I. Voy. plus loin p. xxvii
Durant ce temps, Guillaume d^Orange et ses coiApagnons ont fait couper leurs liens par un pay^n (v. 572-611). Ils s'arment à la hâte et vont au secoure' d'Élie qu'ils ne connaissent pas, mais qu'ils voient poursuivi parles Sarrasins (v. 61 3-638). La bataille s'engage sanglante et héroïque, entre les païens d'une part et de l'autre Elle, Guillaume et les siens, aidés des chevaliers envoyés à la suite d'Élie par Julien, son père. Élie est enfin fait prisonnier par le roi Malprîant (v. 639-769). Guillaume d'Orange apprend alors qui est Elle et quel est son père : il court à toute vitesse demander secours à Saint-Gilles (v. 770-796).
Le portier de Saint-Gilles veut s'opposer au passage de Guillaume ; Guillaume le tue (v. 797-824). Le vieux Julien jure de punir le coupable, mais sa colère tombe, quand il voit devant lui les fils d'Aimeri de Narbonne, Guillaume, Bertrand, Bernard et Arnaud. Guillaume donne au comte Julien des nouvelles d'Élie : il lui apprend que son fils est prisonnier. Julien rassemble ses vassaux, demande aide au roi Loms et s'apprête à aller délivrer son fils (v. 826-869).
Les païens emmènent Élie; ils s'embarquent et arrivent tout près de Sobrie, la ville de Macabre. Avant de débarquer, Macabre veut faire adorer à Élie son dieu Mahomet, et lui promet en échange la main de sa fille, la belle Rosemonde. Élie refuse, et, voyant Malpriant conduire par la bride le cheval qu'il a repris, il se précipite sur le païen, le tue, monte sur le cheval qu'il lance à la nage, et se sauve (v. 870-974) . Macabre, furieux contre son dieu, renverse la statue de Mahomet, au grand désespoir des païens, et envoie