Elzéar-Alexandre Taschereau [microforme]
Par la grâce de Dieu et du Siège À postolique, Archevêque de Québec, Assistant au Trône Pontifical,
Au Clergé Séculer et Régulier et à tous Les Fidèles de lArchidiocèse de Québec, Salut et Bénédiction en Notre Seigneur.
Le devoir de notre charge pastorale Nous oblige
0 , Q « D: Ne .
aujourd’hui, Nos Très Chers Frères, de vous prémunir contre un terrible danger qui menace les mœurs d’un certain nombre de nos oua;iles,
Les Pères du quatrième concile de Québec disaient dans leur pastorale commune du 14 mai 1868, “ qu’un “ bon livre dans une famille est comme un écho de la “ parole divine... mais aussi quels étranges ravages peut ‘“ faire un mauvais livre ! ”
On peut dire la même chose d’un journal dont les effets peuvent être bons ou funestes selon la qualité des écrits qu’il contient.
Nous ajouterons avec les mêmes Pères ce cri d'alarme : “ Fuyez done comme la peste, ces livres (ou ces jour- “ naux) que l'esprit de ténèbres cherche à répandre “ partout ; ne laissez pas entrer dans vos demeures ces “ poisons mortels de peur que vos enfants n’étendent “ leurs mains jusqu’à ces iniquilés. (Ps. CXXIV. 3.) ”
On vient de nous signaler un journal intitulé Le COURRIER Des Erars- Unis, publié à New-York, comme renfermant des romans infimes et qui malheureuse-
ment est trop répandu dans la population catholique de Québec et dans quelques paroisses de la camp4rne
Nous avons examiné par Nous-même quelques numéros de ce journal et sommes resté convaincu qu’un père de famille ne peut en conscience lire lui-même ce jourpal et encore moins le laisser tomber sous les yeux de ses enfants. Il y a là de ces choses dont l'apôtre Saint Paul (Eph. V. 3.) a dit au’elles doivent être tellement en horreur à des chrétiens qu’elles ne peuvent pas même être mentionnées parmi eux, #ec nominetur in vobis, et il en donne la raison, c'est que nous sommes tous appelés à être des saints, sicut decel sanctos : Car, ajoute-t-il, comprenez bien que celui qui se rend coupable de ces turpitudes, non habet hæreditatem in regno Christi et Dei, se rend indigne de posséder un jour cet héritage divin que le Christ nous a mérité par ses souffrances. Que personne, dit encore ce grand apôtre, ne se laisse séduire par ces écrits, car c’est pour ces péchéslà que la colère de Dieu est tombée sur les enfants de l'incrédulité et de la désobéissance : Nemo vos seducal inanibus verbis ; propter hoc enim venit ira Dei in filios difidentiæ. Le déluge et l’anéantissement des villes coupables par le feu du ciel, nous font assez connaître combien, d’un côté, le cœur humain est fragile et, de l’autre, jusqu’à quel point /a clameur de ces monstr'uosttés attire sur la tête des ce ipables la colère du Tontpuissant (Gen. XVIIT. 2L.,.
Après ces sévères avertissements, le grand Apôtre tire une conclusion pratique que nous devons vous répéter ici: Molite ergo effici participes eorum (Eph. V. 7.)3 gardez-vous bien d’y avoir part avec eux, de peur que vous n’ayiez part aussi à leurs supplices temporels et éternels.
En conséquence, Nous déclarons que le susdit journal Le Courrier prs Erats-Unis, publié à New-York,
ne p faute
Us:
autor publi dons.
grave
cripti susclit
ÿer bres journ:
rance.
Québe pagne parois:
nance
Don divcese dix-hu deux.
olique de ne
1es numéu’un père e ce Jours yeux de Ôtre Saint tellement avent pas vinetur in 1s sommes CLOS : Car, rend coun in regno in jour cet r ses soufapôtre, Le ces péchésenfants de vos seducat Dei in filios des villes z connaître agile et, de monsir'uosie du Tout-
nd Apôtre s vous répéph. V. 7.) ; de peur que tem porels et
sdit journal New-York,
ne peut être encouragé par
aucun catholique sans une faute très grave,
Usant des pouvoirs formelle autorité épiscopale par la dixiè publiées par ordre du Concile dons à tous nos diocésains 8 grave et même des censures cription, de lire susdlit journal.
ment reconnus à notre me des règles de l'index de Trente, nous détenous peine de désobéissance * d'encourager par leur souset même de garder en leur possession le
Sera ja bres du
présente ordonnance env
clergé de l’archidiocèse Journaux, afin que personne ne puisse prétexter ignorance. Elle sera lue dans les Paroisses de la ville de Québec et des faubourgs ; et si quelque curé de la cam- Pagne à Connaissance que ce Journal soit reçu dans sa paroisse, il devra donner lecture de l4 présente ordonnance au prône le premier
dimanche après réception.
Donné à Québec sous notre seing, le sceau de l’archidiocese et le Contre-seing de notre assistant-secrétaire, le
dix-huitième Jour de juillet mil huit cent quatre-vingtdeux.
oyée à tous les memet publiée dans les