‹ Elizabeth SetonChapitre 41 sur 185 · CHAPITRE XVII R · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII R

notre adoré Seigneur, que vous venez en aide. Si c'eût été dans une autre vue que celle-là, je n'aurais jamais voulu me prévaloir de la facilité que vous m'avez donnée. Je pense' que la manière dont j'en use aujourd'hui vaut mieux que si je m'étais adressée aux Murray, comme la dernière fois. Antonio, Antonio, ne soyez point fâché contre moi : ceci est pour la famille de la sainte Vierge et de saint Joseph, et j'agis en leurs noms.

« Je ne sais pas pourquoi M. Zocchi quitte l'Amérique; mais ce que je sais bien, c'est qu'il est très-respecté et considéré ici ; et qu'il y a été bien utile, ayant eu longtemps à lui seul le soin de quatre congrégations. Je lui ai dit que vous lui feriez un amical accueil. Je suis certaine que vous le lui ferez.

(( Mes dernières lettres de Boston me donnaient de bonnes nouvelles de nos révérends et honorés messieurs. On dit que l'évêque Concanen est arrivé ; et aussi notre M. Flaget, qui va être évêque du Kentucky. Si ces nouvelles sont vraies ' , la cérémonie du sacre amènera M. de Cheverus à Baltimore ; et peut - être viendra-t-il visiter les Sœurs de Charité. Oh ! comme j'en serais heureuse, heureuse! Qui

< La première de ces deux nouvelles n'était pas exacte. Comme on le verra plus loin, M. Coacanen n'avait pas même pu s'embarquer pour IWmérique.

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sait? peut-être il m'appellera à Boston pour y acclimater quelque branche de chez nous. N'est-ce pas là une belle espérance pour l'imagination de votre pauvre sœur? Vraiment, vraiment, Antonio, je brûle de servir Notre-Seigneur î Je voudrais que chaque soulfle que j'ai pût le servir.

« Il est, je crois, superflu de vous dire que presque tout le monde de New-York m'a abandonnée entièrement, absolument. Mon nom

ne peut pas même être prononcé là- bas

Cher Antonio, laissez-moi vous le redire encore une fois, si vous trouvez que je suis allée trop loin, il faut m'arrêter tout court, et pour toujours, sans craindre de faire la plus légère blessure à l'âme que vous chérissez. Elle reçoit comme de la main de Notre-Seigneur tout ce qui vient de votre main. Elle sait très-bien que, si cette main venait à être fermée, ce ne serait que par la volonté de Celui qui fait tout arriver pour sa gloire, et comme il lui plait. Je n'écris pas maintenant à votre cher Filippo : la lettre que voici servira à vous dire tout, à l'un et à l'autre; tout , excepté la vivacité de l'affection que mon âme a pour vous en Jésus-Cbrist. dont le nom soit béni et loué à jamais! Connbien cette affection est grande, et pour quels moiifs, c'est là ce (jui ne saurait être compi-is que par qui aurait été ce que j'ai été, et qui pourrait

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