‹ Émaux et camées. Éd. ornée de cent dix aquarellesChapitre 31 sur 41 · LES JOUJOUX DE LA MORTE · texte numérisé non relu

LES JOUJOUX DE LA MORTE

La petite Mario est morte, i:t son cercueil est si peu long Qu'il tient sous le bras qui l'emporte Comme un étui de violon.

Sur le tapis et s<ur la table Traîne l'héritage enfantin.

Les bras ballants, l'air lamentable.

Tout affaissé, git le pantin.

El si la poupée est jiKis ferme.

C'est la faute de son bâton ; Dans son œil une larme germe, Un soupir gonfle son carton.

Une dînette abandonnée Mêle ses plats de bois verni A la troupe d^arçonnée Des écuyers de Franconi.

La boîte à musique est muette ; Mais, quand on pousse le ressort Où se posait sa main fluette, Un murmure plaintif en sort.

L'émotion cbevrotlr- et tremble Dans : Ah! vous dirai-Je, ?naman?

Le Quadrille des Lanciers semble Triste comnie un enterrement.

Et des pleurs vous mouillent In joue Quand la Donna è mobile.

Sur le vQuleau qui tourne et joue, Expire avec un son fdé.

Le cœur se navre à ce mélange Puérilement douloureux, Joujoux d'enfant laissés par lange, Berceau que la tombe a fait creux I

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