‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 39 sur 225 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

vermisseau, tremblant devant le souverain Juge; enfant, sans force ni vigueur, n'ayant d'appui qu'en la pitié de son père compatissant; mais aussi, âme rachetée, forte de la force de son adoré Rédempteur !

« Après avoir beaucoup lu, et longtemps prié avec térveur, je suis revenue à mon lit; mais je n'ai pu dormir. Une petite voix, — la voix de mon Anna, que j'avais crue endormie, — murmurait doucement, et disait:

Vous toutes, âmes affligées , venez! Y â'i quitté ma place, et je suis venue près d'elle, entre ses bras. L'agitation du vaisseau , le fracas des vagues, tout a été oublié; les lourds soupirs, les peines sans repos, se sont évanouis dans un sommai bienfaisant et doux. C'était donc là votre parole, adorable Sauveur, votre parole par la bouche d'un de ces iietits, qui promet, je le crois vraiment, de devenir un jour un de vos anges. »

Le 18 novembre, après une traversée de sept semaines, le vaisseau arriva au môle de Livourne, au moment où toutes les cloches, dit Elizabelh, sonnaient VAve Maria ». La joie des passagers , arrivés au terme de leur voyage,

1 Dans toute l'ItaliR, pour désignei' rAngeltis, on ne dit pas autrement que ['Are Marid.

fut bientôt troublée par l'avis qu'on leur notifia qu'ils auraient à faire une quarantaine de quatre semaines, renfermés au lazaret, hans l'état de souiïrance où se trouvait William, c'était là une accablante nouvelle.

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