‹ Elévations poétiquesChapitre 16 sur 58 · HYMNE DES VEPRES ET DES MATINES · texte numérisé non relu

HYMNE DES VEPRES ET DES MATINES

Crudelis Uerodes Deuw.

Cruel Hérode, à ce mystère Pourquoi te troubles-tu, pourquoi?

Il ne vient pas ravir la terre Celui qui dit : Le Ciel à moi !

Les Maires vont, suivent l'étoile Qu'ils ont comprise en Orient.

Enfin TAstre-Dieu se dévoile Par l'encens et l'or en présent.

Au temple s'empresse Marie Avec l'Enfant-Dieu dans ses bras :

Déjà l'Agneau céleste expie Nos péchés qu'il ne commit pas.

Nouveau miracle de puissance :

On voit de grands vases pleins d'eau, L'onde pure y changer d'essence, Devenir du vin rouge et beau.

A A^ous, ô Jésus, toute gloire Pour les Gentils mis en chemin; Au Père, à PEsprit la victoire Toujours dans les siècles sans fin.

HYMNE. DES LAUDES

0 sola magnarum, urbium.

O Bethléem, ville plus grande Que les plus illustres cités, Par toi seule Dieu fit l'offrande D'un Christ aux peuples rachetés.

Une étoile plus radieuse

Que le soleil dans son éclat

Annonce à la terre joyeuse

Le Dieu fait homme et son mandat.

Ayant vu le Dieu dans l'étable.

Les Rois prodiguent leur trésor.

Le divin Enfant tout aimable Reçoit Tencens, la myrrhe et l'or.

L'or pour sa qualité royale.

L'encens pour sa divinité, La pure myrrhe orientale Pour son humble mortalité.

A vous, ô Jésus, soit la gloire Pour les Gentils mis en chemin.

Au Père, à l'Esprit la victoire Toujours dans les siècles sans fin.

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