SCÈNE PREMIÈRE
PIERRE, PROSPER, puis DURAND.
pierre, à la porte du fond , et s'adressant à Prosper , qui le suit élégamment vêtu.
Par ici, monsieur Dubreuil, par ici!... (j4ppeiant.) Durand!... (A Prosper.) Vous ne le connaissez pas, celui-là... il o'est domestique ici que depuis huit jours; mais il doit savoir mieux que moi si notre maître est pour longtemps dehors. (Appelant de nouveau.) Eh! Durand!... Durand! durand, entrant par la gauche , et avec impatience.
Qu’cst-ce qu'il y a donc?
PIERRE
Il y a monsieur, qui demande après monsieur!
durand, changeant de ton.
Àh! pardon!... (Il salue Prosper avec respect.) Mais je ne pense pas que monsieur Émery larde à rentrer; et d’ailleurs, en l’avertissant...
prosper.
C'est cela... c'est bien !
Il s'étend négligemment dans un fauteuil à droite. DURAND.
Courez, Pierre; c'est du côté de la mer qu'il a dirigé sa promeuade.
PIERRE
Don! en traversant le jardin je l'aurai bientôt rejoint. (^4 part, examinant Prosper.) Quelle tenue !... il parait que notre ancien commis a fourré du foin dans ses bottes!...
Il sort par le fond.