DIEU FIN DERNIÈRE
Les modestes ruisseaux coulent vers les rivières ; Les rivières s'en vont vers les fleuves géants ; Les fleuves, sans effort, ignorant les barrières, S'engloutissent enfin dans les grands océans : Ainsi tous les humains, sur ces terrestres plages,
Soit de bas lieu, soit de haut lieu, Sont ordonnés pour tendre aux célestes rivages,
Se perdre en l'océan de Dieu !
Rédemption
La nature, en hiver, toute paralysée, De ses mortels frimas couvre le sol, et dort ; Arrive le soleil. ... et la terre glacée, Devenant libre enfin, revit avec transport : Ainsi quant se leva le Soleil de justice,
Le monde endormi tressaillit ; Et l'homme, délivré de l'enfer et du vice
Put revivre avec Jésus-Christ.