‹ Embrassons-nous, Folleville! Comédie-vaudeville en un acteChapitre 2 sur 34 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

DE FOLLEVILLE, seul.

[FoUevillc à la cantonade) . Frévonoz M. le marquis do Manicainp que le chevalier de Kolleville l'attend au salon. {Descendant la scène.) Allons, c'est décidé, il faut que j'en finisse aujourd'hui. Comprend-on ce iManicanip ?... se prendre tout-à coup d'une bille passion pour moi à propos de je ne sais quelle aventure de chasse et vouloir à toute force me faire épouser sa fille. Tous les malins j'entre ici avec la ferme résolution de rompre... mais dès que Manicamp m'aperçoit... il m'ouvre les bras , me caresse , m'embrasse en m'appelant son cher Folleville... son bon Folleville le moyen de dite à un père

aussi souriant : Votre fille n'est pas mon fait, cherchez un autre gendre. .. alors j'hésite, je remots au lendemain, les jours se passent et si ça continue je me trouverai marié sans m'en apercevoir... ce n'est pas que mademoiselle Berlhe de ^lanicamp soit plus mal qu'une autre... Au contraire, elle est jolie, spiriluelle, riche... oui, mais elle a un défaut, elle est petite... Oh ! mais petite !... tandis que ma cousine Aloïse!... une cousine de cinq pieds quatre pouces!...

Air : La Colonne,

Sa taille svelte, élancée et bien prise

A sur mon cœur des charmes tout-puissants,

J'ai constaté d'ailleurs, avec surprise.

Qu'elle grandit encore tous les ans.

Elle grandit encore tous les ans.

Plus je la vois qui s'élève cl prûp;resse.

Plus mon amour va pour elle en croissant,

A ce jeu-là, je ne sais pas vraiment

Où doit s'arrêter ma tendresse.

D'ailleurs notre mariage est arrêté depuis longtemps entre les deux familles... Ma foi! j'en suis fâché pour mademoiselle Berthe, mais je vais déclarer tout netè Manicamp...

, ^ SCÈME II.

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