NEI.LY
Quoi, mon oncle! (Sans lui répondre, llaiieigh s'est arrêté brusquement; il saisit la lettre et la dt'cliiie. )
Que faites-vous?
HARLEICH , sèchement et préoccupé d'une autre idée. J'en écrirai une autre !
NELLY
Une autre ?
HAltLElGII , de même.
Plus tard! dans ce moment... je souffre trop.
NEI.I.Y , inquiète.
Vous souffrez ?
HARLEIGH.
Oui , mes idées se confondent ; tu viens de réveiller vui souvenir! car tu me vois triste, malheureux, Nelly... et tu ne sais pas pourquoi... ïu m'accuses peut-être de caprice , de bizarrerie... Eh bien ! ce que je n'ai dit a personne, ce que je cache depuis si lon.fj-temps dans le fond do mon cœur, je veux te le dire à toi, à toi seule !
NELLY , inquiète.
Mon oncle...
UARLEIGH.
Tu vas te marier... cela peut te sauver une imprudence, das remords éternels peut-être! Mais du silence!
LADY ANNA , .1 part.
Ah ! si je pouvais...
NELLY, effrayée.
Tenez, mon oncle, j'aime autant ne rien savoir.
HARLEIGH , sans la regarder et l'attirant à lui par la main.
Si, si, j'ai besoin d'en parler! (D'une voix sourde.) J'étouffe ! mais viens ! que ma femme sur-tout ne puisse nous entendre.
LADY ANNA , à part.
Que va-t-il dire?