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ÉLOGE HISTORIQUE DE PIERRE-SIMON PARLAS

assez, par ce qu’il a produit, à quel degré il unissait la sagacité à l’ardeur pour le travail. La paix où il vécut avec ses émules annonce de la douceur ; car il est difficile de l’attribuer à sa seule prudence ; et, quoique rien ne dispose tant à exercer la bienveillance que de l’éprouver, ce n’est pas non plus seulement parce qu’il n’a pas été attaqué, qu’il n’a attaqué personne. Ceux qui l’ont connu vantent d’ailleurs l’égalité et la gaieté de son commerce ; il aimait, dit-on, le plaisir, mais comme délassement, et sans le croire digne de troubler son repos. En un mot, il paraît toujours avoir vécu en véritable savant, uniquement occupé à la recherche de la vérité, et se reposant de tout le reste sur les hasards de ce monde. Plus on a d’expérience, plus on trouve que c’est encore là, sur cette terre, le moyen le plus sûr de n’exposer ni son bien-être ni sa conscience.

DE

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