‹ Élie de Saint Gille; chanson de gesteChapitre 4 sur 72 · Beitraegc \ur vergleichenden Geschichte der romantischen · texte numérisé non relu

Beitraegc \ur vergleichenden Geschichte der romantischen

Poésie und Prosa des Mittelaltevs, unter besondever Benicksich-

JV i LIE : l

commodité des recherches, de er un

de la ci:

Le comte Julien de Saint-Gilles est vieux et songe à quitter le métier désarmes. Il assemble ses barons dans sa grande salle, et, en leur présence, reproche à son fils Élis de ne pas être encore parti pour Paris ou pour Chartres au service du roi Louis, fils de Charlemagne. Elie, froissé des reproches de son père, veut sortir de la salle, mais Julien le retient : « Avant de te laisser partir, » dit-il, <■ je veux éprouver ta valeur. Prends un cheval et mes meilleures armes; on va dresser une quintaine au milieu du pré, et je verrai ce que tu sais faire. — Soit! » dit Élie, « mais cette nuit je ne dormirai pas sous ton toit! » (y. i-î

Élie s'arme et s'apprête à jouter; du premier coup il renverse la quintaine. Julien, fier de son fils, veut désormais le faire maître de son domaine. Élie refuse, et quitte Saint-Gilles. Le vieux Julien, à l'insu de son fils, ordonne à ses meilleurs chevaliers de le suivre de loin pour le protéger (v. 87-172 ,

Elie chevauche tout le jour. Il rencontre sur son chemin un chevalier blessé qui ne peut continuer sa route. « Qui es-tu? » lui dit Élie. — « Je suis fils du comte Amauri de Poitiers, et cousin de Julien de Saint-Gilles. J'étais à Paris avec mon père auprès du roi Louis, quand un messager nous apprit que les Sarrasins avaient envahi le pays. Nous partîmes aussitôt, et notre armée rencontra les païens aux mar-

tigung der cn^lischen und nordischen Litteratur ,'Bresiau, 1876), p. 92-1 3ô.

!.N I KODI'CTION

ches de Bretagne. Plusieurs combats eurent lieu. A la dernière bataille, le roi Louis allait être fait prisonnier, quand arrivèrent à son secours Guillaume d'Orange et ses compagnons , qui dans la lutte restèrent aux mains des ennemis. Le roi Louis s'est alors enfui jusqu'à Angers, poursuivi par les Sarrasins, et de là m'a envoyé demander aide à Julien de Saint-Gilles. Au sortir de la ville, les païens m'ont attaqué et mis dans cet état. — Je te vengerai! » dit Élie. Il reçoit le dernier soupir du blessé et part pour rencontrer les Sarrasins (v. 173-249).

Cependant les Sarrasins, conduits par le roi Macabre et par Jossé d'Alexandrie, ne savent que faire de leurs prisonniers, de Guillaume et de ses compagnons. Tout à coup ils aperçoivent Elie qui les a rejoints et veut délivrer les chevaliers chrétiens. Élie tue successivement Rodoant (v. 25o-32o,), Corsaut de Tabarie (v. 33o-34i), trois autres païens (v. 342-362), le roi Triacre (v. 363-404) et le vieux roi Malatré ' (v. 405-445). Il court alors aux prisonniers, mais il n'a pas le temps de les délivrer : attaqué de nouveau, il tue Jossien et Salatré, puis se met à la poursuite du roi Malpriant, dont le cheval est plus rapide que tout autre (v. 446-489).

La poursuite est longue (v. 490-531). Élie atteint enfin Malpriant, le renverse à terre, et s'empare de son cheval (v. 532-554). Malpriant, relevé par les païens, les excite contre Élie qui les défie, grâce à la vitesse de son cheval (v. 555-57 1).

Page 1