‹ Émaux BressansChapitre 17 sur 61 · A ADOLPHE DUFOUR · texte numérisé non relu

A ADOLPHE DUFOUR

Tout à l'heure il pleuvait, l'ouragan faisait rage, Mais une molle brise a relevé les fleurs, Et comme un doux visage, encor baigné de pleurs, La nature sourit, plus belle après l'orage.

Le soir tombe, le soir pacifique et charmant. Et voici que partout se fait un grand silence. Le paysage entier est pris de somnolence ; C'est l'heure de l'amour ot du recueillement.

(34 A PUÉ s L'OUAfi E.

Pas un oiseau ne vole au sommet de la roche, Dans riierbe qui s'endort ne passe aucun frisson ; Rien que la monotone et lointaine chanson Du jour près d'expirer, de la nuit qui s'approche.

Cependant sur la Saône, en un calme enchanté, Un peu de jour persiste encor, presque timide. L'eau vaguement scintille, et la Ceuillée humide Y berce son sommeil avec tranquillité.

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