RACES HUMAINES
Comparaison de l’homme avec les animaux. — moparfait des êtres cloués de la vie. Indépendamment de ca L „ui lé distinguent et lui assignent des destinées si difterentes celles de toutes les autres créatures, il leur est supérieur par sa stri j ture organique, ainsi que par les fonctions a lait 1
accomplit son rôle à la surface du globe ; aussi son anatomie et sa physiologie, étudiées jusque dans les moindres details, justifient-e la place que la science lui accorde, dans la classification des corps c turels, en tête de tout l’empire organique. C’est ce qu on a déjà pu -constater par la lecture des notions abrégées que nous avons exposées relativement à l’anatomie et à la physiologie, branches de là zoo ogi^ dont l’étude fait si bien ressortir la supériorité physique de notie espèce Ce premier examen des caractères de l’homme permet de bien comprendre la dignité de sa nature; il montre aussi toute la
supériorité de sa conformation anatomique.
Que l’homme, envisagé dans sa partie matérielle et périssable, doive être regardé comme un être organisé; que les details de sa structure indiquent qu’il appartient au règne animal, et qq un examen plus approfondi encore conduise à le classer parmi les mammifères, cela n'est pas susceptible d’être contesté. Aussi s étonnerait-on que des savants célèbres aient songé à faire de notre espèce un règne a "part qu'ils appellent le règne humain , en le comparant, pour 1 importance des caractères qu’ils lui assignent, au règne animal ou au règne végétal pris séparément et tels qu’on les définissait autrefois, si 1 on ne considérait que c’est sur les attributs moraux de l’homme, plutôt que sur ses caractères physiques, qu’ils ont fondé cette distinction.
Notre objet dans ce livre étant uniquement 1 histoire naturelle, c est de l’homme physique que nous devons exclusivement nous occupei. Nous établissons donc comme évident que, envisagé sous le rapport de ses organes aussi bien que sous celui dé ses fonctions, 1 homme ne saurait être classé ailleurs que parmi les mammifères. C’est à eux qu’il emprunte son organisation, et 1 <>ccomplissement de son îole dans la nature implique la possession des instruments dont il dispose, c’està-dire de ces organes à la fois si variés et si perfectionnés, qui rendent sa conformation supérieure à celle de toutes les espèces de la même classe d’animaux.
Si le but que nous nous proposons d’atteindre et l’espace dont nous disposons nous le permettaient, il n’est ni un détail de l’anatomie de
MAM MIFÈRES.
omme, ni une des particularités de sa physiologie, si insignifiants 1 ° ,nf suppose, qui ne nous parussent dignes d’être rappelés; un semblable examen serait certainement fécond en aperçus philosophiques.!, ancienne inscription du temple de Delphes disantàrhomme-
connais-tm tm-même n'a rien perdu de sa valeur; elle s’applique aux differentes particularités de son organisme aussi bien qu’aux qualités intellectuelles et morales qui lui sont propres.
Caractères particuliers de l’espèce humaine.’- Lorsqu’il a assigné à 1 homme le premier rang parmi les primates, animaux qui constituent eux-memes le premier ordre de la classe des mammifères, Linné a fait \oir qu il comprenait parfaitement les particularités d’organisation par lesquelles certains singes se rapprochent de notre espèce; mais, en ne séparant pas génériquement ces singes d’avec l’homme, il a commis une faute grave, même au point de vue de l’histoire naturelle, et il a montré qu’il ne se faisait pas une idée suffisamment exacte de la valeur de ces particularités anatomiques qui, tout en rapprochant de nous les premiers des animaux, les laissent cependant encore à une distance si considérable.
L’harmonie des proportions du corps humain, la beauté de ses lignes , sa station droite ( stlus erectus ) et les dispositions qui rendent cette station possible; la tête si bien équilibrée au-dessus du tronc, et la dignité du visage (os sublime) portant ses regards au ciel (cœlum tùeri jussit ), au lieu de les abaisser vers le sol comme le font les animaux (pronaque dum spectent caetera animal ia terrain) ; l’élévation du front < t 1 ampleur du crâne, traduisant au dehors le grand développement du cerveau de 1 homme, c’est-à-dire de son centre principal d'innervation affecté aux fonctions de relation; la perfection de ses mains, qui, étant a la fois des organes de tact et de préhension, deviennent les instruments les plus délicats de son intelligence; la conformation de ses membres inférieurs, réservés pour la marche, et dont le pouce n est pas opposable aux autres orteils .' toutes ces particularités extérieures, dont on pourrait augmenter encore la liste, font de 1 homme une espèce bien différente de celles qui méritent la dénomination de singes; elles ne permettent pas davantage de l'associer génériquement à des animaux de celle famille, pas même à ceux auxquels le grand naturaliste suédois, par une application évidemment exagérée de ses propres principes de classification, n’avait pas craint d’étendre le nom d’hommes (1).
Pourtant on ne saurait nier que ce ne soit de ce groupe de mammifères que l’espèce humaine se rapproche par sa structure ; aucune autre division de la même classe ne lui ressemble en effet par un aussi grand nombre de particularités. C’est là une notion vulgaire dont tout le
(I) Les singes, nlliibués par Linné au genre Homo, sont l'orang-outan (Homo satgrus). le chimpanzé (//. troglodytes) cl le gibbon (II. /„/•); j| faudrait y ajouter aujourd’hui le gorille, si de semblables rapprochements ne devaient pas être repoussés.
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u inslpsse- et il en est si bien ainsi, que pen- Z" longtemps c’est en 'disséquant le magot et d’autres singes que fes Anatomistes se sont principalement fait une
et pourtant Vesale a montré, ce que le texte rend d’ailleurs évident, qu elle avait élé faite en grande partie sur l’observatmn des mge soit le magot, soit les cercopithèques, alors que la dissection
1 * L^sLgefsont en réalité des termes, les uns intermediaires, les autres très-inférieurs d’une série mammalogique que 1 homme domine et dont il est la forme supérieure, comme il est egalement la
plus haute expression de toute organisation animale.
Bien qu’il y ait encore une grande distance entre lui et les mieux doués de ces mammifères, les rapports d organisation qui le rattachent à eux ne sauraient pourtant être contestes. Les anatomistes c e la Renaissance les ont reconnus avant ceux de notre époque, et le parti scientifique qu’on a su en tirer, ou que 1 on peut en tirer encoie pour éclairer la conception anatomique de 1 homme, en est une nouvelle etéclatante confirmation. , ,
On constate ces ressemblances dans la conformation generale du squelette (tig. 29) et des dents (fig. 46 et 48), aussi bien que dans les parties molles (planches I à III) quelles qu’elles soient.
Bien que chez l’homme les os incisifs se soudent constamment avec les os maxillaires supérieurs et que notre espèce n’ait qu un rudiment du prolongement coccygien propre a la plupart des singes, son squelette est à beaucoup d’égards comparable à celui de ces animaux. L’analogie n’est pas moins évidente si l’on examine la conformation des autres systèmes d’organes, et on la retrouve jusque dans le cerveau, quoique chez l’homme l’encéphale acquière une tout autre perfection que chez les singes; que, par exemple, il soit plus riche en circomolutions, ait des hémisphères plus volumineux, et se développe surtout dans’sa partie antérieure, laquelle est plus spécialement affectée aux fonctions intellectuelles. D autre part, c est presque une similitude qui l’on constate entre l’homme et certains singes, si l’on compare leur système dentaire, les dents affectant chez l’homme la formule propre aux espèces de ce groupe qui habitent l ancien continent, et jusqu a un certain point la même forme ; mais il s’agit celle fois d’organes appropriés aux fonctions moins relevées de la digestion.
Le nombre total des dents chez l’homme est de 32, disposées d’après la formule suivante :
- incisives, ^ canines, g molaires de chaque côté.
mammifères.
La dentition ,1e lait («g. 47) est également la même dans les deux cioupes que nous comparons, savoir :
Si notre espèce diffère par certains caractères des premiers animaux a plus forte raison est-elle facile à distinguer de ceux qui occupent des degresmoins élevés dans l’échelle zoologique ; cependant on doit reconnaître que ces différences ne sont que relatives et l’on chercherait en vain dans sa structure anatomique les moyens de la séparer d une manière absolue du reste des êtres vivants. C’est par elle que l’homme leur ressemble ; et plus on établit de comparaisons entre les animaux et lui, mieux on comprend l’importance des traits qui le distinguent, si faibles que paraissent certains d’entre eux plus aussi on se fait une idée exacte des qualités supérieures dont la nature la comble, tout en se servant des mêmes éléments anatomiques.
En éloignant l’homme des animaux dans la classification, on commettrait une erreur préjudiciable aux progrès de la science, et l'on justifierait les prétentions des personnes qui nient les ressemblances organiques qui rattachent notre espèce au reste de la création, ou contestent la légitimité des conclusions que l’anatomie, la physiologie el la médecine ont tirées de leur examen comparatif. Sans exagérer ces analogies, comme l’avait fait Linné, Buffon les a comprises autant et mieux que lui, et il a dit avec beaucoup de raison que « s’il n’existait point d animaux, la nature de l’homme serait encore plus incompréhensible ».
C’est en tenant uniquement compte de la conformation des membres qu’on a été conduit à retirer notre espèce de l’ordre des primates, c’est-à-dire du premier ordre de mammifères dans lequel Linné l’avait associée aux singes et aux makis ; et le naturaliste allemand Blumenbach, à qui l’on doit un traité d’histoire naturelle, publié vers la fin du deiniei siècle, en a fait un ordre a part sous le nom de Bimanes, rappelant que l’homme n’a que deux mains, tandis que les singes en ont quatre, ce qui les a fait appeler quadrumanes.
Mais ce caractère, sans être dépourvu de toute valeur, n’a pas l’impoi tance queBlumenbach et d autres lui ont attribuée 5 il est en rapport avec le genre de station propre à l’espèce humaine, et peut être regardé comme la conséquence même de son mode de progression. C’est aussi en vue de sa station que l’homme a les jambes plus longues que celles des singes, même de ceux qu’on a appelés anthropomorphes, parce qu’ils lui ressemblent plus que les autres; ses mollets sont plus musf u leux, et son bassin ainsi que les muscles qui l’accompagnent ont plus d ampleur, ce qui assure une base de sustentation plus large à la totalité du tronc. Remarquons, en outre, que tous les singes n’ont pas réellement quatre mains; il en est, comme les ouistitis, chez lesquels le pouce des membres antérieurs n’est pas opposable aux autres doigts. Ces animaux, qu on place les derniers parmi les singes, dif-
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fèrent plus des quadrumanes anthropomorphes par leur organisation que ceux-ci ne s’éloignent de l’homme sous le même rapport; et les naturalistes, tout en repoussant l’association générique de l’homme avec les premiers singes, association proposée bien à tort par Linnér sont revenus à sa manière de voir en ce qui concerne la réunion de notre espèce et des quadrumanes simiens dans un même ordre. La dénomination commune de primates a donc été conservée par plusieurs auteurs aux espèces de ce groupe.
Peu importe d'ailleurs «à quel ordre de mammifères l’homme emprunte son organisation, si la comparaison de sa structure avec celle des animaux fait ressortir l’incontestable supériorité qu’il a sur eux, et si dans ce corps, si peu différent qu’il soit de celui de certaines, autres espèces, il se manifeste des facultés tellement supérieures à celles du reste des êtres vivants, qu’on les croirait entièrement nouvelles. En effet, ces facultés ne se rencontrent nulle part ailleurs avec un pareil développement ; nous parlons surtout ici des facultés intellectuelles, facultés dont les animaux sont cependant loin d’être entièrement dépourvus.
L’homme, "envisagé au point de vue de sa structure anatomique et de ses fonctions, reste donc bien, malgré ces analogies organiques, le plus parfait des êtres appartenant au même règne, et c’est avec raison qu Ovide, en le comparant à eux, en donne cette poétique définition : <( Sanctius bis animal mentisque capacius altœ. »
Nous l’avons déjà fait remarquer, le cerveau humain (1) présente dans ses diverses régions, surtout dans celle qui est spécialement affectée aux fonctions de l’intelligence, une supériorité tout à fait propre à notre espèce. Le développement des hémisphères y est plus considérable que dans les animaux les mieux doués sous le même rapport; les circonvolutions y sontplus nombreuses et groupées d’une manière spéciale; en outre, ce sont celles du lobe antérieur des hémisphères qui sont surtout développées, et, dans leur disposition, ces mêmes circonvolutions sont exclusivement caractéristiques du cerveau humain. Elles sont si bien des parties distinctives de notre espèce, qu’elles existent avant la naissance, et qu’elles se montrent indépendamment de celles qui apparaissent successivement sur les autres lobes des hémisphères cérébraux.
Ce mode de conformation établit, au point de vue du cerveau envisagé séparément, une différence considérable entre l’homme et les singes; elle est en rapport avec la supériorité de ses facultés intellectuelles, puisque c’est, l’instrument lui-même de cette intelligence ou comme le disait de Blainville, son substratum , qui la présente.
Les singes dont le cerveau est le plus développé, c’est-à-dire les singes anthropomorphes, sont déjà fort différents de l’homme en ce qui concerne cette partie importante de l’encéphale; à cet égard leur
(0 Fig. IC8, 171, 172, 173 et 171.
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infériorité est même très-manifeste dans certaines espèces ; c’est par là qu’ils s’éloignent surtout de nous.
Bien que méritant aussi d’être signalées, les particularités de la forme extérieure, si remarquables qu’elles soient chez certains singes, n’ont donc en réalité qu’une valeur secondaire, eu égard à celles que peuvent fournir les centres nerveux. Au point de vue physiologique, ces particularités distinctives tirées du cerveau ont une importance fondamentale, et une élude attentive en fait ressortir toute la valeur comme caractères zoologiques.
Par une analyse ainsi raisonnée des caractères anatomiques de l’homme, on peut donc arriver à démontrer que, tout en étant, comme cela ne saurait être discuté, un être organisé, et en appartenant, par ses différents organes, à la classe des mammifères, le genre qu’il constitue se distingue néanmoins de tous les autres genres d’animaux par des caractères qui le placent fort au-dessus d’eux. Ces caractères de structure sont en rapport avec des particularités physiologiques évidentes, et ils assurent à l’homme le libre exercice de l’intelligence dont il est doué, ainsi que sa suprématie sur la nature entière. Moins fort que certains animaux, privé des armes puissantes que possèdent beaucoup d’entre eux, il domine le monde par ses facultés mentales, et ses destinées terrestres sont différentes de celles de tous les autres êtres créés.
La voix de l’homme, qui constitue le langage articulé et la parole, n’est pas un moindre gage de la perfection de son organisme, ni un résultat moins curieux de la complication de sa structure. Elle donne une puissance nouvelle à ses sociétés, et la tradition, en servant de moyen de communication entre les hommes de toutes les époques, est devenue le lien des générations disparues avec celles qui leui ont succédé ; de même, elle les reliera avec celles de l’avenir. Elle leur permet de profiter de l’expérience acquise dans le passé, et, en perpétuant les résultats de la civilisation, elle assure aux diverses nations l’accomplissement de nouveaux progrès dans la science, 1 industrie ou les arts, progrès qui seront, au physique autant de conquêtes sur la nature, au moral autant de causes de perfectionnement.
Les modifications que l'homme subit individuellement en passant de l’enfance à l’adolescence, de l’adolescence'à l’âge mûr ou en arrivant à la vieillesse, ne sont pas moins intéressantes à observer, Ses aptitudes changent en même temps que ses organes se modifient ou prennent plus de force ; son jugement et sa raison accroissent 1 ascendant qu’il peut avoir individuellement sur ses semblables. A cet égard, l’homme n’est pas moins différent des animaux : mais si les caiactcres moraux qui le distinguent en font un être exceptionnel et privilégié au sein de la nature, c’est par l’ensemble même de son organisme et par les éléments anatomiques qui le constituent, qu il se rattache au reste des corps organisés, tout en leur restant supérieur; et, comme nous avions surtout à l’envisager sous ce rapport, nous n avons pas
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craint de donner des détails étendus relativement aux principaux organes qu’il possède, ainsi qu’aux actes que ces organes exécutent. Désirant faire ressortir avant tout la supériorité des moyens dont l'homme dispose, nous ne devions laisser échapper aucune occasion de mieux faire comprendre sa conformation anatomique et le mécanisme de ses fonctions.
Races humaines. — L’espèce humaine, tout en se rapprochant des espèces animales par les pricipaux traits de sa structure, s’en distingue d’ailleurs par différents caractères anatomiques et par diverses aptitudes physiologiques; de plus, elle n’est pas identique à ellemême dans tous les lieux qu’elle habite. Suivant qu’on l’observe sur certains points du globe ou sur d’autres, l’homme présente des particularités qui semblent en harmonie avec les conditions du sol sur lequel il estné .
Des différences tirées de sa stature; de la couleur blanc-rosé, brune, jaune, cuivrée ou noire de sa peau ; de la forme de son crâne ’ qui est oblong(dolichocéphalie) ou arrondi (brachycépbalie) ; de ses mâchoires, tantôt courtes (brachygnathisme), tantôt proéminentes (prognathisme) de ses cheveux crépus (chevelure ulotrique) ou lisses (chevelure leiotrique); de l’abondance ou de la rareté des poils de sa barbe et de ceux qui recouvrent différentes parties de son corps; de l’horizontalité ou de l’obliquité de ses yeux; de la saillie du menton et de celle des pommettes ; du développement du nez ; de la grandeur relative du lobule des oreilles, et d’autres particularités également organiques, permettent de caractériser plusieurs variétés principales suivant la différence des pays. Comme ces caractères sont durables et qu ds se transmettent de génération en génération, on distingue plusieurs races humaines. Ces races peuvent à leur tour être partagées d une manière assez régulière en groupes secondaires, appelés misraces, rameaux , etc., ce qui répond aux principales modifications qu’a subies le genre humain. ' 1
Les plus grands naturalistes, Buffon, que l’on doit considérer comme le fondateur de 1 anthropologie ou histoire naturelle de l’homme ■
umenbach, G. Cuvier, de Blainville, et la plupart des savants qui ont tait faire des progrès considérables aux sciences zoologiques ont admis qu’il n’existe qu’une seule espèce dans ce genre; on peut ajouter qu elle est originaire de l’ancien continent, très-probablement de 1 Asie ou de 1 Afrique, et que c’est de là qu’elle a émigré sur tous les autres points du globe. ° 6 SU1
Les auteurs reconnaissent en général trois races principales dans I espece humaine savoir : la race blanche ou caucasiqle, la race jaune ou mongohque et la race noire ou élhiopique.
Mais ces distinctions, fondées sur la seule considération de la couem de la peau, ne donnent pas une idée suffisamment exacte des inrticularites qui séparent les unes des autres les diverse^wulaÜM8
du globe; et comme chacune dos trois va..; i ' • • \ mations
ue ues ti ois variétés principales comporte
MAM MIFÊRES.
un certain nombre de subdivisions, des auteurs récents ont pensé qu’il fallait admettre un plus grand nombre de races.
Ainsi il est aisé de constater qu’il y a des hommes de couleur noire, ou tout au moins de couleur très-foncée, qui ressemblent plus aux blancs qu’aux nègres par les caractères principaux de leur physionomie : tels sont les Abyssins, les Hindous, les Indo-Chinois et même les Malais; on en fait quelquefois une race distincte sous le nom de race tonne. D’autre part, certaines îles de l’Océanie ont pour habitants des hommes très-peu différents des Malais par l’ensemble de leurs caractères, et qui se rattachent également à cette division. Les indigènes' de l’Amérique ont aussi été regardés par certains auteurs connue constituant une race différente de la race jaune, et I on en a fait la i'ace cuivrée. Mais les éléments dont la population américaine se
Fie. 251. — Nouveau Z élan dais.
composait antérieurement à 1 invasion des Européens ou a 1 impoi a lion plus récente des nègres dans la même région du globe ne nous sonl pas connus d’une manière assez complète pour qu on se pio nonce sur la valeur de cette classification; il ne faut pas pei re e vue les rapports que les naturels de. l’Amérique semblent a\oir eus à des époques reculées avec les hommes de certaines parties t e an cien continent, surtout avec ceux des régions orientales et des régions
polaires de l’Asie.