurs; — m, l’emplacement de 1 anus.

MUSCLES

antérieurs et latéraux, fjui la maintiennent ou la niellent en mouveinent, elle possède des muscles dorsaux très-compliqués, qui se continuent depuis la région sacrée jusqu’à 1 occiput, et maintiennent puissamment le tronc, auquel le bassin élargi, qui le loi mine intérieurement, et l’écartement des cavités cotyloïdes servent de point d’insertion sur la partie supérieure des fémurs et permettent de recevoir le poids du corps pour le transmettre en totalité aux jambes, et de celles-ci aux pieds, dont la conformat ion plantigrade doit être particulièrement remarquée. Les muscles si développés de la région fessière et ceux des mollets complètent ces dispositions en assurant la rigidité des membres, et c’est par les alternatives de leur contraction et de leur relâchement que ceux-ci deviennent les principaux instruments delà marche.

Chez les animaux qui sautent, les membres sont plus allongés, et le poids du corps oscille au-dessus de l’espèce de doubleressort que ces membres constituent. Le vol exige une disposition inverse : aussi, chez les chauves-souris et chez les oiseaux, la puissance locomotrice passe-t-elle, lorsqu’il s’exécute, des membres postérieurs aux antérieurs, et des membranes étendues entre les doigts ou un développement particulier des plumes, transforment les membres de devant en larges rames aériennes qui constituent les ailes. Le corps est en même temps plus ramassé et plus court.

Grâce à leurs quatre extrémités portant simultanément sur le sol, les quadrupèdes possèdent une large base de sustentation, et dans certains cas la partie terminale de leurs doigts ou même, connue cela a lieu pour le cheval, un seul de ces doigts, pour chaque pied, suffit à supporter le poids total du corps.

Les animaux fouisseurs ont, comme ceux qui volent, les membres de devant plus puissants que ceux de derrière, mais ces membres sont courts au lieu d’être allongés, et la partie terminale en est comme transformée en une sorte de pelle, ce qui permet aux espèces qui les possèdent de remuer aisément la terre.

La nage comporte une disposition encore différente, et nous voyons les vertébrés qui vivent exclusivement dans l’eau, comme les cétacés et les poissons, avoir presque tous le corps allongé en une sorte de fuseau dont la partie la plus effilée reste en arrière; leur queue est forte et garnie de muscles si puissants, qu’on la prend en général pour la continuation du tronc. Les animaux aquatiques ont en outre les membres raccourcis et leurs doigts sont réunis par des membranes dites palmaires, ou même complètement transformés en rames natatoires.

Les raies et d’autres poissons plagiostomes de la même famille relèvent d un autre mode. Elles volent dans l’eau plutôt qu’elles ne nagent réellement; aussi leurs nageoires antérieures sont-elles élargies en manière d ailes, qu’elles meuvent à la façon de celles des chauvessouris ou des oiseaux. C’est pourquoi elles ont une forme de corps

SYSTÈME NERVEUX

tout autre que les poissons ordinaires, et leur queue est souvent grêle et allongée comme un fouet.

La locomotion des anguilles est plus comparable à celle des serpents.

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