‹ Élie de Saint Gille: chanson de gesteChapitre 20 sur 55 · INTRODUCTION XXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXVII

la suite. — S (p. 102) ne parle pas d'Angers, mais, en revanche, cite Montpellier (le ms. A donne Pelliers, qu'il faut peut-être lire Poitiers). — Dans S (p. 104), le messager n'est que blessé ; dans F, il meurt entre les bras d'Élie. Cette dernière leçon est la bonne, car plus loin (y. 681-2), les chevaliers envoyés au secours d'Élie s'attardent à enterrer le corps ; cet incident manque dans S.

VI. — L'énumération des dix princes païens, qui, en dehors des deux chefs, Macabre et Jossé, doivent successivement combattre Élie, n'est pas la même dans F et S. Dans F, certains noms, comme Aitropé, Gambon et Orable, ne se retrouvent pas dans la suite ; S nomme trois fois Malpriant. Pour la comparaison des deux textes, il faut se reporter à chaque laisse.

VIL — La rédaction F, certainement abrégée, ne mentionne ni le nom de Guibourc (S, p. io5), ni la réplique de Bernard, qui est près d'attirer à Guillaume un second coup

VIII et IX. — Les deux premiers princes païens tués par Élie sont les mêmes dans les deux rédactions : Rodoant de Calabre et Corsant de Tabarie.

X. — Les noms des trois païens qui suivent sont douteux dans F et dans S ; le seul qui soit nommé directement est Gaidonet (F, v. 35o), sans doute le même que Granduse d'Orcle, cité plus haut par S (p. 104). Quant aux deux autres^ on a le choix entre Malchabarié (S, p. 104), Aitropé (F, v. 255), Gambon ou Orable (F, v. 256). — Au v. 871, F a tort de citer Jossé d'Alixandre, que S remplace par Malatré (p. 108).

XL — Le sixième combattant est Triacre (ou Tiacre) dans les deux rédactions.

XII. — Le septième païen est Malatré dans S (p. 109) ; il faut donc corriger dans F (v. 4o5 et 448) Salatré en Malatré.

XIII. — Le huitième païen est Jossien (S donne Jossé qui a été corrigé) ; c'est sans doute aussi le même que le Josué de F (v. 257). — Aux v. 468 et 471, la correction de Salatré en Aitropé est inutile, par suite de la substitution de Malatré

à Salatré dans la laisse XII. •-- Quant à Priant (F, v. 469), c'est une forme fautive de Malpriant.

XIV. -— Le neuvième païen est Salatré. — Après le v. 480, il y a une lacune dans F ; il faut, en effet, expliquer qu'Élie est attaqué par Salatré. — La fin de la laisse est plus explicite dans S (p. 1 1 i-i 12) que dans F qui se contente de dire : «... )a Tencauchera trop. » Ce trop signifie qu'Élie courra plus tard de grands dangers en s'obstinant à poursuivre Malpriant, le dixième combattant.

XV. — L'allocution du jongleur à ses auditeurs est plus longue dans S (p. 112). — F oublie de mentionner, après le V 3 10, que le cheval d'Élie s'abat de fatigue; cette mention est utile, puisque plus loin on constate que le cheval s'est reposé (F, v. SSg ; S, p. 1 1 3).

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