‹ Éléonore de Roye, princesse de Conde, 1535-1564Chapitre 17 sur 17 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

Arrivée du roi de Navarre et d:i prince de Condé à Orléans. — Emprisonnement de Condé. — Son frère est gardé à vue. — La comtesse de Roye est arrêtée on Picanlie et incarcérée à Saint-Gt^rmain-en-Laye. — Fermeté de la duchesse de Montpensier.— Dinicnltés opposées à l'entrée do la princt ssc de Condé dans Orléans. — Ab.mdon dans lequel on l'y laisse. — Son indomptable énergie; son dévouement sans hornt'S. — Elle s'attache à assurer la défense do son mari. — Arrivée de Robert et de .Marillac, avocats, désignés d'office. — Sévères reproches adressés au duc de Guise par h duchesse de Ferrare. — La princesse de Cundé a recours à l'Eler'cnr pilalin et à li

reine d'Angleterre. — Exposé des faits, concernant le prince de Condé, qui ont précédé l'arrivée de ses deux défenseurs. — Double démarche, vis-à-vis de lui, d*un prêtre et d'un agent des Guises. — Gomminsaires nommés pour interroger le prince. — Il refuse de leur répondre et demande à n'être jugé que par le roi, les paii*s de France et le parlement réunis. — Rejet de sa demande. — Rejet pai* le conseil privé dé divers appels qu'il a interjetés. — La princesse de Gondé ne peut ni voir son mari, ni communiquer avec lui. — Restrictions imposées aux communications du prince avec ses défenseurs. — Ferme langage qu'il leur tient. — Dernière injonction de répondre faite^au prince par le conseil privé. — Excès de pouvoir commis à ce sujet. — Double faute commise par Robert. — Le prince, trop confiant, répond par écrit et signe ses réponses. — Un tribunal, improvisé pour la circonstance, prononce contre Gondé, sans l'avoir entendu, ni môme appelé, et sans confrontation de témoins, une condamnation à mort, que le comte de Sancerre, le chancelier de l'Hospital et Dumortier refusent de signer. — Le roi repousse les supplications de la princesse de Condé. Le cardinal de Lorraine l'insulte et l'expulse de la cour. — Projets homicides des Guises à l'égard de la princesse, du roi de Navarre, des Châlillons, et de la généralité des protestants français. — Arrivée de Goligny et du cardinal de Ghâtillon à Orléans. Leurs efforts en faveur du prince et de la princesse de Condé, de la comtesse de Roye et du roi de Navarre. — Dernière maladie de François II; ses terreurs et ses vœux en face de la mort. — Attitude de Gatherine de Médicis, des Guises, de Marie Sluart, d'Antoine de Bourbon et de Goligny. — Mort du roi. — Paroles prononcées par Goligny 76

GHAPITRE VI

Émotion de la princesse de Gondé en apprenant que les jours de son mari sont épargnés.

— Arrivée du connétable à Orléans. — Gondé refuse d'accepter toute mise en liberté tant qu'on ne lui aura pas réservé un recours en déclaration d'innocence. — Gédant à. de judicieux conseils de la princesse, il va avec elle à Ham et à la Fère. — La comtesse de Roye est rendue à la liberté. — Êléonore, dans l'intérêt de son mari, vient à la cour. Gondé ne tarde pas à l'y rejoindre. — Le conseil privé proclame l'innocence du prince et lui réserve un recours devant le parlement de Paris. — Ge parlement rend en sa faveur et en faveur de madame de Roye des arrêts de déclaration d'innocence. — L'exercice du culte réformé est toléré par Gatherine de Médicis dans les résidences royales de Fontainebleau et de Saint-Germain. — Appui accordé à cet exercice par le prince et la princesse de Gondé, ainsi que par les principaux membres de leur famille. — Hommages rendus, de diverses parts, à la piété de la princesse et de sa mèi'e. — Conduite coupable d'Antoine de Bourbon à l'égard de Jeanne d'Albret.

— Promulgation de l'édit de janvier 1562. — Massacre de Vassy. — Séjour du prince de Gondé et de sa femme à Paris. Leurs efforts pour y protéger les protestants contre les excès d'une effervescence populaire qu'accroît la présence du duc de Guise et de ses adhérents. — Insuffisance des forces dont dispose Gondé pour assurer le repos de la capitale. — Gondé et sa femme quittent Paris pour se rendre à Meaux où ils sont rejoints par divers seigneurs protestants. — Départ de Gondé pour Orléans, et d'Ëléonore de Roye pour son château de Muret. -» Lâche aggression d'une horde de fanatiques qui met en danger les jours de la princesse et ceux du jeune marquis de Gonty. — Accouchement prématuré d'Ëléonore, à Gandelu, d'où on la transporte à Muret. —

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