‹ Émaux et camées: Éd. définitiveChapitre 12 sur 51 · COQUETTERIE POSTHUME · texte numérisé non relu

COQUETTERIE POSTHUME

Quand je mourrai, que Ton me mette, Avant de clouer mon cercueil, Un peu de rouge à la pommette.

Un peu de noir au bord de Toeil.

Car je veux, dans ma bière close, Comme le soir de son aveu.

Rester éternellement rose Avec du kh'ol sous mon œil bleu.

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P^ de suaire en toile fine,

Hais drapez-moi dans les plis blancs

De ma robe de mousseline^

De ma robe à treize volants.

C'est ma parure préférée ; Je la portais quand je lui plus.

Son premier regard Ta sacrée, Et depuis je ne la mis plus.

Posez-moi, sans jaune immortelle.

Sans coussin de larmes brodé. Sur mon oreiller de dentelle De ma chevelure inondé.

Cet oreiller, dans les nuits folles, A vu dormir nos fronts unis, Et sous le drap noir des gondoles Compté nos baisers infinis.

•oAto-

Entre mes mains de cire pâle, Que la prière réunit, Tournez ce chapelet d opale.

Par le pape à Rome bénit :

Je Tégrènerai dans la couche D'où nul encor ne s'est levé; Sa bouche en a dit sur ma bouche Chaque Pater et chaque Ave.

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