‹ Elle est folleChapitre 30 sur 48 · ACTE H, SCÈNE VIK · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE VIK

IfARLEldll.

C'est unique, j'aurais juré que tu étais partie, et que j'avais eu, depuis toi, une conversation avec une autre personne... (Souriant. )Ce que c'est que l'imagination !

NELt.Y, h part.

Allons, il va se persuader que je nt; l'ai pas quitté.

UARI-KICII.

C'est juste... je me rappelle maintenant que tu étais près de moi. (La voyant un peu loin.) Eh bien ! approehodonc... est-ce que je te fais peur?

SEI.I.Y, tro«nblante.

Oh! non, mon oncle. (A part.) Mais j'aimerais autant...

HARLEIGII.

Allons, viens donc... (Elle s'approche en hésitant.) Oui, tu me parlais... de quoi me parlaistu donc?

KELLY, vivement.

.De rien, de. rien , mon oncle. (A part.) .Si ça allait lui reprendre!

UARLEir.lI.

Si fait... tu avais conmiencé à me parler... de mariage pour toi !...

KELLY

Vous croyez?

HARLEIGH, avec bonté.

Continue, mon enfant, ça m'intéresse aussi, moi ! Je suis ton tuteur, ton second père... Qu'est-ce que c'est que ce mariage?

KELLY , à part.

Ah! mon Dieu! le docteur qui m'a recommandé... Si , sans m'en douter, jallais lui donner un accès!... D'un autre côté, c'est peutêtre la seule occasion...

HARLEUÎH , attendant une réponse.

Eh bien?

KKLLY, timidement.

Eh bien ! mon oncle... c'est un mariage...

UARLEICH, l'attirant à lui comme un enfant.

Tu me l'as déjà dit...

KKLLY, hésitant.

Avec... avec un homme...

HARLEIGU, souriant.

Je m'en doute.

KELLY, vivement.

Unhoflune... que je n'aime pas... que je n'aimerai jamais !...

HARLEIGII, vivement et se levant.

Que tu n'aimeras jamais ! U ne faut pas l'épouser, iNeily ! rien ne doit te contraindre à lui donner ta main.

NEI.LY, le regardant avec joie.

Mais il a de très bons niuments!

llARLtIGII.

Hefuse-Ie.

KELI.Y , patriinant.

C'est bien mon avis!... mais grand-papa d'Oxford est enlété... C'est demain qu'il fait dresser le contrat; il va m\nvover chercher pour le signer.

HARLEIGH.

Je ne te laisserai pas partir.

:<ELLY.

Vrai?

harlkigh.

Ne suis-je pas ton tuteur?

.>ELLY.

Sans doute...

HARLEIGII.

Y a-t-il au monde quelqu'un qui puisse disposer de toi sans mon consentement ?

KELLY

C'est ce que je me tue de leur dire.

HARLEIGII.

Eh bien ! cela va tout seul.

KELLY, le retenant.

C'est-à-dire non, cela ne va pas encore toiw seul... et à votre place, mon bon oncle... mon bon petit oncle... (le caressant. ) pendant que j'y suis , j'écrirais à" grand-papa d'Oxford que je n'entends pas qu'on fasse de la peine à ma petite Nelly... que je veux qu'elle soit libre... que je sais qu'il y a quelqu'un qui lui convient beaucoup mieux que l'autre...

HARLEIGH, la regardant.

Comment!... est-ce que?...

KELLY

Dites toujours, qu'est-ce que ça vous fait ? ça sera ou ça ne sera pas.

HARLEIGH, souriant et la menaçant du doigt.

Petite rusée!... il y a quelque chose que tu ne me dis pas ?

KELLY, vivement.

C'est pour qu'il renonce plus vite à son protégé, qui n'est pas gentil du tout, et qut je déteste do tout mon cœur.

HARLEIGH.

Commençons par écrire à ce grand-papa si terrible !

( Harleigh s'est assis près de la table et écrit très vite.)

KELLY , le regardant.

Mon bon petit oncle ! (A part.) Je suis sauvée ! Qu'est-ce qu'ils ont donc à dire qu'il est fou? c'est qu'il est plein de raison! (Suivant par-dessus son épaule.) Et tout cela est très fort, très sensé!

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