ACTE II, SCÈNE XVI
de place arrête l.uly Anna, qui veut voler prfcs de lui. Trës ému.) C'est lin son(;e !
YOLI.ACK, près de lui et presque à son oreille.
Non...
llARLEIOll, avec effroi.
Un fantôme !
YOLLACK.
Du tout!
iiAnr.Eicii.
Maxwell?
YOLLACK.
Lui-même...
IlAl'.LLIGB.
PrèsdeNelly!...
YOLLACK.
Ue sa femme...
HARLEIGH.
Qu'il presse sur son cceur...
YOLLACK, élevant un peu la voiï.
Je suis sûr qu'il a une envie de l'embrasser! BAIILEIOII , voyant que Maxwell embrasse Nelly. En effet!
YOLLACK.
C'est bien le moins après une si longue absence !
HARLEIGU , les voyant se parler bas. Et que se disent-ils donc?
YOLLACK, élevant la voix.
Ah! s'ils le voulaient bien... nous les entendrions!
HARLEIGH , se baissant comme pour les écouter.
Chut!...
îiELLY, a. Maxwell.
Qu'ètes-vous donc devenu depuis si longtemps, monsieur? depuis ce jour où vous avez disparu <le Naples... où vous deviez confier notre mariage à ma tante... la prier d'obtenir notre pardon !
HARLEIGH, à lui-même et très agité.
Quoi!
MAXWELL , à Nelly.
Hélas, ma Nelly !... j'ai été bien malheureux ou bien maladroit... personne n'a voulu m'enlendre... aux premiers mots, lady Anna s'est enfuie; votre oncle, abusé par sa haine, m'a cru coupable... il me suivait... il voulait raison d'un crime imaginaire... je ne savais comment le calmer; enfin j'allais le détromper... lui tout avouer... lorsque malheureusement... (lady Anna et Yollack font un mouvement de terreur: Harleigh s'est levé vivement et laisse échapper un cri étouffé en étendant les bras vers Maxwell, qui continue tranquillement), lorsque malheureusement un sentier étroit... un faux pas sur le bord du rocher... je tombai dans la mer... les ilôts m'emportèrent, évanoui!... demi-mort ! et sans des pêcheui-s qui me recueilhrent, c'était fait de moi!... ( Harleicli , après un silence , entraîné , court à Maxwell , el •sani lui dire \\n mol , l'ciubrasse étioilcment ainsi qiu'
Nelly, qu'il serre sur son cœur; puis il se retourne lentement, aperçoit l;idyAnna, qui le iult des veux; il t'arrête un moment en la regardant avec amour et repentir, et lui ouvre les bras; lady Anna s'y élance en poussant un cri de joie.) Ah !...
HARLEIGH, très ému.
Maxw.ll!...
Anna
Moi
NELLY, l'entourant.
•le!.
MAXWELL, de même.
Mon ami...
HARLEIGH, de même, et après un silence. Mon Anna... oserais-je jamais t'avouer!...
LADY ANNA, lui fermant la boucbe.
Rien!... rien!... je neveux rien savoir!... je suis si heureuse!...
( Les acteurs sont ainsi placés en partant de la Rauclie : Wilkins, le docteur, ladv Anna, Harleigb , Maxwell, Nelly.)
YOLLACK , le voyant entouré par tout le monde.
A merveille !...
WILKINS
Vous allez lui faire mal !...
YOLLACK.
Du tout!
WILKINS
Vous allez le tuer!...
YOLLACK.
Au contraire... le sang circule plus librement... le cerveau se dégage... j'en réponds maintenant!... (Serrant la main de Wilkins. ) Quel bonheur que vous ayez amené le juge de
paixi...
WILKINS
C'est très heureux, à ce qu'il parait! (Avec bonhomie.) Eh bien! au fond, j'en suis ravi; ce pauvre cousin !... ça me faisait de la peine ! on a beau être parents... ça n'empêche pas... HARLEIGU, se tournant de son coté.
Parents! oui, oui, je m'en souviens Wilkins... et si vous me promettez d'être saj^e !... ma terre du Yorkshire...
WILKINS, vivement.
Avec la chasse aux renards?...
HAIILEIGU.
Je vous la donne.
WILKINS, ému, et jjravement.
Vous le pouvez, cousin... la liberté anglaise... vous pouvez me donner tout ce que vous voudrez! vous êtes le chef de la famille, je n'ai pas le droit de vous refuser... (A part.) Une terre niagniri((ue... il a retrouvé toute sa raison !...
HARLEIGH, à Yollack, qui passe au milieu d'eux-
Et toi, mon ami... mon bon Yollack!
MAXWELL
Notre sauveur!
NELLY
Notre ilicn luti'laire!
LAIIY AK.N'A, inoiitiant son mari.
C'est à vous que nous le devons!
YOI.LACK, les serrant dans ses bras et essayant une larme.
Mes amis !... mes enfants!... Ah! il y a des moments où ma profession est bien belle !
CUOEUn, très doux.
Air de la VaUc de David.
F!nfin l'orage Fuit loin de nous, lit nous prcsnge Des jours plus doux.
PARIS. — IMPRIMERIE NORMALE DE JULES DIDOT LAINE, n° 4, bonlevart d'Enfer.
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