COLÈRE
Les fureurs du lion nous glacent d'épouvante Dès qu'on entend ses cris ou ses rugissements. . . . Quel objet de terreur ! . . , . Quelle image frappante De la colère humaine en ses emportements ! Le fauve courroucé, dans les forêts sauvages,
Met tout en fuite devant lui ; Et l'homme furieux dans l'accès de ses rages, Glace d'horreur l'âme d'autrui.
y PARESSE
A pas lents, sur la plage, avance la tortue, Ayant l'air de porter à regret sa maison ; Elle est toute engourdie et paraît abattue ; Vous la voyez buter sur un brin de gazon ; Elle ne connait rien qui l'excite et la presse,
Pas plus le désir que la peur :
Ainsi dn fainéant se traîne la paresse,
Dans une invincible torpeur.