SCÈNE I
MANICAMP
Convenez pourtant qu'elle a ou loit. ..
CHATENAY'
Te n'en conviens pas... quand on promet un menuet on ne livre pas une fricassée ! et j'ai livré une fricassée! MAMCAMP , à part.
Il a livré une fricassée!... [Haut.) Enfin, monsieur, que voulez -vous?
CHATENAY
Monsieur, j'aime voire fille !
MAMCAMP.
Ça ne métonne pas. On ne peut pas ne pas aimer Berlhe. Après ?
CHATI.NAY.
J'ai 50 mille écus de rente, je su s vicomte, [Se levant.) et j'ai l'honneur de vous demander sa main !
MAMCAMP, se levant aussi.
Monsieur... j'ai 50 mille écus de rente, je suis marquis, je suis sou père, et j'ai le regret de vous dire que c'est impossible.
CHATENAY
Pourquoi ?
MANICAMP
Je suis engagé avec Folleville.
CHATENAY
Vous vous dégagerez.
MANICAMP
N'y comptez pas.
CHATENAY, se contenant.
Marquis, je vous prie de remarquer que j'y mets des formes. . . j'ai l'honueur de vous demander la main de mademoiselle voire fille?
MAMCAMP.
Et moi, j'ai Ihonr-eur de vous la refuser.
CHATENAY, sc moHiunt peu à peu.
Ne me poussez pas à boni , je vous préviens que je suis trèsvif. (// repousse son fauteuil. )
.MAMCAMP.
Qu'est-ce que ça me fait... moi aussi je suis vif. (Il repousse son faïUcuU.)
CHATE^AY
Voyons, ne nous emportons pas. Pourquoi ne \oulez-vous pas être mon beau-père ?