Voy. plus haut p. xi-xir
3. Je note, en passant, que Saint-Gilles, la fameuse ville du Midi, est toujours dite en Provence au moyen âge, bien qu'elle soit en Languedoc (auj. dans le dép. du Gard).
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iphie de VËUe et le de VÎUci qui y figu-
rent. Auv. 179, Elie a quitté Saint-Gilles; après a chevauché (OUI un jour, il rencontre un mes^ ; lé qui, au BOftir d ' , vient d être
mis à mal par les Sarrasins. La c H claire : pour
venir de Provence en Anjou, il eût fallu plus d'un ' jour à Elie, même s'il eut été monté sur Prinsaut ou sur Marchegai. Le Saint-Gilles de ia chanso;. donc pies d'Angers 2. Du reste, le trouvère accumule dans ses vers les noms de villes de cette partie de la France : Chartres, Bourges, Orléans, Poit Blèves, qui n'est pas Blois , comme le croit M. Koelbing :< ; autre part, il parle encore du Maine, du Berri, de la Loire. La Provence, au contraire, n'est citée que trois fois, et encore est-ce pour déterminer simplement la ville de Saint-Gilles :
v. 387 Saint Gille, en Provence le K
v. • > 3 2. .... en Provenche ens el mostier Saint Gille. v. 1414 Saint Gille, de Provence la bel
Aucun fait de Faction ne se passe en Provence, et les quelques villes de cette région qui sont mentionnées n'apparaissent qu'incidemment (Arles 22o5, Valence 2464^. Elie est presque toujours appelé Elie de France (v. 1781, 181 4, 1841, 1946, 2001, 2004,
1. Dans le roman de Raoul de Cambrai (p. zbj), il faut à Bernier quinze jours pour aller de Saint-Quentin à Saint-Gilles.
2. Il s'agit peut-être ici de Saint-Gilles, près de Grugé l'Hôpital, dont parle le dictionnaire de M. Cékstin Port.