FRANÇOIS M AND EL
M ESS1EDKS,
Tj’amitie a de douce* obligations , mais elle impose aussi de rigoureux devoirs. S’il m’est agréable de vous retracer les vertus d’un ami , d’un collègue qui nous était cher , d’un citojen qui a consacré ta vie à l'utilité publique , combien ne m' est-il pas douloureux de vous rappeler que, privés des lumières d’un de nos plut utiles collaborateurs, nous n’aurons désormais que des regrets à donner aux qualités estimables qui le distinguaient.
Joseph- Faaiiçots-StGisauT HANDEL, dojen des pharmaciens, adjoint au jury médical du département de la Meurthe, conseiller municipal , administrateur des hôpitaux , membre d’un grand nombre de sociétés savantes et médicales , tant françaises qu’étrangères , et de la plupart des administrations de bienfaisance de la ville de Nancy, est né en cette ville le 1 1 Octobre 1749. 11 était issu d'une famille dans laquelle la modération avait conservé des vertus modestes et cet ancien attachement à une même profession , qui , par l’influence de l’exemple et la continuité des traditions , rend les talens héréditaires et assure les succès. Élevé au milieu
dos travaux de la pharmacie, il se destina de bonne heure à l'exercer, et partageait les instans de sa jeunesse entre les études préliminaires de toutes les sciences et les opérations élémentaires de cet art, quand un événement fuiuste lui imposa comme un devoir ce que jusqu’alors il avait fai, par choix. Une maladie soudaine le priva d'un père tendre, modèle et guide qui lui éta t si nécessaire, et tarit tout-à-coup les ressources d’une famille nombreuse. Il n’avait alors que quatorze ans : cependant il forma la courageuse résolution de la soutenir «t se l.vra avec une nouvelle ardeur aux travaux sur le succès desquels reposaient leurs communes espérances. L’officme de ses pires ne pouvait être administrée que par un maître; mais il n’était pas pour cela étranger aux interets de sa maison : il exerçait déjà une utile surveillance sur les employés, et contractait cctte'habitudc de l'ordre et cette activité infatigable par lesquelles il s’est toujours distingué.
Lejrunephaimacienacquéraitchaquejourde nouvelles
connaissances, il avait même assez d’expérience pour diriger sa pharmacie : il ne pouvait cependant satisfaire à l’une des conditions que la loi prévoyante et sage impose à ceux qui se vouent à l’exercice d’une profession où la prudence est si nécessaire. Comme il n’avait (m'atteint l'Age prescrit par les réglemens, et que les intérêts de sa famille demandaient impérieusement son etablissement définitif, il se vit obligé de recourir à Stanislas , alors duc de Lorraine , et de solliciter une dispense. Ce bon prince lui accorda cette faveur , et encouragea ses efforts avec tue bienveillance dont il m’a souvent répété les témoignages.
M. Mandel , autorisé à faire preuve de sa capacité devant les membres du collège de ISancy, réunit tous les
suffrages , obtint le titre exigé pour entrer en exercice, et ne se borna pas au diplôme de pharmacien. Il avait suivi les couis de la faculté de médecine; il en reçut le grade de licencie , non qu’il ait eu la prétention d’exercer ensemble deux professions dont une seule demande l’emploi de toutes les facultés de l'homme, mais il voulait donner à la confiance publique un gage de ses études approfondies dans son art , et une nouvelle garantie de ses lumières.
Admis au nombre des pharmaciens privilégiés de cette ville, notre collègue eut la satisfaction de voir bientôt se réaliser les espérances qu'il avait conçues ; et son établissement, déjà renommé, lui rendit l’espoir d'une aisance qui semblait perdue sans retour. Ces succès précoces le flattèrent, sans lui dissimuler l'étendue de ses obligations. Il ne se regardait pas seulement comme le chef de sa famille, mais comme le successeur d’un père dont il devait remplir tous les devoirs : aussi , ses premiers soins furent de doter et d’établir ses frères , comme il se l’ctait proposé. Cette conduite pieuse lui a sans doute assuré la durée des dons de la fortune, mais ne lui a pas procure ce seul avantage : l'amitié fraternelle , l'estime publique et le développement de son heureuse disposition à la bienfaisance, en ont été la digne et juste récompense.
M. Mandel s'étant ainsi acquitté envers sa famille, travailla de nouveau à se perfectionner dans une profession qui lui promettait -un 'heureux avenir. La chimie , base fondamentale de la pharmacie, lui parut digne de ses méditations. Modeste alors, et cultivée seulement par un petit nombre d’initiés , elle laissait déjà entrevoiries hautes d< nées auxquelles clic était appelée.
Il se remit donc à l'étude des laits principaux sur lesquels
reposaient ses théories encore douteuses , et fournit, par se* recherches sur les eaux minérales de notre province d'utiles documens aux chimistes , qui depuis ont perfectionné leur analyse. Frappé des avantages de la nouvelle nomenclature que cette science venait d'acquérir , il conçut le projet d’en adapter les principes à la pharmaceutique ; il l’a depuis exécuté, et l’on doit compter ce travail au nombre de scs titres littéraires.
Notre collègue s'était consacré aux travaux chimiques; mais les mêmes événemens qui ont influé sur tant de destinées, changèrent la direction qu’il avait prise. Les premiers troubles qui précédèrent nos longs orages venaient d'éclater, et appelaient tous les gens de bien au secours de la chose publique. Chargé par le vœu de ses concitoyens de fonctions administratives , il se trouva lout-à-coup engagé dans une carrière pour laquelle son activité, son patriotisme et son amour de l'ordre étaient de précieuses qualités. Il s’y livra avec l'ardeur qu'inspire une bonne conscience; fit beaucoup de bien, empêcha beaucoup de mal , et cependant n'évita pas le reproche de se montrer avide de pouvoir et ambitieux d'autorité. Non , ne craignons pas de reproduire une accusation si fréquemment et si injustement portée contre les hommes de bien qui , dans ces temps de malheur, se dévouèrent au service de l’état. AI. Mandel ne peut en craindre les atteintes : s’il exerça de nombreuses fonctions, désintéressé pour loi-même autant que dévoué k tes concitoyens , il s’éloigna toujours des emplois salariés pour rechercher ceux qui non seulement étaient gratuits, mais onéreux autant que pénibles. Attaché à l'administration municipale, il • y est constamment distingué par un zèleet une activité infatigables .- personne ne connaissait mieux les règles
qui doivent en diriger la marche, et ne détermina plus souvent des mesures aussi justes qu utiles à la cité. Loin donc de blâmer notre collègue de sou attachement aux fonctions publiques , acquittons envers lui un juste tribut de reconnaissance , pour un dévouement qui , s'il eût été plus commun parmi les bons citoyens , aurait peut-être détourné bien des malheurs et arrêté bien des crimes. Louons-lo plutôt d’avoir eu le courage, et ce courage était grand sans doute, de vaincre l’horreur qiie lui inspiraient la plupart de ceux avec lesquels il partagea l’autorité, pour éclairer leur ignorance, modérer leurs fureurs, et soustraire ses concitoyens à leur dangereux pouvoir.
Parmi les services administratifs de M. Mandel , nous ne devons pas oublier ceux qu’il rendit à cette époque fameuse où l’impéritie d’un Gouvernement trop fatal à la France ayant tari à la fois toutes les sources de la prospérité, le peuple se vit en proie aux fureurs de l’anarchie et aux horreurs de la famine. La pénurie était encore augmentée par des prohibitions insensées, qui avaient paralysé le commerce et détruit l’industrie : le mal était d’autant plus grand, que ses auteurs étaient incapables d’y remédier. Il ne restait d espérance que dans quelques hommes généreux dont la modération et la probité brillaient au milieu de cette corruption. L’autorité tourna ses regards vers notre collègue, et l’appela à l’importante et périlleuse fonction d’administrateur principal des subsistances. Il introduisit bientôt d’utiles améliorations dans cette partie du service public, et fournit aux besoins les plus pressans de la classe indigente ; mais le désordre était trop général pour q' ' pûtseul lcréparer. Comment, en effet, rendre U confiance à des magistrats dignes
( lo)
de "> pris, n réunir les citoyens exaspërf, par les pin» ",iust,c":', Aua« M. Mandel , malgré «ou, le. «Uorts de son «.de, se vit en hutte aux fureurs de la
Multitude : et tandis qu'il prolongeait bien avant dans * nuit des travaux nuisibles à . sa santé , préjudiciable, a sa fortune , .1 entendait autour de sa demeure le. ™*na.rs et les clameurs d'une populace ignorante et d«esperee, pour laquelle il se sacrifiait sans cesse: tnste et commune destinée de, hommes qui se dévouent au mil, eu des dissentions civiles. Cependantsa constance dans une entreprise si difficile fut enfin couronnée de *ncce», et obtint la reconnaissance générale , qu'il avait justement méritée.
M. Mandel s’est distingué par son zèle dans toutes le» places «fu'il a remplies; mais c’est dans l'administration des hôpitaux qu’il a rendu de plus nombreux et de plus importa ns services. Constamment anime du dcsir de soulager les misères humaines, il s’est dérobé pendant plus de vingt ans aux plaisirs Je la société pour se livrer aux soins d'une administration dont le* details fastidieux et pénibles imposent des travaux que L philantropie seule peut faire supporter. Dépositaire habituel des peines sec relie, de l’indigence , U se plaisait « ouvrir aux uns les source, de l’abondance, par le travail qu'il leur procurait , et à donner aux autres le» secours réclames par la vieilleae ou fa maladie. Tous le» malheureux étaient l'objet de la sollicitude paternelle de notre collègue; cependant il .'était plu. particulièrement attaché à ces victime» innocentes de la licence de nos moeurs , qui , privées de la douceur de connaître leurs païens , semblent vouée» à la misère et a 1 infamie. 11 veillait à leur éducation , les enconrageait dans leurs succès , excusait Icuis fautes , pour-
voyait à tous leurs besoins, ruais sur-tout il s'efforcait de les rendre utiles à la société. Sa charité pour eux s'est même étendue au-delu de sa vie : il a consacré un fond à récompenser ceux qui se distingueront chaque année par leur conduite et leur travail. Il les <* long-temps servis gratu.tement , mais aucune de ses fonctions n'a été si généreusement rétribuée: la reconnaissance de ces pauvres enfans l’a sans cesse environné pendant sa vie, et l'a suivi jusqu'au tombeau.
Le rétablissement de l'ordre ayant permis aux amis des lettres de reprendre leurs paisibles occupations , M. Mandel retourna à ses anciennes études : l’agriculture, l’économie rurale et domestique partagèrent de nouveau ses loisirs. L’administration le nomma aux fonctions de membre du jury près l'école centrale; et l’académie de Nancy, qui, vers cette époque, rassembla ses membres dispersés, s'empressa de l'accueillir. Aucun de uos collègues n'a mieux rempli ses devoirs d'académicien , par son assiduité autant que par sou activité, qui en a fait un de nos plus utiles collaborateurs. La tociétë comptait tellement sur son zèle, quelle lui avait départi la plupart des questions relatives à l’cconomie rurale. Elle le chargeait souvent de tenter des recherches ou de répéter des expériences dans cette partie , et toujours elle eut à se louer de son exactitude à la satisfaire. Ses nombreux rapports sur les questions qui nous étaient adressées, ne forment que la plus petite partie de ses travaux. Il a recueilli à différentes époques un grand nombre d'observations , dont l’analyse publiée dans le précis de nos séances, nous dispense de vous parler.
Eue des questions les plus importantes qui ait occupé M. Mandel, est sans connut l'examen des causes de
1 alteration de plusieurs médicament officinaux. I.es recherche* qu'il a faites sur ce sujet ne l’ont pas seulement conduit à la détermination des moyens les plus propres à arrêter celte fâcheuse dégéneration , unis encore à l'examen critique des formules usitées pour leur préparation , et , par une conséquence naturelle, à de nouvelles associations également convenables aux besoins de l'art, et moins altérables dans leurs qualités. Les règles qu’il s'est tracées pour parvenir à la réforme de ces compositions pharmaceutiques, o.^tii ndront sans doute l'approbation des praticiens, puisqu en supprimant les substances inertes ou qui forment de doubles emplois , celles qui se neutralisent ou qui favorisent la décomposition , il a conservé tous les ingrédient qui, jouissant d’une certaine énergie, donnent à ces remèdes complexes les qualités qui les distinguent. Ccst d’après celte réformation vraiment philosophique qu’il a composé la pharmacopée de Nancy (i), et des formulaires pour les prisons et les hôpitaux civils. De tous ses travaux relatifs à la pharmacologie, nous ne citerons plus que ses recherches sur l'usage des médicament huileux; sur les remèdes tirés du fer , de l'antimoine et du mercure ; ses observations judicieuses sur l’a rca ne du sieur Mcttemberg, dont il a démasqué le charlatanisme ; et ses expériences sur l'usage de la magnésie dans les empoisonoemens , qui ont été couronnées d’heureux succès, quoique Vacti on n’en soit pas aidée par la paissance de l’affinité.
l^* travaux de M. Mandel sur l’économie rurale et domestique, destinés pour la plupart à éclairer les habitant de ce département sur d’utiles pratiques , h
. (i) Publiée en cette ville en 1795.
les précautionner contre des méthodes nuisibles , vous sont assez connus pour qu'il suffise de vous les rappeler. Tels sont l’analyse du poivre factice, qui a long-temps trompé le public ; l'examen comparatif des soudes de Dieuze et des savons de suif fabriqués à Nancy; l’exposition des moyens de se préserver du méphitisme et de secourir les noyés ; les expériences sur le blanchissage économique du linge ; sur le renouvellement des ponnnrs de terre, dégénérées par le moyen des. semis; sur la culture , la conservation et la préparation de ce précieux tubercule. Ces divers écrits , sans doute , 11c contiennent pas tous des découvertes neuves ; mais il n'cu est aucun qui ne renferme des pratiques avantageuses et des préceptes d’une utilité générale, but principal des travaux de notre collègue. Il n'est donc aucun de ces ouvrages qui ne soit digne de nos éloges ; car si nous accordons notre admiration à des découvertes brillantes , quoiqu’inutilcspour le bonheur des hommes , ne devonsnous pas un tribut de reconnaissance à ceux qui , moins occupés de leur réputation que de nos intérêts , consacrèrent leurs veilles à de modestes travaux dont nous recueillons journellement les fruits.
Parmi les écrits de notre collègue sur l’cconomie domestique, nous devons faire une mention détaillée de ses recherches relatives à l’art de fabriquer, de conserver et de rétablir les vins. Des observations suivies durant de longues aimées , répétées sur des récoltes de diverses qualités , et variées de diUérenlcs manières, l’ont conduit à tracer des règles simples, Utiles et d’une grande r ’ ortance dans un département où la vigne est une des richesses principales. Ses premières recherches n'eurent pour objet que la fer-» meuUtioo gommeuse , désignée tous le nom de graine.
Il opposa à celte dégénérât ion un remède efficace , qui lui a mérite le prix proposé par la société d'agriculture du département de la Marne (i). 1| examina ensuite d'autres altérations, auxquelles il sut aussi opposer d’uüles remèdes. Propriétaire d’un vignoble étendu, des long-temps il avait fait des essais propres a augmenter la qualité du produit de ses recolles et es préserver des altérations qui souvent les détruisent lorsqu'on se croit le plus assuré d’en jouir. Il a rassemble toutes ces observations dans un écrit publié à Nancy, cl répandu dans le département par les sotns de l’administration. Pourvu de connaissances chimiques généralement étrangères aux cultivateurs, Mandcl ne se bornait pas à des théories douteuses • mais établissant ses préceptes sur les resultals d’uue longue expérience , il a fourni les meilleure moyens de corriger ou de perfectionner les méthodes usitées dans notre pays , et d'appliquer cell.-s de nos voisins aux productions de notre sol et aux circonstances qui influent sor leurs qualités.
La ni tri C cation des murs de craie, et les moyens d y remédier , a été la dernière recherche qui ait occupé notre laborieux collègue. Cette question d’économie domestique, proposée par la société d'agriculture du département de la Marne , a aussi été pour lui l'occasion d’un nouveau succès, et le sujet d’un prix accordé à son travail. Son sèle ne diminuait pas, mais scs lorces n'étaient pas inépuisables ; depuis plusieurs années il avait éprouvé de graves accidens , et l’altiiblissrment de sa santé l’avait forcé de renoncer à celte multitude de fonctions , devenues accablantes pour son
(i) Le tartre le acijul de potasse.
âge. S’il ne pouvait plus servir les pauvres dans les administrations de charité, il n'avait pas cessé de veiller aux intérêts de notre ville dans le conseil municipal ; d’encourager ses jeunes collègues dans le sein de cette académie ; et parmi les fonctions dont la bienfaisance est à la fois le mobile et la récompense, il avait conservé celle qui lui était la plus chère.
Les coupables, que de justes peines ont retranché de la société , ayant attiré l'attention du Gouvernement depuis que le sang des hommes a quelque prix parmi nous, M. Mandcl fut appelé à partager les soins d'une administration chargée de soulager ceux que les lois ont privé du droit de cité, mais qu'elles n’ont pu dépouiller de ceux de l'humanité. Personne , en effet, ne réunissait plus de titres pour exercer un si noble ministère. Celui qui avait consacré sa vie aux malheureux disgraciés par la fortune, devait terminer sa carrière en protégeant ceux contre lesquels les lois ont déployé leur rigoureux pouvoir. Il exerçait cette fonction avec le courage et le zèle de la charité chrétienne. Les hommes chargés de crime, dont ils portent la juste peine, n'étaient plus à scs yeux que des infortunés dont les misères devaient être adoucies par l’espérance, et les pcnchans vicieux corrigés par la persuasion et par l’autorité consolante de la religion.
Ces soins désintéressés étaient les occupations habituelles de cet homme de bien , quand la mort est venu le frapper (i). Les soupirs des malheureux, les regrets des meilleure citoyens ont publié scs vertus ; niais la société se serait montrée peu équitable, si à tant de services elle n’eût accordé que ces récompenses. Elle
(i) Le aC Novembre iSao.
a mieux connu s os obligations envers un homme si utile. Ses efforts généreux ne pouvaient être ignores , scs succès ont été justement appréciés. Plusieurs sociétés savautes ont accueilli les produits de scs veilles (1). Le (iouvcriiemeut , et les autorités dépositaires de sou pouvoir , ont donné des éloges publics à son humanité. En dernier lieu , la société royale pour l’amélioration des prisons, sous la présidence de M‘r. le ducd’Angoulèmc(a), a reconnu publiquement son xèle philantropique, et proclamé sa bienfaisance, en lui adjugeant une médaille destinée à en conserver le souvenir. La patrie s’est ainsi acquittée envers M. Mandcl. Mais hélas ! il n’a pas joui d’une récompense si bien méritée. Ses amis ont été privés du bonheur que leur préparait son modeste triomphe. Déjà depuis plusieurs mois il avait reçu leurs derniers adieux, et il ne resuit parmi ses compatriotes que le souvenir de ses bonnes œuvres et le touchant exemple de ses vertus.
(i) M. Mandcl était membre des société* littéraires de Nancy de Dijon , des Hantes- Alpes ; des sociétés de médecine de Paris’ de Bordeaux, de Caen, de Montpellier, d’E» reux ; de la société de pharmacie de Paris; des sociétés d'agriculture de Nancy,
de Strasbourg, de Chiions; de la société minéralogique d’Icna.’
(a) Dans la séance de la société royale pour l'améliora Uon des prisons, le rapport sur les travaux du conseil général, peudant l'année 1819, par b comte Daru, contient ce qui mit: a C’est pour le conseil général un di ses devoir» les plus doux que de a révéler les noms des personnes qui ont bien mérité de l’humanité si en consacrant leurs soins et leur fortune au soula- émeut et à si l'amelioration du tort de ce» êtres dont les fautes écartent trop a sous ont b pitié publique. Nous ne nous üaltous pas de connaîtra a tous les bu-11 lai leurs des prisons ; mais il eu est dont les uoins * ne peuvent échapper a notre recon naissance. Tel est. VI. Mandcl, s» de Nancy, dont les habitait» , depuis trente aus, admirent b a Uenfainnrc, a