HYMNE DES VEPRES ET DES MATINES
Jrsu, Hcdemptor omnium.
O Jésus, Rédempteur de tout le genre humain. Vous qu'avant la lumière et qu'égal à lui-même. Dans la fécondité de son Esprit divin.
Engendra le Père suprême;
O Aoiis, de votre Père exhibant les splendeurs. Apportant à nous tous réternelle espérance, Ecoutez les soupirs cTe vos vrais serviteurs. Exaucez notre confiance.
Souvenez- vous, ô Maître et Créateur de tout. Que vous j)rites, un jour, dans le sein de Marie, En venant ici-bas, abaissé jusqu'au bout. Xotre chair mortelle et flétrie.
Ce jour même l'atteste, opérant son retour Dans le cycle du temps, année après année : '
Du sein de votre Père, oui, vous vîntes, un jour, >Sauver la race condamnée.
Par un concert de joie, un cantique nouveau. Les astres d'or aux cieux, et la terre fidèle, Et l'univers entier, du salutaire Agneau Chantent la naissance nouvelle.
Et nous, purifiés, lavés dans votre sang, O Christ, nous vous offrons ce tribut de louanges En mémoire du jour où vous vintes, naissant, - Escorté, chanté par les anges.
Gloire à vous, ô Jésus, dans les siècles sans fin, Au Père notre père, à l'Esprit tout de flammes, A vous né d'une Vierge, à vous l'Homme divin, A vous, le Eédempteur des âmes.
HYMNE DES LAUDES
A solis ortus cardine.
De l'aurore où l'on voit se lever le soleil Jusqu'à l'extrémité de la terre et du monde. Chantons le Eoi Sauveur, monarque sans pareil. Issu d'une Vierge féconde.
Le glorieux tuteur de la création Revêt, conime nous tous, un corps de flétrissure; Chair, il sauve la chair; de la perdition Il rachète sa créature.
L'amour du Saint-Esprit est descendu des Cieux Dans le coeur d'une chaste et virginale Mère. La Vierge reste vierge; et dans ses flancs pieux S'accomplit le divin mystère.
Dans le pudique sein objet de son amour Le Fils de Dieu sur terre établit sa demeure. Celle à qui nul humain ne fit jamais la cour ^ Conçoit sans que rien ne Teffleure.
Plus vierge que jamais dans sa maternité, Elle enfante Celui qu'avait promis l'Archange, Et qui fera que Jean, par sa mère porté Frémira de manière étrange. -
Etable, crèche, paille — il n'en a pas horreur — Voilà ce qu'il embrasse en voyant la lumière. Lui qui donne aux oiseaux le vivre et le bonheur, Il suce le lait de sa Mère.
Les angéliques choeurs, jubilant dans le ciel. Exaltent le Très-Haut par leurs chants et leurs veilles, Pendant que se présente aux bergers d'Israël L'Auteur de toutes ces merveilles.